Westworld, HBO tient le successeur de « Game of Thrones » !

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Westworld est une série télévisée américaine de science-fiction créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy. Elle a notamment été produite par J. J. Abrams et Bryan Burk. Il s’agit de l’adaptation télévisée du film Mondwest (Westworld) écrit et réalisé par Michael Crichton en 1973.

projets foireux qui amènent à la création de la série :

Avant que HBO commande un épisode pilote à Jonathan Nolan et sa femme Lisa Joy, il faut savoir qu’en 1980, CBS avait réalisé une adaptation télévisée sous le nom Beyond Westworld. Faute d’audience, le série fut déprogrammée au bout de trois épisodes. Même à l’époque, on n’avait pas le droit à l’erreur.

Début des années 2000, Arnold Schwarzenegger se lance dans un projet de remake, mais le délaisse en raison de son élection au poste de gouverneur de Californie. Dix ans plus tard, Warner envisage de reprendre l’idée de réaliser un remake, mais une nouvelle fois le projet retrouve le tiroir.

Été 2013, la chaine HBO confirme l’envie de développer une série télévisée en s’inspirant de l’œuvre de Michael Crichton. J.J. Abrams est nommé producteur, Jonathan Nolan et sa femme Lisa Joy sont chargés de la réalisation et du scénario.

prendre son temps pour ne pas partir en vrille :

La série est officiellement commandée à compter du 18 novembre 2014. HBO semble miser énormément sur « Westworld« , la chaine engage Anthony Hopkins, Evan Rachel Wood, Jeffrey Wright ou encore Ed Harris. Le budget global de la première saison est estimé à 100 millions de dollars, soit 8 à 10 millions de dollars par épisode. A titre de comparaison, la série coûte deux fois plus cher que Game Of Thrones, et autant que Vinyl de Scorsese.

Le pilote est tourné en août 2014 et le reste de la saison en juillet 2015. A l’origine, HBO avait programmé la diffusion de la série à la fin de l’année 2015, mais le tournage connut quelques difficultés et s’arrêta pendant plusieurs mois. Jonathan Nolan décida de faire le point et de ne pas précipiter les choses, pour ne pas se disperser et rendre la série incohérente. Il reprit en avril 2016 pour réaliser les quatre derniers épisodes. La diffusion de Westworld est finalement fixée au 2 octobre 2016.

Anthony Hopkins & Jonathan Nolan
Anthony Hopkins & Jonathan Nolan
Pourquoi j’ai voulu voir cette série ?

Dès l’annonce de ce projet, j’ai tout de suite été emballé. On a du beau monde devant, derrière et autour de la caméra. Un sujet aussi riche, méritait une adaptation sous le format série télévisée. Jonathan Nolan a déjà sa réputation qui le précède. Ne nous le cachons pas, on s’attend à une très grande série.

De quoi ça parle ?

Westworld est un parc d’attractions futuriste recréant l’univers de l’Ouest américain (Far West) du XIXe siècle. Il est peuplé d’androïdes, appelés « hôtes », réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs, appelés « nouveaux venus » , peuvent y faire ce qu’ils veulent sans aucune conséquence. Mais à la suite d’une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc doivent faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

Les premières minutes ?

Comme à son habitude, HBO a offert à Westworld un magnifique générique, cela nous rappelle bien évidemment celui de True Detective. On sent déjà à travers du travail chiadé, toute l’ambition misée sur cette nouvelle série. On surf entre la réalité et le futur, qui se confondent l’un dans l’autre.

En l’espace d’un quart d’heure, on est déjà séduit par la richesse de la direction artistique de premier épisode. Certains westerns récemment sortis peuvent aller se rhabiller, Jonathan Nolan implante instantanément sa patte en insufflant sur chaque plan une réelle profondeur. Le spectacle et le suspens sont omniprésents, ce qui est de très bon augure pour la suite.

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Verdict sur le pilote ?

Du haut niveau ! Un premier épisode digne de notre attente mais aussi du savoir-faire de la chaîne et de Jonathan Nolan. On en prend plein les yeux et les oreilles, un pur délice qui nous rend immédiatement accro. L’intrigue est articulés de multiples ouvertures dont l’équilibre est, pour le moment, parfaitement orchestré. Jonathan Nolan instaure une ambiance futuriste glaçante et complètement déshumanisée. Il donne de l’humanité aux humanoïdes, qui sont dirigés par des humains qui ne pensent qu’à la réussite de leur parc et à leur ambition personnelle. La mise en scène est d’une pure beauté, débordant de maîtrise et on espère que ce sera comme ça jusqu’au bout. On peut énumérer déjà des moments qui deviendront cultes, comme la gunfight sur la version orchestrale de « Paint it black« , le pied total !

L’évolution du jeu amorce et intensifie au fil des minutes un suspens implacable. On se méfie de certains personnages dans le jeu mais aussi à l’extérieur. Les questions se multiplient, qui est vraiment cet homme en noir incarné par Ed Harris ? Qui est à l’origine du virus dans le jeu ? Bref, on est sous le charme à 200% et si cette qualité est constante jusqu’au bout, il se pourrait bien qu’on ait affaire à l’une des plus grandes séries télévisuelles.

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mi-saison ça donne quoi ?

On retient principalement la force des premiers épisodes. Ça a commencé fort mais comme souvent chez HBO, il y a un essoufflement à partir du troisième épisode. On part un peu dans tous les sens, les story line s’empilent un peu trop vite, tout comme les time line. Le développement nous rappelle un peu celui de la série Lost, sauf que le rythme présente un certain déséquilibre. Malgré ses quelques défauts, la série arrive à nous tenir en haleine. On s’attache aux différents personnages, notamment Ford (Anthony Hopkins), Dolorès (Evan Rachel Wood) et l’homme en noir (Ed Harris). Maeve (Thandie Newton) et William (Jimmi Simpson) prennent du cachet au fil des épisodes et ils pourraient devenir très importants pour la suite.

