Je suis un cyborg (2006)

Je suis un cyborg est une comédie sud-coréenne produite , écrite et réalisée par Park Chan Wook. Il a été nommé au festival de Berlin en 2007. La bande originale du film est l’œuvre de Yeong-Wook Jo , à qui l’on doit notamment la musique de Lady Vengeance , Old Boy , Thirst et Mademoiselle. Il s’agit d’une collaboration de longue date entre le réalisateur et le compositeur , pour le plus grand bien de nos oreilles.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Je suis simplement admirative du travail de Park Chan Wook. Après m’être délecter de la trilogie de la vengeance , Thirst et Joint security area , c’est avec un véritable entrain , mais non sans appréhension que je me suis lancé dans le visionnage de ce film qui me paraissait pour le moins original.

Un petit mot sur l’histoire ?

Young-Goon est persuadée d’être un cyborg. Elle refuse de s’alimenter normalement pour ne pas risquer d’endommager son système et se recharge en s’électrocutant. Elle est internée en hôpital psychiatrique où elle fait la rencontre de Il-Soon , lui même persuadé de pouvoir voler l’âme des gens. Le jeune homme est immédiatement intrigué par Young-Goon et mettra toute en œuvre pour ramener la jeune fille à la réalité et la convaincre de se nourrir.

Les premières minutes ?

C’est une plongée instantanée dans l’esprit gentiment dérangé de Young-Goon , on l’a découvre parlant aux distributeurs automatiques , mettant sa vie en danger en pensant se recharger sur des prises électriques et suçant des piles . On ne peut être plus aux antipodes de l’univers de Park Chan Wook , tout du moins de ce que l’on en connaît , et pourtant on reconnaît immédiatement le sens de l’esthétique du réalisateur.

Le casting ?

C’est avec un vrai plaisir que j’ai retrouvé dans le rôle principal la jeune Im Soo-Jeong qui m’avait proprement scotché dans 2 sœurs de Kim Jee Woon. Elle montre dans je suis un cyborg qu’elle a plusieurs cordes à son arc , elle semble tout droit sortie d’un manga et donne totalement vie à ce personnage pour le moins loufoque. Il-Soon quant à lui est campé par Jung Ji-Hoon , plus connu sous le pseudonyme de Rain , véritable star de la musique dans son pays , un choix curieux cependant le jeune homme se montre particulièrement convaincant. Leur duo est très touchant et fonctionne à merveille. Le film tourne essentiellement autour de ces deux personnages mais les seconds rôles sont également bien distribués , chacun interprétant brillamment la démence dont ils sont atteints.

Et au final ça donne quoi ?

Une véritable surprise , j’étais aussi intriguée qu’effrayée par le scénario on ne peut plus surprenant de Je suis un cyborg, c’est finalement une réussite. La romance ne prend jamais le pas sur l’intrigue beaucoup plus intelligente que ce à quoi je m’attendais. Le duo fonctionne à merveille et constitue la plus grande force du film. C’est sans peine que Park Chan Wook nous fait passer par toutes les émotions , tantôt drôle , tantôt tragique , Je suis un cyborg réussit de bout en bout. En quelques minutes on passe d’un rapprochement tout en douceur entre les personnages , à un véritable carnage façon Terminator. S’il peut paraître un peu trop loufoque pour être touchant , il n’en est rien , tout est parfaitement mesuré et nous offre un savoureux mélange de genre.

Définitivement, Park Chan Wook sait me charmer et n’a pas fini de me surprendre. Je ne peux que vous inciter au visionnage de cette pépite , absolument unique.

Marine D.

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