Abyss, une immersion et un spectacle inoubliable !

abyss

Abyss est un film de science-fiction américain écrit et réalisé par James Cameron, sorti en 1989.

« Je souhaitais mettre en œuvre le plus ambitieux des films sous-marin et je pense qu’on y est arrivé. »

James Cameron.

Depuis son adolescence, James Cameron se découvre une grand passion pour la plongé sous-marine et entretient une certaine admiration pour commandant Cousteau et son « monde du silence ».

Suite au succès d’Aliens, le retour, on donne le feu vert au cinéaste américain de passer à la vitesse supérieur sur son projet de « Rencontre du 3éme type » sous-marin. La production donne les moyens à la hauteur des ambitions de Cameron et le budget est évalué à plus de 69 millions de dollars. Le tournage est titanesque et les méthodes du réalisateur mettent à cran les acteurs principaux, notamment Ed Harris et Mary Elizabeth Mastrantonio. D’ailleurs, l’actrice a quitté le tournage aussitôt sa dernière scène.

A sa sortie en salles, Abyss obtient un succès commercial mitigé et ne récolte au total que 90 millions de dollars. Malgré ça, l’œuvre de James Cameron se hisse très vite au rang de film culte des années 80.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Je devais avoir 7 ou 8 ans la première fois que j’ai vu ce film et je suis resté totalement émerveillé par autant de merveilles. J’ai pris une claque et dix années plus tard, ça été à nouveau le cas. Aujourd’hui, soit dix ans plus tard, je plonge une troisième fois dans ce chef d’oeuvre incroyable.

Un petit mot sur l’histoire ?

Un commando de la Marine américaine débarque à bord de la station de forage sous-marine DeepCore, afin de porter secours à un sous-marin échoué dans les profondeurs. L’équipe de Bud Brigman accueille ces nouveaux arrivants, ainsi que Lindsey, future ex-femme de Bud. Alors que les travaux de récupération commencent autour du submersible naufragé, l’équipage de DeepCore doit faire face à des phénomènes inexpliqués. Et s’ils n’étaient pas seuls, dans les abysses ?

Les premières minutes ?

James Cameron affiche clairement ses ambitions dés le départ, à l’image de l’envolée angélique du thème d’Alan Silvestri. Le huis clos marin et le paranormal s’installent immédiatement. On est englobé l’atmosphère oppressante et mystérieuse des fonds marins. Le réalisateur établit une approche authentique et semi-documentaire, qu’il réitéra quelques années plus tard pour « Titanic« .

En somme, on a un premier quart d’heure efficace et immersif. Tous les ingrédients sont présents pour une grande et belle expérience de cinéma.

bud Abyss

Le casting ?

Dans la peau du héros principal, on retrouve un Ed Harris en grande forme. L’acteur américain a souvent prêté ses traits à des rôles de bad guys, mais il faut dire que la peau du gentil lui va tout aussi bien. A travers sa prestation, il dégage de la force et une certaine sensibilité. Pour l’anecdote, sachez qu’ Ed Harris a bien failli se noyer. Lors d’une scène clé du film, il devait nager en apnée, entre deux écoutilles éloignées l’une de l’autre. Une « station oxygène » devait l’attendre en haut d’une échelle pour qu’il puisse faire le plein d’oxygène. Sauf qu’après une première prise, Cameron estima que la performance n’était pas assez réaliste. Il décida donc de déplacer un peu plus loin le relai d’oxygène, sans avertir son acteur. Lors de la seconde prise, Harris paniqua et commença à suffoquer, avant de sortir de l’eau. Comme vous pouvez vous en douter, Ed Harris a pété un câble envers le réalisateur, ce qui est tout à fait compréhensible. L’acteur s’est exprimé par la suite qu’il ne tournerai plus jamais pour James Cameron, car c’est un homme qui joue avec les gens et la sécurité, sans se soucier des graves problèmes que cela peut engendrer.

Mary Elizabeth Mastrantonio trouve ici son plus grand rôle au cinéma. Malgré les coups de colère face à James Cameron lors du tournage, l’actrice livre quand même une réelle performance. Elle nous agace au premier abord, mais se révèle touchante et très émouvante par la suite.

Pour le rôle du salopard de service, c’est Michael Biehn (Terminator, Aliens, le retour) qui s’y colle. En dehors de sa moustache, l’acteur se montre convaincant même si parfois on frôle le surjeu.

Abyss

Et au final ça donne quoi ?

MAGNIFIQUE ! Après plus de 25 ans d’existence, ce chef d’oeuvre n’a rien perdu de sa superbe. James Cameron signe un monument de la science-fiction, au même rang que Blade Runner et Rencontre du 3éme type. Il nous offre une odyssée incroyablement ambitieuse et maitrisée.

La mise en scène est spectaculairement efficace, elle nous immerge dans un huis clos marin pour une expérience unique. C’est en regardant de telles œuvres, qu’on comprend pour le cinéma est un art à part entière. James Cameron explore la science-fiction « sous-marine » avec des sous-genres tel que le documentaire, le drame romantique et le thriller. On contemple autant que l’on vibre devant un tel spectacle. L’atmosphère froide et moite du huis clos, nous imprègne dés les premières images pour ne plus nous lâcher. Le cinéaste gère de mains de maître son cocktail d’émotions, qui est dosé minutieusement sans tomber dans la surenchère et les clichés.

L’ambition du cinéma de Cameron s’affiche comme toujours dans les moyens techniques et la logistique. Comme pour Aliens, le retour, le réalisateur met en avant les accessoires et les décors.

En ce qui concerne l’écriture, James Cameron aborde l’écologie avec subtilité, sans jugement, ni direction. Il laisse au spectateur se faire sa propre opinion sur le message que veut porter le cinéaste. La relation d’après divorce entre Bud et Lindsey, est traitée de la même manière, tout comme les aliens. Le petit point noir dans ce scénario, c’est la conception du lieutenant Hiram Coffey (Michael Biehn). On a un antagoniste qui sonne trop le cliché du cowboy irresponsable et cruel. C’est la seule zone d’ombre du film.

Alan Silvestri livre un score épique et fantastique, à l’image du thème principal. Le compositeur de Retour vers le futur et Forrest Gump a réussi à comprendre l’ambition du projet, cela se ressent sur chaque note. Une cohérence artistique quasi magique !

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En résumé, Abyss est l’une des grandes perles de la SF au cinéma. James Cameron est au sommet de son art !

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. affranchie dit :

    J’avais oublié ce film😃

    Aimé par 1 personne

  2. Aphadolia dit :

    Excellent film.

    Je ne compte plus le nombre de fois que j’ai pu le voir.

    Aimé par 1 personne

  3. J’ai tellement aimé ce film!

    Aimé par 1 personne

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