USS Alabama (1995)

USS Alabama est un film de guerre américain réalisé par Tony Scott.

En 1993, la société de production Don Simpson/Jerry Bruckheimer Films obtient l’accord de la Navy pour embarquer au sein du sous-marin Trident USS Florida avec le « Golden Crew » (l’équipage d’or). Parmi les invités, on y trouve Tony Scott (réalisateur), Don Simpson, Jerry Bruckheimer (producteurs), Ricardo Mestres (président de Hollywood Images), Michael Schiffer (scénariste) et Richard P. Henrick (auteur du roman). L’équipe a même eu l’autorisation d’enregistrer au magnétophone le Commandant en second William Toti en plein exercice, Denzel Washington s’en est hautement inspiré pour travailler son rôle.

Le budget de tournage est fixé à 53 millions de dollars, il faut savoir que la Marine Nationale Française a participé à la production contrairement à la Navy, pour qui l’histoire de mutinerie donnait une mauvaise image de la discipline dans l’armée.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Je considère ce long métrage comme l’un des plus sous-estimé de Tony Scott. Un face à face électrique entre deux grands acteurs dans un huis clos immersif et bien écrit.

Un petit mot sur l’histoire ?

Au milieu des années 90, la paix mondiale est à nouveau menacée. Vladimir Radchenko, un nationaliste russe extrémiste, tient tête au gouvernement de son pays. Fort du soutien de milliers de sympathisants et de déserteurs de l’armée régulière, il s’est emparé de plusieurs bases stratégiques, notamment d’un site de lancement d’ICBM, et menace de bombarder les États-Unis.

Les USA projettent donc leur force stratégique afin de pouvoir neutraliser le site en cas de lancement. Le SNLE-731 USS Alabama est envoyé sur zone: il est commandé par le capitaine Frank Ramsey (Gene Hackman) qui a choisi pour second le lieutenant Ron Hunter (Denzel Washington), un officier d’élite. Cependant, il le trouve trop humaniste, voire dangereusement pacifiste… Dés lors une tension se crée entre ces deux hommes aux opinions franchement divergentes.

Les premières minutes ?

Le cadre se pose dés le générique, la musique de Hans Zimmer véhicule de l’obscurité et du suspens, et on a cette phrase qui apparait « Les trois hommes les plus puissants au monde : Le Président des Etats-Unis, le Président de la République de Russie et… le Commandant d’un sous-marin d’attaque nucléaire. »

Le climat est sous tension maximale entre les États-Unis et la Russie, on pense évidemment à l’époque de la crise des missiles de Cuba en 1962 et le film y fait bien évidemment référence. Au bout de cinq minutes, on est plongé dans cette atmosphère oppressante et imprévisible. La rencontre entre le capitaine Ramsey et le lieutenant Hunter, nous promet déjà un grand face à face. Gene Hackman en impose immédiatement, un rôle sur mesure pour un très grand acteur.

Le premier quart d’heure se conclut sur le départ en mission de l’USS Alabama. Tony Scott mène tambours battants son long métrage, le réalisateur a souvent entretenu un rythme vitaminé et sous tension dans ses films.

Le casting ?

Comme le laisse entendre ses premières scènes, Gene Hackman est impeccable ! Il taillé pour le rôle du commandant Ramsey, son expérience et son charisme font corps avec le personnage. A mes yeux, il s’agit d’une de ses meilleures compositions.

A ses côtés, Denzel Washington tient parfaitement tête à son partenaire, ce qui n’est pas donné à beaucoup d’acteurs. Son interprétation est très convaincante et entretient comme il faut l’opposition envers Gene Hackman.

Au niveau des acteurs secondaires, Viggo Mortensen, James Gandolfini et George Dzundza tiennent bien leurs places dans l’ensemble.

Et au final ça donne quoi ?

Tony Scott signe un redoutable huis clos maritime articulé d’une grande et belle confrontation. Sa mise en scène nerveuse nous embarque dans un contexte électrique, voir explosif, aux côtés du commandant et de son second. Une opposition que le réalisateur orchestre de manière subtile et qui va crescendo. On reconnait une nouvelle fois son savoir-faire pour ce qui est des moments de confrontations. Les décors sont soignés et apportent une certaine authenticité à laquelle Tony Scott a toujours tenu dans ses films. Son désir était de faire rimer grand spectacle avec une part de vérité.

Les grandes lignes du scénario ont été écrites par Michael Schiffer, mais Robert Towne (Chinatown), Steven Zaillian (Gangs of New-York) et Quentin Tarantino ont également participé à l’écriture, notamment sur les dialogues. On comprend pourquoi la production et Tony Scott ont fait appel à eux, car les grandes lignes n’ont rien de bien originales. Cela demandait un peu plus de relief, heureusement que quelques réécritures ont été proposées. En gros, on a un espèce de révoltés du Bounty version sous-marin sur fond de conflit américano-russe. Les dialogues percutants, la conception des personnages principaux et les performances de Gene Hackman et Denzel Washington portent le film vers le haut. C’est là aussi que l’on remarque le talent de Tony Scott, même si le scénario est quelconque, il arrive à lui donner du cachet qui impacte sur le spectateur.

De son côté, Hans Zimmer se montre en grande forme. Son score inspire à une atmosphère sombre et tourmentée. On retrouve bien évidemment le côté synthético-orchestral, qui apporte un souffle à la fois épique et psychologique, à l’image du thème principal. Le compositeur allemand signe là, l’une de ses plus belles compositions.

En résumé, USS Alabama vaut le détour pour son dynamisme et l’intensité que génère le duo Washington/Hackman.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Un vieux film mais que j’ai adoré avec des acteurs comme on en fait plus !
    Bamba Aida Marguerite
    http://www.serialfoodieleblog.com
    http://www.serial-foodie.com
    http://www.bambaaida.com

    Aimé par 1 personne

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