Danny Collins (2015)

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Danny Collins est une comédie dramatique américaine écrit et réalisé par Dan Fogelman. Ce dernier passe pour la première fois derrière la caméra, il est avant tout un scénariste (« Crazy, Stupid, Love« ) travaillant principalement avec Disney (« Cars« , « Raiponce« ).

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Il est toujours intéressant de suivre les premiers pas d’un réalisateur, surtout quand il dirige une distribution aussi prestigieuse. D’autant plus que le sujet m’attire et qu’on a du John Lennon en fond.

De quoi ça parle ?

Une rock-star vieillissante ne souhaite pas changer ses habitudes de vie, jusqu’à ce que son agent lui fasse ouvrir une lettre gardée secrète pendant 40 ans, écrite de la main de John Lennon, le célèbre membre des Beatles. Suite à cette découverte inattendue, Danny Collins va chercher à redécouvrir sa famille et à trouver l’amour.

Les premières minutes ?

On démarre dans le début des 70’s, où le jeune Danny Collins commence à être un artiste reconnu. Il est interviewé et on sent beaucoup de pudeur et de frayeur chez le personnage, à l’idée qu’il soit une grande star de la musique. L’acteur qui prête ses traits pour le Danny Collins jeune, colle à merveille avec Al Pacino. Ensuite, on voit le résultat plus de 40 ans plus tard et on y voit une ancienne gloire mélancolique, qui se réfugie dans l’alcool et la drogue, tout en continuant à exercer son métier. Une séquence rondement menée, qui montre à quel point le rêve et la gloire se sont ternis avec le temps.

C’est simple, on ne voit pas passer le premier quart d’heure. Dan Fogelman fait pour le moment du bon boulot et Al Pacino semble en grande forme.

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Le casting ?

Depuis presque une vingtaine d’années, Al Pacino enchaine principalement les films moyens. Son immense talent mérite tellement mieux et il nous le montre amplement à travers ce film. Sa prestation est magnifique et touchante, cela faisait longtemps qu’on avait pas eu le droit à une aussi bonne performance de sa part. Il méritait peut être une nomination à l’Oscar du meilleur acteur en 2015, à la place de Matt Damon.

A ses côtés, Annette Benning est resplendissante et toujours aussi juste. Le complicité qu’elle entretient avec Al Pacino est douce et attachante.

Bobby Cannavale n’est pas aussi charismatique que dans la série « Vinyl » mais son interprétation est tout de même convaincante. Jennifer Garner et Christopher Plummer sont également de la partie.

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Et au final ça donne quoi ?

C’est ce qu’on appelle une agréable petite surprise, Dan Fogelman nous livre un premier long métrage réussi dans son ensemble. Sa mise en scène est classique mais juste dans le ton qu’il faut pour ce genre d’histoire. Quelques touches d’humour et de tendresse font de ce premier film, un divertissement agréable et émouvant.

Pour son scénario, Dan Fogelman s’est inspiré d’une vraie anecdote, vécue par le chanteur folk, Steve Tilston. A ses débuts, l’artiste avait retenu l’attention du couple Lennon & Yoko Ono, tombé par hasard sur une interview donnée à un célèbre magazine spécialisé. C’est seulement en 2010 que Tilston aura connaissance de cette lettre de soutien écrite de la main du célèbre Beatles, en 1971, lui proposant une rencontre, le tout accompagné de son numéro de téléphone. C’est sur cette base, que Fogelman compose une histoire, certes banale, mais qui reste très touchante. Les actes manqués d’un homme, qui a un grand cœur, mais qui trébuche de temps à autre. Les dialogues sont bons et ne tombent pas dans les phrases bateaux du genre et c’est notamment grâce à l’impact que leurs donnent les acteurs.

Ryan Adams s’occupe avec sérieux de la bande originale, en nous offrant des petits morceaux s’inspirant de la musique de John Lennon. Ce dernier occupe bien évidemment une importante présence au sein du score, avec « Imagine« , « Love » ou encore « Working Class Hero« . Al Pacino lui même, pousse également la chansonnette.

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En résumé, Danny Collins se révèle être un feel good movie émouvant, notamment grâce à la performance étincelante d’Al Pacino.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. juneandcie dit :

    Je le verrais avec plaisir car j’apprécie beaucoup les performances d’Al Pacino et ta critique m’a intriguée. Sans compter que le sujet est intéressant.

    J'aime

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