The Two Jakes (1990)

thetwojakes

The Two Jakes est un polar américain réalisé par Jack Nicholson. Il s’agit tout simplement de la suite Chinatown de Roman Polanski.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Après « Chinatown », j’avais envie de voir ce que valait cette fameuse suite. Je suis curieux de voir comment Jack Nicholson va succéder à Roman Polanski, qui avait pondu une perle noire et incontournable.

Qu’est ce que ça raconte ?

Le détective Jake Gittes, spécialiste des affaires d’adultère, est entraîné dans une troublante affaire de meurtres alors qu’il enquête sur un éventuel adultère de l’épouse d’un riche promoteur immobilier Jake Berman.

Les premières minutes  ?

Pas mal d’années se sont écoulées depuis l’affaire Mulwray, l’intro générique et les premières scènes nous le montrent de manière subtile et charmante. Jack Nicholson instaure une ambiance qui se veut dans la lignée du premier film, tout en s’en démarquant légèrement.

Il est évident qu’il faut avoir vu « Chinatown » avant de voir « The Two Jakes » qui lui fait référence dés le premier quart d’heure, à travers des flashbacks et certains personnages comme Lou Escobar. On retrouve la plume de Robert Towne à l’amorçage de l’intrigue. Pour le moment, ça reste assez classique mais on espère que Jack Nicholson et le scénariste ont plus d’un tour dans leurs sacs.

the two jakes

Le casting ?

On a du beau monde devant la caméra de Jack Nicholson, à commencer par lui-même, qui livre une prestation convaincante mais qui n’est pas aussi intense que pour le premier film. Cela est notamment dû à l’écriture, l’évolution du personnage reste sans surprise alors qu’il y avait la place pour lui offrir un développement plus sombre et torturé.

Harvey Keitel fait plus de la figuration qu’autre chose, on a connu l’acteur en meilleure forme. Madeleine Stowe campe la femme pommée et délurée, son interprétation est parfois surjouée. On ne devrait pas comparer, mais on est quand même loin d’une Faye Dunaway.

Finalement on retient plus la prestation de Meg Tilly sous les traits de la mystérieuse Kitty Berman.

Two Jakes

Et au final ça donne quoi ?

N’y allons pas par quatre chemins, Jack Nicholson n’arrive pas à atteindre le haut niveau fixé par « Chinatown« , il propose une suite classique, anodine voir dispensable. Le réalisateur n’est pas le seul à remettre en cause pour cette suite, car son principal défaut est situé sur le papier. On a connu Robert Towne bien mieux inspiré, son scénario va un peu trop dans tous les sens et englue le spectateur dans quelques longueurs dispensables.

Au niveau de la mise en scène, Jack Nicholson fait dans la sobriété en s’inspirant légèrement de ce qu’avait fait son ami Polanski auparavant. Malheureusement, il n’évite pas les longueurs et les scènes sans intérêts. Ca manque de fluidité, ce qui nous embourbe dans un brouillon limite soporifique. En revanche, l’aspect fantomatique, envers le premier film, est plutôt bien orchestré. On ne tombe pas dans la surenchère de ce côté là. La photographie de Vilmos Zsigmond ne passe pas inaperçue.

Le souffle nostalgique de « Chinatown » nous vient aussi avec les compositions de Van Dyke Parks. Son score correspond au propos et à son époque.

Two Jakes

En résumé, The Two Jakes se révèle être une suite lambda, pas mauvaise mais loin d’être aboutie. Dommage !

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