Top 20 des meilleures répliques signées Michel Audiard

Quand on parle de grands dialogues et de punchlines titanesques, on évoque forcément la plume aiguisée de Michel Audiard. Encore aujourd’hui et à juste titre, il est considéré comme le meilleur dialoguiste/scénariste que le cinéma français ait connu.

En 36 ans de carrière, Michel Audiard a travaillé sur plus de 110 longs métrages où il a imposé son sens de la phrase façon gouaille parisienne. Ses dialogues ont fondu dans les bouches les plus célèbres du cinéma hexagonal, de Jean Gabin à Michel Serrault en passant bien évidemment par Bernard Blier. On avait envie de vous faire découvrir ou redécouvrir les plus belles répliques du plus grand des scénaristes/dialoguistes français. Voici quelques dialogues phares, symbolisant son talent et sa maitrise de la langue Molière et Prévert.

N°20 : Les vieux de la vieille

Le conducteur de car (Guy Decomble) : Eh bien, méfiez-vous. Parce que si j’vous revois, moi, j’vous écrase. Et puis, j’n’ai pas d’temps à perdre : il faut que j’aille jusqu’à Aizenay.

Baptiste (Pierre Fresnay) : Si vous y allez aussi vite que j’vous emmerde, pour une fois, vous serez en avance sur l’horaire.

N°19 : Pile ou face

 L’inspecteur Louis Baroni (Philippe Noiret) : La justice, c’est comme la Sainte Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe.

N°18 : Mélodie en sous-sol

Louis Naudin (Maurice Biraud) : Le boulot, c’est un truc qui vaut mieux commencer jeune. Quand tu démarres tout môme, c’est comme si t’étais né infirme : tu prends le pli, t’y penses plus…

N°17 : Le guignolo

Alexandre Dupré (Jean-Paul Belmondo) : Tout le charme de l’Orient… Moitié loukoum, moitié ciguë… L’indolence et la cruauté… En somme, le Coran alternatif.

N°16 : Un taxi pour Tobrouk

François Gensac (Maurice Biraud) : Mon cher Ludwig, vous connaissez mal les français. Nous avons le complexe de la liberté, ça date de 89. Nous avons égorgé la moitié de l’Europe au nom de ce principe. Depuis que Napoléon a écrasé la Pologne, nous ne supportons pas que quiconque le fasse à notre place. Nous aurions l’impression d’être frustrés.

N°15 : Garde à vue

Maître Martinaud (Michel Serrault) : J’ai l’air aigri comme ça, mais cette année j’ai pas reçu de carton. La Poste a dû le perdre.

Inspecteur Gallien (Lino Ventura) : Vous avez des regrets ?

Maître Martinaud : Ben oui, parce que c’est gentil ces petites fêtes-là. Les embrassades sous le gui, les dernières histoires belges. Ça permet aux dames de sortir leurs bijoux, de danser avec leurs amants, de les présenter à leurs maris…

N°14 : Un Singe en Hiver

 Gabriel Fouquet (Jean-Paul Belmondo) : Monsieur Esnault, si la connerie n’est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille !

N°13 : Les grandes Familles

Lucien Maublanc (Pierre Brasseur) : Nous avons de l’argent tous les deux. Toi, tu représentes le patronat, moi le capitalisme. Nous votons à droite. Toi, c’est pour préserver la famille, moi, c’est pour écraser l’ouvrier. Dix couples chez toi, c’est une réception… Chez moi, c’est une partouze ! Et le lendemain, si nous avons des boutons, toi, c’est le homard, moi, c’est la vérole !

N°12 : Cent mille dollars au soleil

Rocco (Jean-Paul Belmondo) : Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent.

N°11 : Archimède le clochard

Archimède (Jean Gabin) : Primo : Monsieur, je ne couche jamais sous les ponts, quelle que soit la saison. Secundo : à partir de Novembre, je ne connais que deux solutions convenables : la prison ou la Côte d’Azur. Ça c’est mon truc !

Arsène (Darry Cowl) : Tu y es déjà allé ?

Archimède : Oui Monsieur, mais je ne supportais pas la nourriture.

