La Promesse d’une Vie (2015)

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La Promesse d’une Vie est un film dramatique historique américano-australien réalisé par Russell Crowe.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

J’étais avant tout très curieux de voir les premiers pas de Russell Crowe en tant que réalisateur. A l’âge de 50 ans, il se lance le défi de passer derrière la caméra pour nous conter une histoire qui lui tenait particulièrement à cœur. Le film a été salué par la critique australienne, mais beaucoup moins en Europe et aux États-Unis. Malgré ça, je reste plutôt confiant.

Un petit mot sur l’histoire ?

En 1919, quatre ans après la bataille des Dardanelles, un Australien arrive à Istanbul à la recherche de ses trois fils soldats portés disparus.

Il tente d’obtenir des autorisations pour se rendre à Gallipoli, mais devant le refus des Britanniques, il décide de s’y rendre par ses propres moyens avec l’aide d’un pêcheur. À son arrivée, il est accueilli par des militaires australiens venus pour enterrer dignement les milliers de soldats tombés lors des affrontements. Il est soutenu dans ses recherches par un officier de l’armée turque.

Les premières minutes ?

On débarque à la fin de la bataille de Gallipoli où les ottomans l’emportent sur les britanniques. On y fait la connaissance du commandant Hasan (Yılmaz Erdoğan), un homme d’honneur turc qui dégage une certaine force mais aussi de la sensibilité.

Quatre années plus tard, Joshua Connor un paysan australien reste tourmenté par la disparition de ses fils au combat. Suite à un autre drame familial, il se met en tête de ramener ses fils, qu’ils soient vivants ou morts.

Russell Crowe nous propose un premier quart d’heure assez classique mais accrocheur. On a le droit à de belles images et une photographie séduisante.

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Le casting ?

Russell Crowe est toujours aussi charismatique et rayonnant, son interprétation est touchante de vérité. A ses côtés, Olga Kurylenko se montre à son avantage en livrant une prestation pleine de charme et de douceur.

Yılmaz Erdoğan est très convaincant en officier turc, on comprend pourquoi Russell Crowe l’a appelé personnellement pour qu’il accepte le rôle. Jay Courtney est crédible et juste dans son rôle d’officier britannique, ce qui montre une nouvelle fois qu’il a un véritable potentiel.

Même si il apparaît peu à l’écran, Ryan Corr décroche une interprétation solide et émouvante dans le rôle d’Arthur.

La promesse d'une vie

Et au final ça donne quoi ?

Pour son premier long métrage, Russell Crowe nous plonge dans une belle fresque historique. Le néo-réalisateur a acquis l’expérience dans son métier d’acteur aux côtés de grands réalisateurs comme Peter Weir, Ridley Scott ou encore Ron Howard. On assiste à un spectacle épique, historique et émouvant, où la sincérité de Russell Crowe transpire jusqu’au bout.

En dehors de quelques maladresses, sa mise en scène est sublime. L’accent mis sur la lumière naturelle nous offre des plans magnifiques. L’utilisation des flashbacks apporte un relief essentiel à l’histoire, ce qui la rend fluide et passionnante. Crowe traite subtilement le destin du père accablé et la société turque d’après guerre. J’ai un faible pour la scène de la tornade, qui a ce souffle épique et qui rappelle Fury Road.

Russell Crowe bénéficie d’une direction artistique étincelante et de décors somptueux. On sent une attention minutieuse sur la reconstitution du Gallipoli des années 20. Néanmoins, j’aurais aimé ressentir un peu plus d’impact lors des scènes de batailles. En tout cas pour ses premiers regards derrière la caméra, Russell Crowe réussit à nous transmettre une sincère et émouvante réflexion sur la guerre.

Le scénario d’Andrew Anastasios et d’Andrew Knight (Tu ne tueras point) développe avec simplicité l’histoire du conflit (et de son après) opposant l’Empire ottoman et les britanniques et la quête de Joshua Connor. Tout se combine à merveille et cela nous offre une histoire pleine d’émotions. Chaque personnage est traité avec soin, en suivant avec intelligence le contexte et les évènements personnels propres à chacun. L’honneur des hommes tient une place très importante, comme c’était le cas pour le dernier film de Mel Gibson. Il évident que ces deux scénaristes feront parler d’eux dans les années à venir.

La seule chose que l’on peut regretter dans ce film, c’est qu’on a pas une bande originale à son image. David Hirschfelder livre un score qui ne restera pas dans les mémoires. En revanche, la chanson du générique de fin écrite par Russell Crowe et interprétée Kris Kogelmark, est magnifique.

La Promesse d'une vie

En résumé, La Promesse d’une vie est un beau voyage à travers le temps et les frontières. Russell Crowe mérite ses premiers galons de réalisateur et on espère le retrouver très vite pour un deuxième long métrage.

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