Nerve (2016)

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Nerve est un techno-thriller américain réalisé par Henry Joost et Ariel Schulman. Il s’agit de l’adaptation du roman Addict de la romancière américaine Jeanne Ryan.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Je n’ai aucune grosse attente envers cette adaptation, pourtant il attise ma curiosité. Le pitch est accrocheur, tout comme la bande annonce. Espérons que je n’ai pas déjà tout vu ou tout lu, je veux être un minium surpris.

Un petit mot sur l’histoire ?

En participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent.

Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…

Les premières minutes ?

D’entrée, les réalisateurs mettent le cap sur la geek dépendance, ce qui fait totalement écho avec la société de nos jours et future. L’informatique et la technologie ont pris une place quotidienne dans notre vie et notamment dans celle des adolescents. C’est à partir de cette base que l’on voit Vee, une adolescente timide et réservée, dont la vie n’a rien de bien originale. Elle voit ses amis s’éclater avec une nouvelle application intitulé Nerve, qui consiste à se voir lancer des défis et être récompensé par de l’argent. Devant la tentation de s’aventurer vers l’inconnu, Vee va passer le cap et participer elle aussi à la tendance du moment.

Henry Joost et Ariel Schulman nous pondent un premier quart d’heure qui réunit les ingrédients du teen-movie traditionnel, mais on sent que ça va tourner dans une toute autre ambiance. Un jonglage alléchant qu’il va falloir coordonné avec beaucoup de subtilité, sans tomber dans les clichés ou l’essoufflement.

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Le casting ?

Teen-movie oblige, il faut un duo/couple pétillant et faisant rêver. Sur cet aspect là, ça fonctionne plutôt bien. Emma Roberts et Dave Franco se montrent convaincants sur la première partie du film. Sur la seconde, c’est plus compliqué… Les réalisateurs n’ont pas su orchestré le côté thriller comme il faut, et cela se ressent immédiatement sur la prestation du duo. C’est dommage, car l’alchimie du départ fonctionne.

On a également connu mieux pour Juliette Lewis, son personnage est quasi sans intérêt et l’interprétation s’en ressent. Dans la peau du gentil copain, Miles Heizer souffre lui aussi des mêmes difficultés.

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Et au final ça donne quoi ?

Dommage ! Sur le papier, on a quelque chose qui se veut innovant et audacieux, mais malheureusement les réalisateurs n’ont fait gratter la surface de leur sujet. Pourtant la première partie se montre séduisante, mais le basculement dans la partie thriller est menée de façon maladroite et abrupte. Les réalisateurs proposent une mise en scène inégale avec un rythme à contre-temps.

Durant la première demi heure, ça se tient comme il faut. On a une direction artistique en adéquation avec le propos et les personnages. Le côté clip vidéo / aventure amène de la fraicheur et de la féérie, visuellement ça colle. En revanche, les réalisateurs ne parviennent pas à changer réellement leur fusil d’épaule lorsque la spirale s’accentue. La qualité du film en prend un sérieux coup.

Au niveau de l’écriture, ça reste là aussi déséquilibré. Les grandes lignes sont intéressantes, mais les espaces sont creux. Ça ne parvient pas à s’extirper totalement du superficiel, encore une fois ça ne fait qu’effleurer vraiment le sujet. La psychologie des personnages n’est que partiellement atteintes, on n’arrive pas à être convaincue. A la différence, David Fincher maitrise à la perfection cet aspect dans The Game, Panic Room et ses autres longs métrages. Peut être que le script était bon au départ et que ce sont les réalisateurs qui l’ont foiré… En tout cas ce qui est sûr, c’est que Henry Joost et Ariel Schulman ont une énorme part de responsabilité dans ce soufflé.

Sur la bande originale, on reste également dans le superficiel alors que ne devrait plus y être. Au départ, les chansons collent avec les images et les situations (évasion, rêve et soif d’inconnu). C’est encore une fois, le transfert de genre qui n’est pas percutant. Le côté bling bling et féérique aurait dû s’assombrir, devenir beaucoup plus sérieux et réaliste. Je vais vous donner encore un exemple d’un réalisateur qui a réussi ce basculement, c’est Mel Gibson avec Tu ne tueras point.

Je me suis un peu (beaucoup) éparpillé sur cette critique, mais je pense que vous avez compris l’essentiel. A l’origine, Nerve semblait avoir de beaux atouts, mais c’était du bluff. Malgré ça, le film arrive à transmettre son message et signaler que les réseaux sociaux et les applications peuvent entrainer un réel danger.

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En résumé, Nerve se révèle intéressant sur certains aspects, c’est un divertissant mais trop peu approfondi sur le fond et la forme.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Mr Vladdy dit :

    Il possède pas mal de maladresse et aurait pu aller beaucoup plus loin et être beaucoup plus profond vu son sujet et les thèmes abordés. Maintenant, c’est quand même un divertissement sympathique qui se laisse regarder c’est juste dommage cette frustration d’avoir un film qui n’a pas su aller au bout de son concept…

    Aimé par 1 personne

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