Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (2008)

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Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal est un film d’aventure américain réalisé par Steven Spielberg. Il s’agit du quatrième volet des aventures d’Indiana Jones au cinéma.

Un projet sur deux décennies :

Après la sortie d’Indiana Jones et la Dernière Croisade en 1989, Steven Spielberg et George Lucas songent à offrir une quatrième aventure à l’aventurier au chapeau. Le projet reste quelques années dans les tiroirs et ressort en 1994, mais il est repoussé en raison de l’incompatibilité des agendas de Steven Spielberg, George Lucas et Harrison Ford. Cependant, George Lucas essaye de trouver un scénariste pour composer une nouvelle histoire. Le scénario est passé entre plusieurs mains dont celles de Tom Stoppard (« Indiana Jones et la Dernière Croisade« ), M. Night Shyamalan ou encore Frank Darabont.

Au début des années 2000, le scénario est finalisé et il est approuvé par George Lucas, qui souhaitait voir Indy face aux extra-terrestres. De son côté, Steven Spielberg n’approuve pas le script et demande à David Koepp (« Jurassic Park« , « La Guerre des mondes« ) de partir sur une toute autre histoire. Le scénariste parviendra à mettre le réalisateur et le producteur d’accord sur cette nouvelle aventure.

En septembre 2007, la révélation du titre officiel du film, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal ,confirme que ce quatrième volet se dirigera vers la science-fiction. Lucas et Spielberg souhaitent rendre hommage à la science-fiction des années 50.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Il est considéré par beaucoup comme un mauvais film, indigne du personnage et des films précédents. Personnellement, j’avais été le voir à sa sortie au cinéma et j’en étais sorti avec un sentiment d’avoir été divertie. Bien sûr, ce film a des défauts, mais également des idées et qualités intéressantes. J’ai donc voulu vous redonnez envie de voir ou de revoir ce film, qui est peut être un peu trop dégommé par les fans et les cinéphiles.

De quoi ça parle ?

La nouvelle aventure d’Indiana Jones débute dans un désert du sud-ouest des Etats-Unis. Nous sommes en 1957, en pleine Guerre Froide. Indy et son copain Mac viennent tout juste d’échapper à une bande d’agents soviétiques à la recherche d’une mystérieuse relique surgie du fond des temps. De retour au Marshall College, le Professeur Jones apprend une très mauvaise nouvelle : ses récentes activités l’ont rendu suspect aux yeux du gouvernement américain. Le doyen Stanforth, qui est aussi un proche ami, se voit contraint de le licencier. A la sortie de la ville, Indiana fait la connaissance d’un jeune motard rebelle, Mutt, qui lui fait une proposition inattendue. En échange de son aide, il le mettra sur la piste du Crâne de Cristal d’Akator, relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes. Ce serait à coup sûr la plus belle trouvaille de l’histoire de l’archéologie…

Les premières minutes ?

Steven Spielberg nous met tout de suite dans l’ambiance 50’s avec Elvis et son « Hound Dog« . La petite course entre les jeunes et les militaires vient également appuyer l’époque mais aussi le climat sociale et politique. Cette petite intro nous met tout doucement l’eau à la bouche, surtout quand John Williams entre en scène en même temps que le danger. On commence à voir ce film avec des yeux de gosse.

L’entrée d’Indiana Jones est jouissive, on ne peut pas la bouder. Ça respire le retour du héros de notre enfance et l’aventure à plein nez. Notre aventurier a un nouvel laccolite, en la personne de Mac, qui semble être le bouffon de service. Après l’entrée de notre héros, vient celle de la méchante, la Colonelle-Professeur Irina Spalko incarné par Cate Blanchett. L’idée d’opposer une femme à Indy, est plutôt intéressante, surtout que l’actrice en impose immédiatement. Malheureusement, en quelques phrases le personnage baisse d’aura, ça sonne comme une méchante qui se veut redoutable mais on est loin de Donovan ou de Belloq. Bien sûr, on est qu’au début du film, mais déjà c’est dommageable que le ton baisse au niveau de la méchante, qui semble avoir un réel potentiel. Autre chose qui aurait pu être évité, c’est le retournement de veste de la part de Mac qui fait « déjà vu » et surtout cela intervient trop tôt sur un personnage qui n’est apparu que deux fois à l’écran.

La scène d’action est dynamique, on ne boude pas les premiers coups de fouet d’Indy. L’idée de l’entrepôt secret est bonne et cela nous donne un petit clin d’oeil sur l’Arche. Le mystère autour de la fameuse boite magnétique et de son contenu, ça fonctionne également.

En gros, ce premier quart d’heure agréable, il souffle un petit vent de nostalgie et nous redonne quelque part la magie et le regard de notre enfance. Toutefois, il n’est pas exempt de défauts…

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Le casting ?

Harrison Ford connait son personnage jusqu’au bout des doigts, sa prestation est largement convaincante. Par contre, c’est dans l’écriture qu’on reste mitigé. Son âge est rarement pris en compte au vue de ses efforts physiques et de la violence des coups qui lui sont portés.

Face à lui, on sent l’investissement de Cate Blanchett dans son personnage, sauf que sa conception est trop lisse et ça tombe dans la caricature. Il y avait largement matière à nous offrir une grande méchante, qui aurait pu être le plus grand adversaire d’Indy. Dommage !

