Paprika (2006)

Paprika est un film d’animation japonais réalisé par Satoshi Kon.

Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme écrit par Yasutaka Tsutsui en 1993. L’auteur a lui-même contacté Satoshi Kon après avoir vu le film Millenium actress , heureuse coïncidence car le réalisateur souhaitait adapté Paprika depuis la sortie de son premier film «Perfect blue».

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Je suis fan d’animation japonaise depuis mon plus jeune âge. Satoshi Kon est un réalisateur dont on m’a dit le plus grand bien et le synopsis de Paprika m’a enthousiasmé. L’univers des rêves me plaît énormément.

Un petit mot sur l’histoire ?

Un nouveau traitement thérapeutique nommé PT a été inventé. Grace à une machine , le DC Mini , il est possible d’infiltrer les rêves de patients et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de l’inconscient. Le docteur Chiba utilise déjà le processus pour soigner ses patients sous la forme de Paprika son alter ego onirique , à la personnalité bien différente. Elle s’occupe particulièrement du cas du commissaire Toshimi Konakawa prisonnier de ses angoisses passés. Cette thérapie a été conseillé au commissaire par le docteur Shima membre de l’équipe scientifique. Alors que les tests sont encore en cours , trois prototypes de la DC Mini sont volés. Entre de mauvaises mains , le DC Mini pourrait avoir des effets catastrophiques d’autant que le docteur Tokita n’avait pas encore créer de système de contrôle d’accès , ce qui signifie que n’importe qui a la possibilité d’entrer dans les rêves et de les contrôler. Afin d’éviter un drame , le docteur Chiba et le docteur Tokita vont s’aventurer dans le monde des rêves afin de découvrir qui est le voleur et quel son but. Les soupçons se portent sur Himuro l’assistant du docteur Tokita , mais celui-ci a disparu.

Les premières minutes ?

Les premières minutes nous plonge dans les pensées du commissaire Konakawa. Aux côtés de Paprika nous découvrons l’inconscient troublé du personnage hanté par une enquête et par une amitié passé. C’est donc une succession de rêves loufoques qui se déroule sous nos yeux. Cette introduction surréaliste donne le ton de l’ambiance folle dans laquelle va baigner l’ensemble du film. Visuellement c’est du grand spectacle et ça donne envie de rester.

Les personnages et le doublage ?

Les personnages de Paprika et du Docteur Chiba sont vraiment intéressants car il y a un fossé entre les deux , les versions réelles et oniriques n’ont absolument rien en commun. Paprika est très enjouée et spontanée tandis que le docteur Chiba est plus réservée écoutant sa raison plus que son instinct. Le commissaire Konakawa est le personnage dont l’histoire est la plus mise en avant , on connaît ses angoisses , son passé et on voyage dans ses rêves , il vole selon moi le statut de personnage principal à Paprika. Pour ce qui est des personnages secondaires Tokita et Shima sont les parfaits stéréotypes du geek en surpoids et du savant fou. Un peu cliché donc mais rien de bien dérangeant.

Le casting original est composé de grand nom du doublage japonais. Megumi Hayashibara double le personnage de Paprika et bien évidemment celui du docteur Chiba , c’est une doubleuse très productive, elle a notamment incarné Leila dans mon coup de coeur Vampire hunter D Bloodlust et la version féminine de Ranma dans la série d’animation Ranma 1/2. Akio Otsuka donne vie au personnage du commissaire Konakawa , il est également un doubleur très connu par exemple dans le rôle de Batou dans la saga Ghost in the shell. Toro Fuyura campe le personnage du docteur Tokita , Sei-Jiro le président du comité scientifique est interprété par Toru Emori. Le casting est d’une grande qualité , ce qui n’est pas étonnant au vue de la profusion de rôle qu’ont interprétés les différents doubleurs japonais.

Il est amusant de noter que dans la version française , les personnages de Paprika et du docteur Chiba sont doublés par deux personnes différentes à savoir Kelly Marlot et Laurence Dourlens. Xavier Fagnon et Emmanuel Jacomy sont également présents au casting français.

Et au final ça donne quoi ?

Le film nous perd totalement , tant est si bien que quand vient la fin on ne sait plus où se situer entre rêve et réalité. Cela vous rappelle quelque chose ? C’est bien normal Christopher Nolan cite «Paprika» comme sa principale influence du scénario d’Inception , il s’est d’ailleurs inspiré du personnage de Paprika pour le rôle d’Ariane incarné par Ellen Page. C’est un véritable enchantement , visuellement c’est absolument magique , la traversée des différents rêves est époustouflante , d’une parade constitué de jouets à un thriller en passant par Tarzan puis le mythe d’oedipe rien n’est laissé au hasard. Le seul petit point noir du film selon moi est la bande originale , je n’ai pas du tout aimé le thème principal , cela dit c’est une appréciation tout à fait personnel et malgré cela , la musique colle très bien à l’ambiance du film. La dualité est capital dans l’intrigue , les personnages principaux révèle leur véritable fond par le biais de leur alter ego. Quant aux voleurs , ils finissent par ne partager qu’un seul et même corps.

L’univers du cinéma est très important dans le film , Satoshi Kon se fait d’ailleurs un clin d’oeil lors de la scène finale on peut apercevoir les affiches de ses films précédents à savoir Perfect Blue , Millenium actress et Tokyo Godfather.

En résumé, Paprika est un pur bijou de l’animation japonaise , absolument virtuose. Il est certain que je découvrirais avec enthousiasme le reste de la filmographie de Satoshi Kon.

Marine D.

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