Arsène : C’est pas de la prison que je te parle, c’est de la Côte d’Azur.

Archimède : Moi aussi, c’est de la Côte d’Azur. Je ne supporte pas l’huile d’olive.

N°10 : Des pissenlits par la racine

Jo Arengeot (Maurice Biraud) : D’habitude avec les nanas, je dépasse jamais le diabolo-menthe ou le jus de fruit. Mais avec vous, le champagne s’impose ! Et millésimé !

N°9 : Un Idiot à Paris

Léon Dessertine (Bernard Blier) : Monsieur Graffouillères, vous êtes un meneur ! Une grève-surprise ?… Bravo ! Trente tonnes de barbaque sur le carreau alors qu’on crève de faim à Chandernagor ?… Hourra ! Monsieur Graffouillères, vous êtes un meneur et vos p’tits camarades des inconscients ! Vous semblez oublier, en effet, mes amis, que vous n’êtes que des salariés, c’est-à-dire les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste !… Des chômeurs en puissance ! Le chômage… Le chômage et son cortège de misères… Y avez-vous pensé ? Finie, la p’tite auto, finies les vacances au Crotoy, fini l’tiercé… C’est pourquoi, mes amis, si vous avez des revendications d’salaire à formuler, vous m’adressez une note écrite et j’la fous au panier, et on n’en parle plus. Nous sommes bien d’accord ?

N°8 : Le Pacha

le commissaire divisionnaire Louis Joss, dit « le Pacha » (Jean Gabin) : Je pense que le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner.

N°7 : Garde à vue

Maître Martinaud (Michel Serrault) : On cesse d’être en sécurité dès qu’on passe la porte d’un commissariat. Avec vous composer le numéro de la police donne déjà la chair de poule.

N°6 : Elle cause plus…Elle Flingue

Clara Trompette dite Rosemonde du Bois de la Faisanderie (Annie Girardot) : Le portrait du policier type : une intelligence bien en dessous de la moyenne, mais avec des éclairs d’imbécilité.

N°5 : Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

Premier truand : Il a dû être retardé dans un embouteillage.

Charles (Bernard Blier) : À l’école il avait toujours le prix d’exactitude, et le prix de bonne camaraderie. Ah, les institutions, la notoriété, le prestige, tout est bafoué, et tout ! Le roi s’endort, on dessoude le dauphin ! Jolies manières ! Mais attention, hein ! J’ai bon caractère mais j’ai le glaive vengeur et le bras séculier. L’aigle va fondre sur la vieille buse !

Deuxième truand : C’est chouette comme métaphore, non ?

Premier truand : C’est pas une métaphore, c’est une périphrase.

Deuxième truand : Oh, fais pas chier !

Premier truand : Ça c’est une métaphore !

N°4 : Le cave se rebiffe

Ferdinand Maréchal, dit le Dabe (Jean Gabin) : J’t’enverrai un gonze dans la semaine. Un beau brun avec des bacchantes. Grand, l’air con.

Mme Pauline (Françoise Rosay) : Ça court les rues, les grands cons.

Ferdinand Maréchal : C’lui là, c’est un gabarit. Un exceptionnel. Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon ! Y serait à Sèvres !

N°3 : Les Barbouzes

 Francis Lagneau (Lino Ventura) : Une brute ça rit d’un rien. Un missile qui passe, un champignon qui monte dans le ciel, le temple d’Angkor qui passe au-dessus de Billancourt… J’me marre de tout, j’ai des goûts simples.

N°2 : Un singe en hiver (Du Hoang Ho au Yang Tse Kiang)

 

N°1 : Les Tontons Flingueurs (scène de la cuisine)
En bonus :

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. belette2911 dit :

    J’adore ses dialogues et là, je viens encore d’en découvrir ! « Garde à vue », quel film !

    Aimé par 1 personne

  2. Caroline dit :

    Des dialogues comme on n’en fait plus avec une langue de Molière maniée, retournée avec délicatesse et rudesse, mais toujours avec respect… et des acteurs exceptionnels. Un temps où la qualité et le buzz s’allaient pour les plus beaux résultats…

    Aimé par 1 personne

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