7h58 ce samedi-là (2007)

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7 h 58 ce samedi-là est un film américain réalisé par Sidney Lumet. Il s’agit du dernier long métrage réalisé par le cinéaste américain. décédé en 2011.

Pour info, le titre original, Before the Devil Knows You’re Dead, est tiré du toast irlandais : « may you be in heaven half an hour… before the devil knows you’re dead » (« puisses-tu atteindre le paradis une demi-heure avant que le diable n’apprenne ta mort »).

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Une distribution quatre étoiles sous la direction d’un des plus grands réalisateurs américains et ce pour ce dernier long métrage. Cela fait un bon petit moment que je devais me lancer dans ce thriller dramatique, qui m’a l’air très intéressant.

Qu’est ce que ça raconte ?

Ce samedi matin-là, dans la banlieue de New York, tout semble normal dans la vie des Hanson. Alors que Charles, le père, passe un test de conduite, sa femme Nanette ouvre la bijouterie familiale. Leur fils aîné, Andy, s’inquiète pour le contrôle fiscal qui débute lundi. Et comme d’habitude, Hank, son frère cadet, se noie dans ses problèmes d’argent.

Mais à 7h58, ce samedi-là, tout va basculer dans la vie des Hanson.

Les premières minutes ?

Sidney Lumet a choisi comme scène d’ouverture, une scène très hot entre Philip Seymour Hoffman et Marisa Tomei. Une illustration d’un couple qui semble heureux en apparence mais qui semble avoir tout de même quelques soucis.

On enchaine ensuite avec « le braquage », où la musique de Carter Burwell se fait immédiatement remarquer. Le hold-up tourne mal, le braqueur et la gérante sont tous les deux gravement blessés. La structure narrative adopté par Lumet nous renvoie à trois jours avant ce drame. C’est alors qu’on commence à remettre les pièces du puzzle, le pourquoi du comment en ce qui concerne le braquage…

Le premier quart d’heure se conclut sur un sac de nœuds que l’on va démêler au fil des minutes, c’est efficace et accrocheur.

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Le casting ?

Philip Seymour Hoffman signe tout simplement l’une des plus grandes prestations de sa carrière. L’acteur signe une composition en communion parfaite avec le mal être de son personnage et peut être que ça va même plus loin d’un point de vue plus personnel.

A ses côtés, Ethan Hawke est également très bon dans la peau du frère cadet qui empile les soucis. Le duo fonctionne à merveille et nous offre des scènes intenses en émotions.

Marisa Tomei campe Gina, la femme qui est partagée entre les deux frères. L’actrice est convaincante, mais son personnage manque un peu de relief.

Et pour finir, Albert Finney livre une performance de haut vol en homme dont le chagrin guise sa vengeance envers l’homme responsable de la mort de sa femme.

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Et au final ça donne quoi ?

Sidney Lumet termine sa carrière de réalisateur sur un très bon thriller psychologique. On ne s’attendait pas une telle réussite, le cinéaste américain nous positionne dans un étau qu’il serre avec intelligence et mélancolie. La mise en scène est au plus près des personnages en alternant parfaitement la caméra à l’épaule, le travelling et le plan fixe. Lumet ne néglige pas non plus la lumière naturelle, il installe une atmosphère demi-jour en adéquation avec le propos. L’autre grande force de ce long métrage est aussi l’utilisation minutieuse de la structure narrative, qui est servi par un montage plus qu’efficace. Chaque point de vue compte dans cette histoire et le montage serre tout ça comme il faut.

A première vue, le scénario parait simple et sans originalité mais à la fin, on se rend compte que c’est tout le contraire. Kelly Masterson (« Snowpiercer« ) nous plonge dans une histoire familiale qui se révèle tragique et abyssale. La conception des personnages est intéressantes, notamment celles des deux frères et de leur père. Le scénariste ne donne pas assez d’intérêt aux protagonistes féminins, ce qui n’amène pas de l’empathie envers eux. La structure narrative est brillamment conçue, l’effet est sans appel à l’écran. 

Carter Burwell livre une partition proche de celle qu’il avait pondu pour « Complots« , sauf qu’il donne ici plus d’importance à la guitare sèche. On a donc une bande originale qui remplit activement sa fonction.

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En résumé, 7h58 ce matin là est la dernière perle d’un cinéaste qui a toujours eu pour objectif de surprendre le spectateur et pour le coup, le contrat est pleinement rempli. Philip Seymour Hoffman est impérial !

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