L’Arbre de Noël (1969)

L'arbre de noel

L’arbre de Noël est un film dramatique franco-italien réalisé par Terence Young. Ce dernier s’est librement inspiré du roman éponyme de Michel Bataille.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Les dernières fêtes de Noël m’ont donné envie de redécouvrir ce long métrage. Je l’ai vu deux fois et je n’étais qu’un enfant, les souvenirs sont encore bien présents. Terence Young est un réalisateur qui a toujours essayé de faire rencontrer de grands acteurs américains et français. J’adore ça, surtout quand la qualité est au rendez-vous.

Un petit mot sur l’histoire ?

Riche homme d’affaires franco-américain, Laurent Ségur est heureux de présenter sa nouvelle compagne, Catherine Graziani, à son jeune fils, Pascal, dix ans, dont la maman est morte accidentellement. C’est le début des vacances d’été. Pascal veut les passer en Corse. Là, au bord de la mer, son père et lui voient exploser un avion militaire dont le pilote a pu larguer en parachute le précieux chargement : une bombe atomique. Irradié, Pascal est atteint de leucémie et n’a plus que six mois à vivre.

Les premières minutes ?

Terence Young installe tranquillement le climat familial, afin que l’on s’en imprègne. On s’attache très vite au petit Pascal, qui se révèle comme un garçon courageux et intelligent. Le réalisateur britannique touche à des sujets très sérieux à savoir le nucléaire, les opérations secrètes de l’état et la leucémie. Un cocktail peu réjouissant que Terence Young arrive subtilement à alléger sans pour autant mettre de côté la dramaturgie que ça entraine. On peut y voir un petit tacle envers les différents gouvernements et cela est encore plus flagrant quand le médecin parle du voyage sur la lune alors qu’on devrait mieux se concentrer sur les problèmes qu’on a sur Terre.

On peut résumer le premier quart d’heure comme touchant et alarmant. La suite se fait attendre, notamment pour l’arrivée de Bourvil.

L'arbre de noel

Le casting ?

Dans les années 60/70, le cinéma britannique et américain aimait constituer des distributions hétérogènes. Terence Young était un habitué, comme on peut le voir pour Soleil Rouge, Cosa Nostra ou encore Guerre Secrète. Le cinéaste était admiratif du cinéma français et de la force de ces grands acteurs.

Il réunit deux grosses pointures avec William Holden (La Horde Sauvage, Le Pont de la rivière Kwaï) et Bourvil. Un duo est intéressant, dommage que le réalisateur ne tire pas le meilleur de Bourvil. Sa prestation est convenable mais parfois on frôle la caricature du gentil frenchouillard. William Holden impose son charisme et son savoir-faire, on aurait aimé tout de même un peu plus de profondeur et d’émotions chez ce personnage.

Dans la peau du petit Pascal, Brook Fuller fait le job comme il faut. Il inspire l’insouciance, ce qui le rend attachant.

La sublime Virna Lisi aurait mérité elle-aussi un peu plus de temps à l’écran. Elle amène un ode de légèreté, de grâce et d’amour.

En gros, on a une distribution convaincante mais la conception des personnages reste survolée. Sur chaque protagoniste, il manque ce petit quelque chose qui aurait amené un impact plus percutant.

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Et au final ça donne quoi ?

Dans l’ensemble, ce film arrive à nous émouvoir et à nous interroger. Si l’on devait pointer quelque chose qui fait que ce long métrage n’est pas à la hauteur de ce qu’il engrange lors de sa première partie, c’est surtout à cause de la passivité dans l’écriture. On peut y voir aussi un manque d’audace et d’approfondissement sur les manœuvres secrètes de l’armée française.

La mise en scène est correcte et se révèle même attrayante lors de séquences d’actions. C’est là qu’on voit le vrai Terence Young, lors de la scène de l’étalon en fuite, l’escapade au zoo ou encore l’explosion de l’avion de chasse en pleine mer.

Au niveau du scénario, on suit une ligne toute tracée et bien dommage. Il y a des carences sur les personnages et les péripéties. On n’est jamais surpris et c’est là que le film perd de sa superbe. Terence Young a suivi un chemin trop conventionnel, qui se veut porter par les bons sentiments. Il aurait été intéressant de dénoncer un peu plus les opérations secrètes, les manœuvres pour faire taire les victimes… On aurait eu le droit à un film flirtant avec l’espionnage, le drame et le thriller, ce qui aurait plus collé au cinéma de Young. Je m’emporte peut être un peu trop dans mon délire ?! Malgré ça, Terence Young arrive à nous pondre un émouvant conte de noël.

L'arbre de noel

En résumé, L’Arbre de Noël est un drame émouvant avec un casting intéressant, mais qui souffre d’un manque de culot au niveau de la plume.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. belette2911 dit :

    Fort émouvant, en effet !

    Aimé par 1 personne

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