Le Dernier pub avant la fin du monde (2013)

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Le Dernier Pub avant la fin du monde est une comédie britannique réalisé par Edgar Wright.

Il s’agit du dernier volet de la « Trilogie Cornetto » amorcée avec « Shaun of the dead » et « Hot Fuzz« . On retrouve une nouvelle fois, Edgar Wright derrière la caméra et signe le scénario avec Simon Pegg. Ce dernier reforme le duo mythique avec son ami Nick Frost.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

J’ai adoré « Shaun of dead » et « Hot Fuzz« , il est donc logique que je sois attiré par cette nouvelle comédie. Edgar Wright s’est révélé être un réalisateur/scénariste à suivre de près. Je sens que le duo Pegg/Frost va de nouveau faire des étincelles .

De quoi ça parle ?

En 1990, cinq amis célèbrent la fin de leurs années de lycée par une tournée des douze pubs très alcoolisée dans leur village de Newton Haven. Mais la virée tourne mal et le dernier bar n’est jamais atteint, de sorte que Gary King, le meneur du groupe, s’en trouve très frustré. Vingt ans plus tard, Il vit encore dans le souvenir de cette nuit et décide de rappeler ses amis pour les sortir de leur vie rangée afin de parvenir à ce qu’ils n’ont pas pu faire plus jeunes : achever leur tournée en parvenant jusqu’au fameux bar The World’s End.

Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d’accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c’est l’avenir, non seulement le leur, mais celui de l’humanité entière, et arriver à «La Fin du Monde» devient le dernier de leurs soucis…

Les premières minutes ?

Edgar Wright ouvre son film avec une intro flashback dynamique et quelque peu nostalgique, qui contraste efficacement avec le présent où l’on retrouve Gary (Simon Pegg) en pleine thérapie de groupe. On sent que le bonhomme est en pleine crise identitaire et qu’il aimerait vivre une seconde jeunesse.

Ce premier quart d’heure est un concentré de bonnes vitamines pour cinéphile. On a l’impression de connaître depuis toujours cette quintette d’amis et de faire partie de leur bande.

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Le casting ?

Simon Pegg est en première ligne et il est en grande forme. Nick Frost est plus en retrait cette fois-ci mais reste tout de même convaincant. Le duo est moins productif que pour les deux autres films de la saga.

Paddy Considine colle bien à son personnage, un condensé d’humour et de tendresse s’en dégage. On a connu Martin Freeman plus inspiré, il aurait mérité un rôle avec un peu plus de relief. Eddie Marsan est plutôt à l’aise dans la peau de Peter l’introverti.

La touche féminine principale est portée par la sublime Rosamund Pike, a qui la comédie va comme un gant.

Pierce Brosnan est également de la partie et c’est toujours un grand plaisir de le revoir au cinéma, dommage que l’on ne lui propose pas plus de rôles à contre-emploi.

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Et au final ça donne quoi ?

On ne va pas y aller par quatre chemins, c’est une bonne comédie mais c’est la moins inspirée de la trilogie « Cornetto ». Edgar Wright et Simon Pegg nous ont habitué à mieux, notamment sur le plan scénaristique. On a l’impression d’assister à un « Shaun fo the dead » bis version SF. La mise en scène et le montage sont toujours aussi bien calibrés. Les scènes d’actions sont bien orchestrées et se mêlent toujours aussi bien avec l’humour so british. Il faut l’avouer, on ne rigole pas à chaque punchline ou scène comique, on sourit principalement.

Le scénario est beaucoup trop léger, les rebondissements sont inexistants et il y a ce manque de complicité totale entre les cinq amis. Pourtant, ça fonctionne à merveille dans la première partie du film mais ensuite tout s’accélère et se chevauche. Le dernier quart d’heure nous laisse sur notre faim, on n’a pas une conclusion digne de la trilogie. L’équilibre entre le fun et le dramaturgie de la situation n’est pas maitrisé comme ça l’avait été pour les deux autres films.

Même la BO est moins secouante, on a tout de même du Primal Scream, Blur, Suede ou encore The Doors.

Le dernier pub avant la fin du monde

En résumé, Le Dernier Pub avant la fin du monde n’est pas une déception mais on reste quand même en dessous de ce qui nous a été proposé auparavant avec « Shaun of the dead » et « Hot Fuzz« .

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Julie Juz dit :

    Totalement d’accord, la trilogie Cornetto a trouvé ici son moins bon film. Mais bon, juste parce qu’il est dans le même coffret que les deux autres, je l’aime quand même un peu d’amour =)

    Aimé par 1 personne

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