Pale Rider (1985)

Pale Rider est un film américain réalisé par Clint Eastwood.

Il s’agit d’une réadaptation d’un classique du western américain : Shane (L’Homme des Vallées Perdues en Français). Ici, Eastwood réinvente le Far-West à l’instar de son mentor Sergio Leone.

Pour l’anecdote, Pale Rider est l’un des derniers westerns produits à Hollywood et un des derniers à avoir connu un succès critique et commercial. Il s’agit d’ailleurs du plus gros succès commercial du genre sorti dans les années 80. À l’époque, le western est pratiquement mort à Hollywood. L’échec d’Heaven’s Gate (La porte du paradis) de Michael Cimino quelques années auparavant a creusé la tombe d’un genre qui était déjà à l’agonie. C’est dans ce contexte qu’Eastwood, l’homme que l’on associe le plus aux Westerns après John Wayne va s’attaquer à ce projet.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Comme je l’ai déjà mentionné dans des précédentes critiques, je suis un grand fan de western. Il s’agit de mon genre de prédilection. Ajouté à cela mon admiration pour Clint Eastwood, je ne pouvais rater ce film. Par ailleurs, le classique que j’ai mentionné plus tôt à savoir Shane fait partie de mes westerns préférés. J’étais donc curieux de voir la vision d’Eastwood sur ce récit.

Un petit mot sur l’histoire ?

Dans la vallée de LaHood, au nord de la Californie des chercheurs d’or indépendants sont constamment harcelés et agressés par les sbires d’un industriel puissant qui veut les obliger à partir pour récupérer leur filon. Après que leur camp ait été mis à sac, Megan une des habitantes de la vallée prie pour un « miracle ». Au même moment arrive dans la vallée un mystérieux étranger.

Les premières minutes ?

Le film s’ouvre sur une séquence relativement simple, la mise à sac du campement des mineurs. La réalisation est soignée. S’ensuit une scène vraiment intrigante, alors que la jeune Megan fait une prière on a une alternance de plan entre sa prière et l’arrivée d’un étranger qui chevauche dans sa vallée. La musique couplée au son du tonnerre, ainsi que l’écho des mots de la jeune fille donnent une puissance presque surnaturelle à la scène et spécialement aux plans où l’on voit Eastwood sur son cheval.

Le casting ?

Le casting est dans son ensemble satisfaisant, tous les acteurs jouent justes. Pour Eastwood, d’une certaine façon, on le voit là dans un rôle qu’il a déjà campé. Son personnage surnommé « Preacher » évoque inévitablement l’homme sans nom de la Trilogie du Dollar. « Preacher » est d’ailleurs enveloppée d’un mystère encore plus important. En effet, on peut même se poser la question de son existence…Mais je reviendrai là-dessus plus tard, Eastwood quant à lui est excellent comme à son habitude dans ce rôle qui lui correspond si bien.

Pour le reste du casting, il n’y pas vraiment grand-chose à ajouter dessus, le film repose essentiellement sur Eastwood même si Michael Moriarty et Sydney Penny donnent eux aussi des performances intéressantes.

Et au final ça donne quoi ?

Au final Pale Rider est un excellent Western, ici Eastwood réussit à réadapter un mythe du cinéma américain tout en y ajoutant sa patte propre. On y trouve de nombreuses références à Leone avec les portes qui claquent, des bruits d’éperon, des silences pesants etc… Encore une fois et comme Leone avant lui, Eastwood réinvente le mythe de l’Ouest en le rendant plus sombre, plus réaliste et plus sale. La chromatographie du film est très sombre, la lumière est peu présente, le ciel est toujours gris…
Pour ce qui est de la réalisation d’Eastwood, elle est simple mais impeccable. Que ce soit les paysages, les scènes d’action tout est filmé efficacement.

Eastwood nous offre ici un western puissant et mémorable. On peut regretter un manque d’originalité dans le scénario, mais le film reste extrêmement satisfaisant. La simplicité et la familiarité de l’histoire, n’empêchent pas d’apprécier le travail d’Eastwood. Je considère vraiment ce film comme une forme de prélude à Impitoyable. Aussi bizarre que ça puisse paraître, on sent déjà dans ce film ce qui fera le succès du chef d’œuvre d’Eastwood.

À une époque où le western est en déclin, Eastwood va poser dans Pale Rider les bases d’un nouveau genre de Western. Un western plus réaliste, et plus moralement ambigu.

Eastwood est donc au final celui qui a apporté la touche finale à ce genre, lui qui a été un des acteurs les plus associés aux westerns donne ici dans Pale Rider une nouvelle vision. La réussite est totale, si on y réfléchit. En soustrayant la naïveté des premiers westerns et sans y ajouter le côté humoristique et parodique des westerns spaghetti ; Eastwood se concentre sur l’essentiel. Ce qui donne un film puissant, brute et mystérieux… Pale Rider représente au final la quintessence du cinéma d’Eastwood : Intense.

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