Terminator, l’hybridation des genres par excellence qui rime avec grand spectacle !

terminator fan art poster

Terminator est un film de science-fiction américain réalisé par James Cameron et sorti en 1984.

James Cameron s’est révélé aux yeux du grand public et de la profession à travers ce film, qui n’est que le deuxième long métrage de sa carrière. L’origine de l’histoire provient de l’imaginaire fiévreux du cinéaste, ce dernier a rêvé d’un robot gisant d’une mer de flammes avec des grands couteaux de cuisine dans les mains. Par la suite, il a composé son scénario en incluant différentes inspirations venues de films de SF des années 50 et d’autres films contemporains tel que Mad Max et Duel. Cameron avait déjà énormément d’idées concernant l’histoire et ses personnages, c’est alors qu’il décide d’en mettre quelques unes de côté pour une éventuelle suite…

Terminator a été récompensé par le Grand Prix du Festival international du film fantastique d’Avoriaz de 1985 présidé par Robert De Niro.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Cela fait un bail que je n’ai pas revu ce perle du cinéma de science-fiction des 80’s. Revoir Abyss, m’a donné envie de continuer à me refaire les meilleurs films de James Cameron.

Un petit sur l’histoire ?

A Los Angeles en 1984, un Terminator, cyborg surgi du futur, a pour mission d’exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l’enfant à naître doit sauver l’humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre le robot, et aider la jeune femme… Un pitch assez simple à première vue, mais Cameron hisse tout ça au haut niveau du cinéma d’action et d’anticipation.

Les premières minutes ?

En ouverture, James Cameron nous conduit dans le futur où la Terre est dévastée par la guerre entre les humains et les machines. Visuellement, c’est réussi ! On est immédiatement plongé dans cette atmosphère apocalyptique, ça sent la mort et la peur. Le réalisateur nous offre déjà du bon spectacle, qui à la fois divertie et questionne son spectateur.

Le générique s’impose de manière épique, moderne et simple. Les premières notes de musique de Brad Fiedel jouent déjà un rôle essentiel sur l’ambiance et la dynamique du film. Le thème principal est toujours aussi puissant et colle parfaitement avec le propos. La sonorité des synthétiseurs et la science-fiction, ça a souvent fait bon ménage.

On enchaine ensuite avec l’arrivée du Terminator en 1984. Arnold Schwarzenegger dégage une éblouissante noirceur redoutable. A l’image du plan large du Terminator nu de dos, qui a sous ses yeux la ville de Los Angeles. James Cameron nous dépeint avec violence la puissance et l’insensibilité du cyborg. Parallèlement, Kyle Reese débarque lui aussi en 1984. Son arrivée est différent de celui du Terminator, ce qui amène parfaitement le contraste entre les deux personnages. Kyle souffre de ce voyage dans le temps et il est immédiatement en panique. Toutefois, on peut relever deux points communs entre l’humain et le cyborg, ils sont tous les deux à la recherche de la même personne et il cherche tous les deux à se fondre dans la masse pour mieux effectuer leurs missions.

Comme vous pouvez le constater, James Cameron nous offre un premier quart d’heure très riche. D’ailleurs c’était souvent le cas pour les films de science-fiction ou de fantastique lors des 80’s. Dans le cinéma d’aujourd’hui, c’est beaucoup moins le cas. Déjà, il faut souligner la justesse du rythme haletant que le réalisateur met en place d’entrée, ce n’est pas donné à tout le monde. On est toujours autant absorbé par cette histoire, cette mythologie et ce même si on a vu ce film une bonne dizaine de fois.

the-terminator

Le casting ?

Pour incarner le rôle du Terminator, James Cameron et la production ont d’abord songé à des acteurs tels que Mel Gibson, Sylvester Stallone ou encore O.J. Simpson. Mais c’est finalement, Arnold Schwarzenegger qui tape dans l’œil du réalisateur, alors que l’acteur autrichien était positionné à l’origine sur le rôle de Kyle Reese. Après avoir incarné Conan par deux fois, Shwarzy trouve avec le Terminator, un autre rôle emblématique pour sa carrière. Sa prestation est glaçante et physique, une interprétation plus que solide pour camper un cyborg assassin.

