Aliens, un souffle épique et frissonnant signé Cameron !

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Aliens est un film de science-fiction horrifique américano-britannique réalisé par James Cameron, sorti en 1986.

Il s’agit du deuxième volet de la saga Alien, la suite directe d’Alien : Le Huitième Passager réalisé par Ridley Scott et sorti en 1979. Suite au succès critique et commercial de ce dernier, le producteur David Giler se montre emballé à l’idée de développer une suite. Par contre, les patrons de la 20th Century Fox ne partagent pas le même avis. Heureusement, suite à plusieurs négociations le projet est finalement validé.

Scotché par le scénario de Terminator, qui n’est à l’époque pas encore tourné, David Giler fait appel à James Cameron pour qu’il soit aux commandes d’Aliens. Le cinéaste se montre flatté et enthousiaste à l’idée d’écrire et de réaliser la suite du chef d’oeuvre de Ridley Scott. Il faut savoir que James Cameron a été émerveillé par le travail de son confrère sur le premier film. Les grandes lignes du scénario esquissé par Cameron plait aux studios, qui décident de valider l’engagement du réalisateur, si Terminator rencontre le succès lors de sa sortie en salles. La suite, vous la connaissez, Terminator rencontre un succès total, ce qui valide définitivement James Cameron à la tête d’Aliens.

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La vision artistique de Cameron sur cette suite, c’est de se démarquer au maximum du travail de Ridley Scott pour mieux lui rendre hommage. Il conserve bien évidemment les éléments clés du premier film, tout en y articulant  ses rouages de la science-fiction et du cinéma d’action.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

James Cameron a réussi a succéder comme il faut à Ridley Scott et offre l’une des meilleures suites du cinéma. C’est toujours un très grand plaisir de revoir ce chef d’oeuvre.

Un petit mot sur l’histoire ?

2179. À la suite des évènements du premier film, Ellen Ripley, réfugiée dans une navette de sauvetage du Nostromo (le vaisseau spatial du premier film qu’elle avait dû faire exploser pour parer la menace de l’Alien), se met en hibernation biostase et dérive pendant cinquante-sept ans dans l’espace. Sa navette est finalement retrouvée et rapatriée sur une station orbitale. Ripley récupère de sa biostase dans l’unité médicale de la station.

La compagnie Weyland-Yutani — son ancien employeur — lui demande alors de justifier la perte du Nostromo. Lors d’une réunion, Ripley décrit la lutte qu’elle a dû mener avec son équipage contre une créature extraterrestre inconnue dont elle est la seule survivante. Cependant, son récit est mis en doute par la compagnie ; la planète LV-4-26, où l’équipage du Nostromo est entré en contact avec l’Alien, a été colonisée depuis plusieurs dizaines d’années sans que personne ne se soit jamais plaint de la présence d’un organisme hostile. Sanctionnée pour la perte du Nostromo, Ripley voit sa licence de vol annulée, et se retrouve contrainte à trouver un emploi de seconde zone pour vivre.

Les premières minutes ?

L’intro générique et la première scène confirme les intentions de James Cameron, on est dans une suite qui va se vouloir fidèle au premier tout en amenant des choses nouvelles. Tout d’abord, le rythme est différent de celui de Ridley Scott. Ici, James Cameron joue d’entrée avec son spectateur et les fans de la première heure dont je fais partie. Le cinéaste nous fait frissonner à travers le cauchemar de Ripley (Sigourney Weaver). On retrouve la saveur horrifique d’antan et également le côté organique. Le charme opère immédiatement !

L’ellipse est intelligemment développé. Bien sûr, Ripley est mise en avant suite à sa mésaventure sur le Nostromo et son réveil après 57 années de sommeil cryogénique. L’impact psychologique sur le personnage est à la hauteur de tout ce qu’elle a pris et ce prend encore dans la face, limite on lui reproche d’avoir survécu face au xénomorphe.

Un premier quart d’heure riche, cohérent, passionnant et qui nous invite de la plus belle des manières à continuer à explorer le destin de Ripley et la mythologie autour de cette fameuse créature.

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Le casting ?

James Cameron qui dirige une actrice de talent pour le rôle d’une guerrière malgré elle, ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Bien sûr, on pense à Linda Hamilton dans la peau de Sarah Connor dans Terminator. Il été donc logique qu’il dirige Sigourney Weaver sous les traits d’Ellen Ripley. L’actrice livre ici sa meilleure performance de toute la saga. Elle fait corps avec son personnage, ses émotions et son évolution. On retrouve également cet aspect là chez Linda Hamilton dans Terminator 2. Elle est entouré d’hommes et sa psychologie est mise à rude épreuve, pourtant elle tire le groupe (et le film) vers le haut en se révélant être un véritable leader.

