A Single Man (2009)

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A Single Man est un film dramatique américain écrit, produit et réalisé par Tom Ford.

Il s’agit de l’adaptation roman éponyme du Britannique Christopher Isherwood. Tom Ford avait lu ce livre pour la première fois dans les années 80 et lorsqu’il eu pour projet de réaliser son premier film pour le cinéma, Tom Ford repensa au roman qui avait marqué sa jeunesse. C’est comme ça, que tout a commencer.

Qui est Tom ford ?

Avant de faire du cinéma, Tom Ford a été avant tout un grand styliste dans des maisons prestigieuses comme Gianni Versace, Gucci ou encore Yves Saint Laurent. En dehors de la mode, il entretient d’autres passions comme la littérature, la musique et le cinéma. D’ailleurs, il a créé les costumes de James Bond pour « Quantum of Solace » et « Skyfall« . Il est également considéré comme l’une des personnages les plus influentes du monde selon le magazine américain Time.

Rêve et indépendance :

Tom Ford a toujours eu une envie d’être aux commandes d’un long métrage, afin d’y exprimer sa vision sans contrainte. En 2007, il se sent prêt pour mettre en scène son premier film dont il écrit le scénario adapté et le produit intégralement. Tom Ford réunit un budget de 7 millions de dollars et remportera un peu plus de 25 millions de dollars au box-office.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

C’est tout simplement « Le Bleu du Miroir » qui m’a donné envie de découvrir ce premier long métrage signé Tom Ford. J’ai quasi rien lu dessus, ni vu la bande annonce. Seule l’affiche a appuyé ma curiosité envers ce film et de plus Colin Firth et Julianne Moore en tête, c’est encore plus alléchant.

De quoi ça parle ?

Los Angeles, 1962. Depuis qu’il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d’université Britannique, se sent incapable d’envisager l’avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu’une série d’évènements vont l’amener à décider qu’il y a peut-être une vie après Jim.

Les premières minutes ?

Tom Ford amorce son film avec un premier quart d’heure hypnotique et mélancolique. Il se dégage un véritable savoir-faire de la part du néo-cinéaste, sa mise en scène nous montre une certaine maturité et maitrise de son sujet. Comme on s’en doutait, Ford met l’accent sur l’esthétisme de son long métrage, en manipulant astucieusement la lumière et les couleurs.

La musique d’Abel Korzeniowski est omniprésente et se marie efficacement avec le travail du réalisateur et de son chef opérateur. On a donc un démarrage envoutant et troublant, qui donne très envie de découvrir la suite.

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Le casting ?

Dans la peau de George Falconer, on a un excellent Colin Firth qui livre une composition d’une justesse et d’une sobriété époustouflante. Il fait corps avec son personnage et c’est certainement l’un de ses plus beaux rôles au cinéma.

A ses côtés, Julianne Moore dégage une détresse et une grâce folle. Elle atteint la classe des grandes actrices comme Grace Kelly ou Sophia Loren. D’ailleurs, Tom Ford  dirige et filme ses acteurs comme si ils étaient de grandes stars hollywoodiennes des années 50/60.

Nicholas Hoult incarne avec aplomb l’étudiant fasciné et inquiet envers son professeur. Un rôle complexe où le jeune acteur s’en tire brillamment. Matthew Goode apparaît, peu mais reste tout de même assez magnétisant, tout comme Aline Weber et Jon Kortajarena.

Tom Ford mystifie sa distribution avec un regard doté d’une certaine admiration pour le travail d’acteur et pour le cinéma, c’est magnifique !

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Et au final ça donne quoi ?

Première œuvre et premier coup de maître pour Tom Ford ! Sa mise en scène est dotée d’une incroyable beauté et surtout d’énormément de maitrise, ce qui est très rare pour une première réalisation. Il entretient parfaitement l’équilibre entre le rythme, son cadre, ses personnages et son esthétisme. La photographie d’Eduard Grau est en harmonie totale avec la vision du cinéaste. Beaucoup d’élégance et de poésie se dégagent de leurs travaux, à la manière d’un Todd Haynes (« Carol« ). Les nuances de couleurs sont magnifiquement affinées et portent un véritable message en ce qui concerne le protagoniste principal.

La symbiose se fait aussi avec le fond, qui est lui aussi composé avec une grande habilité et une certaine délicatesse. Tom Ford capte à merveille la sensibilité, la mélancolie et l’amour qu’éprouvent les personnages, notamment George et Charley. Chaque relation établit entre George et un autre personnage apporte toujours quelque chose, rien n’est balancé pour remplir inutilement.

Comme on le sentait lors des premières minutes, Abel Korzeniowski livre une bande son sublime et en adéquation avec tout ce qui a été cité précédemment. On s’imprègne de sa musique de la première à la dernière minute.

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En résumé, A Single Man est une perle d’élégance et de maitrise. En un film, Tom Ford s’est imposé comme un cinéaste à suivre de très près. Colin Firth est magistral !

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