Westworld (1973)

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Westworld est un film américain de science-fiction écrit et réalisé par Michael Crichton.

Il s’agit des premiers pas de Michael Crichton en tant que réalisateur/scénariste. A l’origine, il est surtout connu pour son talent de romancier et de scénariste, notamment pour « Jurassic Park » et « Urgences« .

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

J’ai attaqué la série, il était donc logique de regarder le film dont elle a été inspirée. Ça tombe bien, TCM Cinéma rediffuse l’œuvre culte de Crichton.

De quoi ça parle ?

Un parc d’attractions peuplé de robots propose aux visiteurs de se replonger dans plusieurs époques. Lancés dans l’ouest sauvage, deux amis se retrouvent plongés en plein cauchemar quand l’un des androïdes se détraque et les prend en chasse…

Les premières minutes ?

Michael Crichton nous plonge dés la première séquence dans ce futur proche et l’idée de parc d’attraction révolutionnaire. Le cadre s’impose de manière fluide avec un spot tv qui nous présente les grandes lignes de ce parc avec quelques témoignages de la part des participants.

Ensuite, on pénètre dans ce fameux parc à travers deux hommes d’affaires pour la partie western et de manière plus secondaire un couple d’un certain âge pour la partie médiévale. L’un des businessmans a déjà participé à l’attraction.

Pour comparer avec la série, le parc inspire à un climat plus chaleureux dans le film, ce qui rend le travail de Jonathan Nolan encore plus intéressant. On se rend compte à quel point l’évolution du parc est d’une cohérence parfaite, que ce soit sa politique ou la société. Dans le film, Michael Crichton souligne les imperfections du monde artificiel à travers le personnage de John Blane (James Brolin).

Le premier quart d’heure est accrocheur, bien sûr on sent le poids des années, mais cela reste charmant, original et audacieux.

Westworld

Le casting ?

Dans la peau de l’homme d’affaire habitué du parc, on retrouve un James Brolin convaincant qui a même un petit côté Christian Bale par moments. Son personnage est un habitué du parc et semble s’en être lassé.

A ses côtés, Richard Benjamin livre une prestation convenable dans l’ensemble. Il interprète un nouvel arrivant dans l’attraction, qui se laisse prendre totalement au jeu.

Yul Brunner apporte l’épaisseur qu’il faut sous les traits de l’antagoniste de service. Sa composition passe principalement par le regard et la démarche, cela suffit largement pour nous offrir un méchant efficace.

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Et au final ça donne quoi ?

Pour l’époque, Michael Crichton propose une œuvre originale et visionnaire. Certes, le film a pris quelques rides après plus de 40 ans, mais il n’en reste pas moins très intéressant. La mise en scène reste classique mais approprié au propos. En revanche, on regrette quelques longueurs. Il faut dire que pour un film aussi riche sur le papier, il aurait peut être mieux valu confier la caméra à Steven Spielberg ou Stanley Kubrick avec un budget plus important. Je ne peux pas m’empêcher de fantasmer, mais vous avez l’habitude.

Le concept est vraiment génial et son développement est plutôt bien orchestré. Il oppose tout d’abord deux visiteurs du parc, l’un est un habitué, tandis que l’autre est novice et cela entraine une différence dans l’approche psychologique. Le novice est émerveillé par ce monde artificiel et s’y laisse transporter, en revanche son partenaire semble être lassé et aimerait avoir de nouvelles sensations. Crichton met en avant le parc, mais ne néglige pas ses coulisses. On surfe tout d’abord dans l’illusion pour être vite rattrapé par la réalité. La fin laisse pas mal de questions en suspend et il est fort possible que la série de Jonathan Nolan va nous offrir quelques réponses.

La musique va dans le sens du divertissement, de l’exotisme mais elle sonne de façon redondante et sans véritable impact. C’est dommage, car un thème film aurait méritait un thème digne de ce nom.

On sort de ce film avec globalement une bonne impression, même si on aurait aimé un peu plus d’épaisseur dans la mise en scène et dans certaines péripéties. Michael Crichton était quand même un sacré visionnaire.

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En résumé, Westworld est une œuvre révolutionnaire pour son époque, mais qui a pris un petit coup de vieux. Yul Brinner livre une composition glaciale et culte.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Goran dit :

    Je dirais que ce film est l’exemple parfait qui montre que parfois une série peut être bien meilleure que le film à partir duquel elle a été adaptée…

    Aimé par 1 personne

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