Juste après leur collaboration sur Terminator, Michael Biehn est à nouveau devant la caméra de James Cameron. L’acteur incarne un caporal intelligent et discret. Sa prestation est solide et son personnage se révèle de plus en plus intéressant au fil de ses apparitions. Dommage qu’il ait été sacrifié dans le troisième opus de la saga.

Pour sa seule et unique apparition au cinéma, la jeune Carrie Henn s’est révélée comme étant une jeune actrice talentueuse. Elle incarne à merveille la petite Newt. Il se dégage une belle complicité entre l’enfant et Sigourney Weaver.

Dans la peau du synthétique Bishop, on a un Lance Henriksen qui se montre plus que convaincant. Le personnage lui va comme un gant. Paul Reiser nous prend à contre-pied sous les traits du salopard de service. Et pour finir, Bill Paxton amène une touche légère qui évolue au fil des évènements.

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Et au final ça donne quoi ?

Un défi de taille qui se révèle, après plus de trente ans, magistralement relevé par James Cameron. Aliens n’a rien perdu de sa superbe, bien au contraire. Le plaisir est intact, on a une suite digne de ce que l’on pouvait attendre de la part du cinéaste. Le spectacle est orchestré avec intelligence, tout en respectant le film originel. La vision de Cameron amène le côté spectaculaire, un rythme palpitant et une intelligence étincelante sur le fond et la forme.

Parlons justement de la mise en scène, qui est dotée d’une implacable virtuosité. James Cameron fait fondre deux nouveau genres au sein de cette mythologie, à savoir le film d’action et de guerre. Il réussit parfaitement à entretenir l’équilibre jusqu’au dernier plan du film.  Le rythme est mené à la perfection, on ne s’ennuie jamais. On est au plus près des personnages et encore plus d’Ellen Ripley, ce qui amène une immersion et de l’empathie. Visuellement, on atteint de nouvelles prouesses, après celles atteintes pour Terminator.  Cameron et son équipe proposent de l’innovation, les effets spéciaux sont spectaculaires. On a ce qu’il faut où il faut, rien n’est exagéré et ça reste quand même dans la continuité du premier film tout en s’en démarquant. Évidemment, je vous conseille de regarder le version director’s cut car elle amène tellement plus de richesses au film dans sa globalité. Le réalisateur s’est permis quelques scènes « clin d’oeil » en hommage à d’autres films comme Voyage au bout de l’enfer ou encore Shining.

Les décors et les accessoires se démarquent également du premier film. James Cameron a bien compris que 57 ans séparent les évènements du premier film avec le deuxième. C’est pourquoi, il fallait amélioré la logistique et la technologie.

Au niveau du scénario, la plume de Cameron épouse parfaitement celles de Walter Hill et David Giler. A partir des évènements du premier, il a su établir une suite cohérente de bout en bout. Sa grande force est sans aucun doute le développement et la centralisation sur et autour du personnage de Ripley.  Ce qui est génial également c’est que l’on passe de l’autre côté du miroir par rapport au premier film, ici on est dans un film de guerre. L’humain part à la chasse de l’Alien, comme un sentiment de revanche quelque part, c’est d’ailleurs le mobile pour entrainer Ripley dans cette nouvelle mésaventure. Le contraste est flagrant, jouissif et articulé avec intelligence et respect envers l’œuvre de Ridley Scott. James Cameron mise aussi sur ses thématiques de prédilection avec la construction identitaire d’une femme sensible en une véritable guerrière, le post-traumatisme de la guerre ou encore la relation mère/enfant. A l’écran, ce contre-pied est parfaitement orchestré et fait écho au premier film.

La vision de James Cameron passe aussi par la musique de James Horner, qui se démarque de celle que Jerry Goldsmith avait brillamment composé pour le premier film. A travers son travail, il amène une autre perception de l’angoisse, du suspens et de l’horreur. La rythmique est beaucoup plus intense et apporte un réel dynamisme aux scènes d’action. Le score nous montre bien que le compositeur était capable de s’adapter à tous les genres.

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En résumé, Aliens est un chef d’oeuvre tout comme son prédécesseur. James Cameron a réussi à nous offrir une des meilleures suites jamais réalisées et comme pour la plupart de ses longs métrages, celui ci traverse les décennies sans prendre de ride.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Mr Vladdy dit :

    Un excellent film qui me donne toujours beaucoup de plaisir à chaque visionnage. En même temps, Cameron me déçoit rarement. Puis Ripley a une sacré classe il faut l’admettre 🙂

    Aimé par 1 personne

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