Spartacus, « La mort est la seule liberté que connaît un esclave »

spartacus

Spartacus est un film américain réalisé par Stanley Kubrick, l’un des grands maîtres du Septième Art. Shining, Barry Lyndon, Docteur Folamour, 2001 : l’Odyssée de l’Espace (etc…) sont des exemples des chefs d’œuvre qui composent sa filmographie.

Une Polémique hollywoodienne:

En effet, alors que l’on pourrait penser que Spartacus n’est qu’un énième Péplum Hollywoodien typique des années 50/60, la vérité est tout autre. Spartacus est un film qui a créé une énorme polémique à son époque. La cause ? Le film a été écrit par Dalton Trumbo, faisant partie de la « blacklist » d’Hollywood pour ses idées communistes. Ce choix fut totalement assumé et défendu par Kirk Douglas. Le film créa une telle polémique monstre, vu par certains comme de la propagande communiste. Seul l’intervention du président Kennedy, qui franchit un des nombreux barrages de protestation devant les cinémas, pour aller voir le film, permit un retour au calme.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Les péplums sont un genre que j’affectionne tout particulièrement. Des films comme Ben Hur et Quo Vadis sont des œuvres qui ont bercé mon enfance. Ce sont parmi les premiers films que j’ai vus, notamment avec mon grand-père qui lui aussi avait une passion pour ce genre. De plus, Kubrick est un de mes réalisateurs favoris. Spartacus est considéré par beaucoup comme mineur dans la carrière de Kubrick. À titre personnel, il s’agit d’un de mes films préférés de ce réalisateur et c’est pourquoi c’est toujours un plaisir de le revoir.

Un petit mot sur l’histoire ?

L’histoire racontée est celle de Spartacus (Kirk Douglas). Un esclave d’origine, acheté et entrainé à devenir Gladiateur. Spartacus fut à l’origine d’une révolte d’esclave sans précédent, qui plongea la république romaine dans une énième guerre civile.

Les premières minutes ?

L’ouverture musicale dure plusieurs minutes, s’en suit une courte séquence sur la vie d’esclave de Spartacus. Les premières scènes nous montrent immédiatement la haine de Spartacus envers Rome, sa soif de liberté et de rébellion. Par ailleurs, elles nous permettent aussi de découvrir le personnage de Batiatus (Peter Ustinov), qui est central dans la suite de l’histoire.

spartacus

Le casting ?

Spartacus bénéficie d’une distribution stellaire, et tous acteurs offrent des prestations extraordinaires. Kirk Douglas est excellent en Spartacus. Gracchus, joué par Charles Laughton est peut-être le meilleur personnage du film. Il s’agit en tout cas du plus sympathique. John Gavin en Jules César et Laurence Oliver en Crassus, sont eux aussi convaincants. Laurence Oliver réussit à rendre son personnage détestable. Enfin, l’une des réussites du film est le personnage joué par Tony Curtis : Antoninius. C’est un petit rôle mais central, notamment vers la conclusion du film. Mais c’est vraiment l’interprétation de Curtis qui rend ce personnage si attachant.

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Et au final ça donne quoi ?

À l’époque de sa sortie en 1960, Spartacus a été accueilli plutôt froidement. Certains lui reprochaient son côté trop engagé, certains lui reprochaient justement de ne pas aller assez loin.

Personnellement, je pense que Spartacus est un vrai chef d’œuvre. Un blockbuster à l’ancienne, qui en plus traite de plein de thèmes chers à Kubrick (comme la futilité de la guerre, l’absence de liberté). Ce n’est clairement pas le meilleur film du réalisateur, mais il faut quand même le regarder.

Kubrick réalise ici un film dans la lignée de Ben Hur, un péplum épique. Le film divertit autant qu’il apporte une réflexion. Je me répète, mais la performance du casting est exceptionnelle. La réunion de plusieurs acteurs mythique du « Classical Hollywood » le tout sous la houlette d’un génie de la réalisation comme Kubrick donne un résultat vraiment satisfaisant.

Spartacus a tout de même quelques défauts, il est un peu trop long (3h17) surtout en ce qui concerne la conclusion. J’ai eu l’impression que le film ne voulait pas, ou ne savait pas comment il devait se terminer. Il y’a aussi certains décors « ratés ». Cependant ce sont des défauts mineurs, tout ceci est gommé par des batailles épiques, une bande originale splendide et des scènes d’anthologie : « Je suis Spartacus ».

Spartacus Kubrick Douglas

En conclusion, Spartacus est un grand film, d’un très grand réalisateur. Le film a tous les ingrédients d’un grand blockbuster, et Kubrick nous montre encore une fois toute sa maitrise et virtuosité.

Jérémie A.

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