Shia LaBeouf aurait pu coller parfaitement à son personnage, sauf que encore une fois l’écriture est mauvaise. On tombe dans le fan service pour adolescent(es), comme le prouve son entrée « bling bling ». L’acteur livre quand même des moments sympas, comme la scène dans le diner ou dans les catacombes.

Marion Ravenwood fait son retour et pour cela, on retrouve Karen Allen. Malheureusement, la magie ne reprend pas. Ça surjoue de la première à la dernière minute, c’est plus gonflant qu’autre chose.

Ray Winston se dépatouille de le rôle du bouffon de service, un personnage sans relief. John Hurt fait ce qu’il peut pour combler le vide sur le papier concernant son rôle. En revanche, la relation entre lui et Mutt est touchante et aurait mérité plus de développement.

Steven Spielberg a réussi à obtenir une distribution cinq étoiles, malheureusement la conception des personnages n’est pas à la hauteur.

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Et au final ça donne quoi ?

On sort de ce film avec un avis mitigé, il regorge d’excellentes idées mais aussi d’énormes défauts. Steven Spielberg s’est permis des choses indignes de ce qu’il nous avait proposé dans les autres films de la saga. Est ce que c’est à cause de l’influence Disney, qui prévoyait de racheter les droits à Lucasfilms ? Peut être, car on ressent beaucoup trop de légèreté, une surenchère d’humour et de situations surréalistes.

Steven Spielberg nous propose une mise en scène inégale, on a des scènes géniales et d’autres complètements absurdes. La séquence de la bombe H illustre parfaitement ce manque de subtilité, on a d’un côté l’excellente idée de mettre Indy en plein essai nucléaire mais de l’autre le frigo qui valse à des kilomètres sans qu’Indy ne soit blessé, c’est un peu trop gros. Malheureusement, c’est comme ça tout le long du film. On passe un bon moment mais que est vite obscurcie par la surenchère. La séquence au restaurant entre Mutt et Indy est géniale, comme celle du cimetière ou encore, quand ils sont tous les deux ça fonctionne, mais dés qu’il y a des autres personnages à leurs côtés, ça cafouille. La scène d’action en pleine Amazonie est d’un grossier, qui nous fait sortir de nos gonds, surenchère totale qui symbolise le gros mal être de cette aventure. Lucas et Spielberg ont voulu touché les fans de la première heure et la nouvelle génération, sauf que le mélange n’opère pas, contrairement à l’Épisode VII de Star Wars.

Évidemment, Steven Spielberg n’est pas le seul responsable de cette petite déception. Sur le papier, David Koepp propose lui aussi quelque chose qui se veut intéressant mais qui est brouillé par de la fainéantise. L’histoire autour des extra-terrestres archéologues était une bonne idée, par contre les péripéties et la conception des personnages sont à revoir. Mutt qui fait du liane en liane avec des singes, ça gâche énormément. Concernant le même personnage, on nous le présente comme un peureux en ce qui concerne les bestioles, mais il n’hésite pas à attraper un gros serpent. Là aussi, il y avait de l’idée avec cette scène. Le côté FBI et politico-social est effleuré et se veut intéressant, sauf qu’il est vite passé à la trappe.  Il aurait peut être été plus judicieux de reprendre Lawrence Kasdan pour concevoir le scénario, car il y a des liens avec le premier film qu’il avait écrit.

La musique de John Williams fait toujours autant plaisir à entendre, lui seul sans tire sans reproche en nous offrant un score parfait.

En gros, on ressort de ce film avec de la déception mais aussi avec le sentiment de plaisir que d’avoir retrouver notre Indiana Jones. Le charme n’a pas opéré totalement, mais on a tout de même retrouver l’esprit héroïque et aventureux de la saga. Ce quatrième opus aurait dû être confié à un autre réalisateur ou être tourné beaucoup plus tôt. Le cinquième volet est en cours de développement avec Kasdan à l’écriture. Un retour aux sources qui pourrait faire oublier cette petite désillusion ou alors la confirmer.

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En résumé, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Crystal est une aventure qui se veut passionnante mais qui souffre de pas mal d’errances à l’écran comme sur le papier. Malgré cela, on est tout de même divertie et content de retrouver notre aventurier préféré.

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. MarionRusty dit :

    J’avais vu le film au Cinéma quand j’étais ado et je le considère aujourd’hui comme un navet infecte, étant fan de la trilogie d’origine, ou plutot du premier et troisième volet. Je n’ai jamais voulu le revoir mais ta chronique me donne envie de sauter le pas.

    Aimé par 1 personne

  2. belette2911 dit :

    Autant j’ai adoré les deux premiers et un peu moins le temple maudit (3ème) – mais juste un peu moins -, là, j’ai vraiment pas aimé du tout le 4 ! L’impression que l’on m’avait flouzé ! Pour mes retrouvailles avec mon aventurier préféré, j’aurais mieux fait de m’abstenir ! 😉

    Aimé par 1 personne

  3. Ludo dit :

    J’adore ce film comme des trois premiers… Il faut dire que je suis pas du genre à être un fan à crier aux loups. Que le film me diverti, c’est tout ce qui compte ^^

    Aimé par 1 personne

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