En ce qui concerne la mise en scène, il aurait été préférable que Jonathan Nolan soit le seul réalisateur de la saison ou alors qu’il soit accompagné par un seul confrère. Rien n’est catastrophique, mais on sent le ton redescendre par moments et les scènes épiques se font rares, alors que tous les ingrédients sont réunis pour se lâcher un peu. Il manque un petit côté contemplatif dans cette première partie de saison. Je chipote un peu mais personnellement c’est ce que j’attendais de la part de cette série.

Cette première partie de saison souffre d’un rythme tronqué, on comprend pourquoi Jonathan Nolan a voulu s’arrêter au bout de quelques mois de tournage pour reconsidérer l’ensemble de la série. La suite nous dira si il y a eu un réel effet ou pas. Pour le moment les questions et les réponses s’entrecroisent, espérons que la résolution n’arrive pas trop tôt, ni trop tard…

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Le casting ?

HBO et Jonathan Nolan se sont offerts une distribution de haute volée, certainement la plus prestigieuse pour une série. En tête, on a deux très grands acteurs à l’image d’Anthony Hopkins et Ed Harris. Tout les deux sont géniaux, ils tiennent parfaitement leurs personnages. Je dois avouer avoir un petit faible pour Hopkins, qui a 78 ans mais est toujours aussi charismatique et magnétique. Au cours de cette première saison, on a le droit à deux scènes où les deux acteurs sont réunis et c’est vraiment jouissif.

Evan Rachel Wood (Thirteen) livre, à mes yeux, la plus belle performance de sa carrière. Le personnage de Dolorès lui colle littéralement à la peau. Elle incarne avec conviction cette sensibilité et ce courage, qui fait d’elle l’ange de la série.

Si il y a un « ange », c’est qu’il y a un démon, et c’est la sublime et redoutable Thandie Newton (Collisions) qui endosse à merveille ce rôle. Clairement, elle aussi décroche la meilleure performance de sa carrière.

Jeffrey Wright (Casino Royale) est impeccable sous les traits de Bernard. Il inspire de l’émotion et du mystère, du début à la fin. James Mardsen (saga X-Men) se montre lui aussi crédible en cowboy pommé, mais qui se révèle être important au final. Jimmi Simpson rejoint ses collègues, il est tout simplement irréprochable.

Tessa Tompson (Creed), Rodigo Santoro (300 naissance d’un empire) et Sidse Babett Knudsen (Inferno) complètent ce merveilleux casting. Comme vous pouvez le constater, l’ensemble des acteurs et des actrices forment l’une des grandes forces de la série.

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Au final, que vaut la première saison de Westworld ?

Après une première partie de saison légèrement brouillonne, Jonathan Nolan et son équipe ont réussi à redresser la barre dès le sixième épisode. Le rythme, le montage et la narration sont enfin calibrés comme il faut, tout s’enchaîne plus facilement sans avoir cette impression de hachage. La réalisation en elle-même prend également plus d’ampleur, même si il manque ce petit côté épique qui flirt avec le cinéma. Pour moi, seul Jonathan Nolan arrive à frôler le niveau que j’attendais. En revanche, la direction artistique elle, répond à cette attente. On est clairement dans le haut niveau. Les décors, les costumes et les accessoires sont d’une grande richesse et nous plongent encore plus dans le monde futuriste et fictif.

Sur le fond, l’œuvre regorge de bonnes idées et qualités certaines, mais là où la série me déçoit un peu c’est qu’elle n’a pas réussi à me surprendre totalement. Certaines révélations auraient mérité plus de subtilité, comme l’identité de l’homme en noir par exemple. Il aurait été intéressant aussi de mettre une passerelle réelle entre le film originel de Crichton et la série. Quelques micros-incohérences se font ressentir par moments, mais bon on arrive quand même à en faire abstraction. Les thématiques sont minutieusement retranscrites, à sa savoir l’homme, son évolution, les mythologies, la science, l’art et la philosophie.

En revanche, je n’ai pas boudé mon plaisir devant le dernier épisode qui laisse enfin de véritables questions en suspend. C’est seulement là que j’ai été vraiment surpris. La théorie du labyrinthe est géniale, c’est à travers que Jonathan Nolan joue avec son spectateur et c’est l’une des grandes qualités du scénario. L’autre étant la conception des personnages, chacun est un rouage important de l’histoire et ce qui est fantastique, c’est que tout prend une autre direction à la fin du dernier épisode.

Autre grande réussite de la série, c’est la magnifique bande originale composé par Ramin Djawadi (Pacific Rim). Un pur bijou pour les tympans et c’est en adéquation totale avec les images. J’attendais un score digne de l’ambition et je l’ai eu !

A la fin de cette première saison, je me pose une seule question : Ai-je été trop gourmand dès le départ ? La réponse est oui, mais je reste tout de même conquis par cette grande série et je suis impatient de découvrir ce que nous réserve la deuxième saison. La série pourrait peut être prend une nouvelle dimension !

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En résumé, Westworld se révèle être une série à suivre de près car elle dégage encore un grand potentiel. Jonathan Nolan a réussi à s’approprier et à respecter l’œuvre originale de Michael Crichton.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. belette2911 dit :

    Elle est sur mon DD, en attente de temps libre pour être visionnée. On m’en avait parlé en bien… Ramin Djawadi, c’est de lui aussi la B.O de GOT et je l’adore, cette B.O 😉

    Aimé par 1 personne

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