The Proposition (2005)

The proposition

The Proposition est un western australo-britannique réalisé par John Hillcoat.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Cela fait un petit moment que je dois me le faire celui-ci. John Hillcoat m’avait conquis avec La Route et plus que diverti avec Des Hommes sans loi. The Proposition est souvent cité comme le meilleur western australien depuis Ned Kelly. Voyons ce que ça donne…

Un petit mot sur l’histoire ?

Dans l’arrière-pays australien, à la fin du XIXème siècle, deux hommes situés aux deux extrémités de la loi passent un marché secret et décisif…

Le Capitaine Stanley s’est juré de « civiliser » le pays sauvage australien. Ses hommes ont capturé deux des quatre frères du gang Burns : Charlie et Mike. Les bandits ont été jugés responsables de l’attaque de la ferme Hopkins et de l’assassinat de toute une famille.

Arthur, le plus âgé des frères Burns et chef du gang, s’est réfugié dans la montagne. Le Capitaine Stanley propose alors un marché à Charlie : retrouver son frère aîné en échange de son pardon, et de la vie sauve pour le jeune Mike. Charlie n’a que neuf jours pour s’exécuter…

Les premières minutes ?

Le générique est composé de photos d’archives qui nous racontent une histoire, sans doute l’histoire des frères Burns. Place ensuite à la première scène du film et on atterrit en pleine fusillade entre des bandits et les autorités locales. On enchaine ensuite avec l’arrestation de deux des frères Burns, c’est à ce moment là que le film prend son véritable point de départ et que son titre prend tout son sens.

Dans ce premier quart d’heure, John Hillcoat nous pose immédiatement un western crépusculaire et fiévreux. Ça démarre sur les bons rails avec les bons wagons, j’espère que le voyage tiendra ses promesses.

The Proposition

Le casting ?

Comme l’affiche le révèle si bien, on a face à nous une distribution qui a de la gueule. Guy Pearce excelle dans la peau du bandit dépassé par ce qui lui arrive, les dilemmes qui se posent à lui… De l’autre côté de la ligne, Ray Winston colle à merveille à son rôle de capitaine désireux d’amélioré les choses pour la ville qu’il protège mais qui trouve lui aussi dépassé par la violence et la criminalité de sa région. Il me rappelle un peu le Shérif Bell, interprété par Tommy Lee Jones dans No Country for Old Men.

Danny Huston est méconnaissable et imposant, une des meilleures compositions que j’ai pu voir de sa part. John Hurt est impeccable, comme on en a souvent l’habitude avec lui.

 La touche féminine du film est formidablement assurée par la performance d’Emily Watson. L’un des meilleurs de sa carrière ? Certainement.

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Et au final ça donne quoi ?

Avec ce petit bijou, on comprend l’amorçage de la reconnaissance mondiale pour John Hillcoat. Ce dernier nous montre qu’il est particulièrement à l’aise sur ses terres mais pas que, car le western lui correspond parfaitement.

La réalisation surfe subtilement sur le western à la sauce Leone/Eastwood avec l’apport identitaire du réalisateur. Il mystifie le paysage australien et ses personnages avec un rayonnement nimbé de chaleur ou de froideur, ce qui nous offre des plans magnifiques. John Hillcoat insiste bien sur l’aspect violent et crépusculaire et la photographie du français Benoît Delhomme conforte à merveille la vision du cinéaste. Le rythme est très posé et appuie l’aspect contemplatif mis en place par Hillcoat.

Sur le fond, Nick Cave aborde sous un autre angle les thèmes classiques du western comme la justice, la vengeance ou la famille (comme pour Les Hommes sans loi). Il ne dépose pas d’étiquettes sur ses personnages, il n’y a pas les gentils d’un côté et les méchants de l’autre, contrairement à ce que l’on pourrait croire au départ. Le scénariste joue à ne poser la ligne et le réalisateur suit le même mode opératoire. Nick Cave donne aussi une place aux aborigènes dans son histoire, ils incarnent le liant entre les hors la loi et l’armée. On peut aussi y voir un apport à l’ambiance du film, notamment sur la chaleur et le côté mystique du récit.

On retrouve également Nick Cave derrière la bande originale, qui correspond parfaitement aux images. Violons et guitares s’allient et on en retient quelques thèmes sympas. On a aussi quelques morceaux proche de Leonard Cohen, à l’image de God Thing.

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En résumé, The Proposition est très grand western, l’un des meilleurs des années 2000. John Hillcoat en pleine éclosion !

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