Michael Biehn se montre lui aussi convaincant dans la peau du résistant chargé de la protection de Sarah Connor. L’acteur nuance comme il faut sa composition suivant les émotions de son personnage.

Et dans la peau de Sarah Connor, on a une Linda Hamilton impeccable et son interprétation contraste parfaitement avec celle qu’elle a livré dans Terminator 2. En somme, nous avons trois belles révélations en tête de cette distribution.

Le reste du casting est pas mal non plus avec Paul Winfiled (Présumé Innocent), Lance Henricksen (Aliens, le retour) et Earl Boen sous les traits du célèbre Dr Silberman.

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Et au final ça donne quoi ?

Après plus de 30 ans, le film de James Cameron est toujours aussi vibrant, passionnant et frissonnant. On prend toujours cette petite gifle, même avec les années qui passent et après plus de dix visionnages. Terminator reste encore un must du genre, James Cameron y met tout son amour pour le cinéma et la science-fiction.

Sa mise en scène ne prend pas une ride, techniquement et visuellement c’est toujours aussi riche et maîtrisé. Le réalisateur orchestre parfaitement son rythme et son cadre pour au mieux inspirer une ambiance sombre, froide et oppressante. La lumière, la brume et la nuit forment le terrain idéal pour une telle histoire. Le suspens est dosé comme il faut, jusqu’à la dernière seconde de la scène dans l’usine. La force et le dynamisme du montage n’y est pas étranger. Les flashbacks du futur (étrange je sais) sont inclues pour nous porter encore plus vers cette mythologie et aussi pour mieux comprendre Kyle Reese. James Cameron met aussi l’accent sur la violence, la chair et le métal, tout en y opposant les personnages. Un équilibre audacieux que le réalisateur arrive à maintenir jusqu’au bout. La photographie d’Adam Greeberg se montre particulièrement efficace, notamment sur les scènes nocturnes.

Les effets spéciaux sont de très bonne facture, le temps n’a pas non plus fait trop de ravage de ce côté là. L’intention de James Cameron a toujours été de faire des films qui traversent le temps, à l’image d’Abyss et de Titanic.

Au niveau de l’écriture, on retrouve la patte Cameron sur tous les plans. D’abord il centre son histoire sur une femme anodine qui détient pourtant les clés de l’avenir de l’humanité. Un personnage sensible et faible à première vue et qui va peu à peu se forger une véritable personnalité à travers cette mésaventure. Le script est également articulé par différents genres, le thriller, la science-fiction, le drame, la romance, le polar et aussi quelque part le western. Les personnages sont constitués de la plus belle des manières avec des oppositions et des évolutions. Les incohérences sur le voyage à travers le temps sont évités grâce à l’unique ligne directrice de temps établi par  Cameron.

Pour la bande originale, Brad Fiedel livre l’un des meilleurs scores de sa carrière. Ses compostions font corps avec avec la vision de Cameron et cela se confirmera encore plus avec Terminator 2 : Le Jugement dernier. Le synthétiseur tient une place très importante, mais le compositeur se montre subtile pour la romance avec l’utilisation du piano.

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En résumé, Terminator un œuvre visionnaire et totalement maitrisée. Les débuts révolutionnaires d’un jeune cinéaste talentueux nommé James Cameron.

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Mr Vladdy dit :

    J’aime énormément ce film aussi et ça, même si il a pris un coup de vieux visuellement il faut l’admettre. Ça reste toujours une claque cependant. Maintenant, je préfère sa suite qui est plus rythmé et plus efficace mais impossible pour moi de faire l’impasse sur ce premier volet quand je veux me replonger dans cet univers 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. J’adore le deuxième également :p

      Aimé par 1 personne

      1. Mr Vladdy dit :

        Le contraire m’aurait étonné 😉

        J'aime

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