Après Séance : Little boy

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Little Boy est un doux mélange entre une comédie, un drame et une histoire fantastique réalisé par le mexicain Alejandro Monterverde. Sortie le 24 avril 2015 aux États-Unis et au Mexique, Little Boy n’a pas connu un grand succès critique et commercial, nonobstant, arrivera-t-il à séduire le public français ?

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Mardi, j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première presse française d’un film sorti comme vous avez pu le lire plus haut en 2015 aux États-Unis. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre lors de ce visionnage, pourquoi n’est-ce jamais sorti en France ? Pourquoi après quasiment deux ans, Alejandro Monteverde sort son œuvre à l’international ? La bande annonce montrait une œuvre originale et bien que les critiques américaines ne soient pas très flatteuses, que vaut vraiment ce film ? Est-ce que je vous conseille d’aller voir ce projet de longue date le 10 mai prochain ? Il n’y aura aucune langue de bois pendant cet article, je vous le promets !

Un petit mot sur l’histoire ?

Alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, de nombreux américains doivent partir aux fronts face aux japonais. Le plus vieux des enfants Busbee ayant été refusé à cause de ses « pieds plats », c’est le père de famille, James qui doit y aller. Très proche de son plus jeune fils qu’il appelle « camarade », cet épisode va changer la vie de notre personnage principal (Pepper). Surnommé Little Boy dans son village dû à sa petite taille, ce jeune garçon suivra les conseils d’un évêque qui arrivera à le convaincre qu’en suivant certaines étapes de la Bible son père reviendra de la guerre. Il va devoir être ami avec le seul japonais du village et réaliser de nombreuses quêtes pour arriver à son but. Sous le ton du fantastique, ce film propose une nouvelle vision des films du genre.

Les premières minutes ?

Dès les premiers instants de l’œuvre, l’auteur nous met dans le bain et nous introduit son style cinématographique. Assez rétro dans le genre, on voyage dans l’imagination de James Busbee et de Little Boy. Sous le ton de la comédie, ce début de récit part vite, voire même trop vite. On n’a pas tellement le temps d’apprécier les personnages et de vraiment s’adapter à l’environnement qu’on apprend que le père doit partir à la guerre. Le montage est très particulier, toutes les scènes s’enchainent sans vraie coupure, mais je reviendrai sur ce point dans le compte rendu final. A l’image de La guerre des boutons, l’environnement est très fantastique et enfantin, ce qui n’est pas un reproche en soit, mais c’est étonnant au vu de la trame scénaristique.

Little Boy

Le casting ?

Sur le papier, le casting est extraordinaire. On retrouve des acteurs que j’apprécie énormément comme Emily Watson (The Book Fief) ou Tom Wilkinson (Michael Clayton). On pourrait ajouter à ce joli listing Michael Rapport habitué des séries TV, l’amusant Kevin James (Hitch) ou encore le célèbre japonais Cary-Hiroyuki Tagawa (Pearl Harbor).

Au niveau du résultat final, je suis mitigé car certains incarnent parfaitement le rôle et d’autres manquent de réalisme. Emily Watson que j’adore ne m’a pas transfiguré plus que ça, je trouve qu’elle manque de caractère dans cette œuvre et bien qu’elle joue juste, j’en attendais beaucoup plus notamment dans les scènes de dispute. Tom Wilkinson joue son rôle d’évêque (enfin je dis évêque, mais je n’y connais pas grand-chose en religion, je me trompe peut-être) sans souci. Il a la tête pour le rôle et sa patience ou plutôt son humanité est louable. Encore une fois, il manque tout de même de force théâtrale, car lorsqu’il évoque Dieu autour d’une partie de poker avec Hashimoto, on dirait qu’il n’a pas de vraie conviction chrétienne. C’est quand même dommage pour un curé, évêque, ou peu importe ce qu’il est.

Michael Rapport qui interprète le père de Little Boy n’a quasiment aucune scène donc c’est difficile de vraiment juger sa prestation, Kevin James a ce don pour la comédie et donc incarne parfaitement son rôle et David Henrie ou plutôt London Busbee est désagréable au possible. Il sur-joue du début jusqu’à la fin et à part mon envie de lui foutre des claques, il n’y a pas grand-chose que je retiens de sa prestation.

In fine, on va quand même aborder les deux rôles les plus importants, tout d’abord « le jap’ » incarné par Cary-Hiroyuki Tagawa est vraiment touchant. Je ne l’avais jamais vu joué un rôle entre la comédie et la « dramaturgie » pourtant ça lui correspond très bien. J’adore son humour, son regard et son intonation de voix. Il représente tout ce que j’imaginais d’un japonais en termes de caractère. Sa représentation du père adoptif tout au long du film est juste et apporte une belle touche d’émotion. Ensuite il y a bien évidemment le héros, le personnage principal – Little Boy. Ce jeune garçon est à la fois agaçant quand il hurle pour faire bouger les choses, drôle dans sa naïveté et émouvant dans sa persévérance. Bien que des fois il en fait un peu trop, je trouve qu’il colle parfaitement avec le film, ce qui est, vous allez me dire paradoxale vis-à-vis de ma remarque sur son frère quelques lignes plus haut…

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Et au final ça donne quoi ?

De manière générale, j’ai passé un bon moment lors de cette projection. Tout d’abord l’environnement était nouveau pour moi, ce qui joue sûrement, mais le film est original. La trame narrative est très sombre, car cela parle tout de même de guerre et sans trop vous spoiler, d’un père annoncé mort par l’armée américaine ; pourtant, on arrive à rire et à sortir de ce contexte assez rude. Comme j’ai pu l’aborder précédemment, au final cette œuvre m’a fait énormément penser à La Guerre des boutons ou au Petit Nicolas. C’est très loufoque et le choix de réalisation très cartoon. J’ai évoqué un peu plus haut, le sur-jeu de certains personnages, mais dans un monde régit par le saugrenu, cela n’est pas trop dérangeant. Si on prend en compte que le narrateur est Little Boy, cette vision ou plutôt se souvenir des personnages n’est pas incohérent. On ne ressent pas la même chose à 10 ans, 15 ans, 30 ans ou 50 ans. Donc si on se base sur ce fait là, la perception des scènes et du burlesque possèdent un sens cohérent dans le récit.

Seul petit bémol : le rythme. Cela va trop vite, nous n’avons pas assez de temps pour s’adapter et reprendre notre respiration. Lors du montage, ils ont décidé de faire des transitions dès que la caméra changeait de plan (ou presque). Entre une musique très enfantine et ce choix de nous montrer les rêves ou plutôt l’imagination de notre héros, c’est difficile de s’immerger toute suite. Certains n’y arriveront peut-être pas. Cependant, bien que la forme soit mitigée au final, le fond est intéressant. Si on se focalise sur le côté subjectif du film, il y a une belle vision de la foi chrétienne, de la religion et la naïveté d’un enfant de bas âge. Je ne vais pas détailler plus mes propos dans cette critique, car il faut vous faire votre propre avis et je souhaite finir sur un cliffhanger. En tout cas, pour ma part, je suis ravi d’avoir eu accès en avant-première à ce projet.

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Dans l’ensemble, cela reste une bonne surprise donc foncez le 10 mai prochain pour visionner Little Boy dans l’une de vos salles de cinéma.

Tomas Richy.

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. QuentinRoux dit :

    Eh bien voilà, tu as réussi à me donner envie de voir ce film ! Objectif atteint ! Merci 😉

    Aimé par 1 personne

  2. film digne de figuré au box office.un film plein d’espoir

    Aimé par 1 personne

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