Cigarettes et chocolat chaud (2016)

Cigarettes et chocolat chaud est un film réalisé par Sophie Reine.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Gustave Kervern (Mammuth, Saint-Amour) qui rencontre Camille Cottin (Connasse, Princesse des coeurs), forcément ça donne envie surtout sous la houlette d’une jeune réalisatrice qui revendique le cinéma électrique français.

Un petit mot sur l’histoire ?

Denis Patard, veuf mélancolique et père de famille se démène tant bien que mal avec ses deux emplois, le jour dans une jardinerie, la nuit dans un sex-shop, au risque de n’être jamais là quand ses filles ont besoin de lui. Après avoir oublié une fois de trop, sa cadette à l’école, il reçoit la visite d’une travailleuse sociale, bien décidée à lui imposer sa méthode d’éducation.

Les premières minutes ?

L’intro et le générique nous mettent tout doucement dans l’ambiance et rappellent quelque peu les réalisations de Remy Bezançon avec qui la réalisatrice avait collaboré auparavant sur l’excellent film qu’est Le premier jour du reste de ta vie. On retrouve ce côté pétillant avec quelques goutes dramatiques.

Au bout du premier quart d’heure, on comprend tout de suite les enjeux et à quels types personnages nous avons affaire. Progressivement, on s’y attache déjà. Tendresse, humour, et complicité viennent nous caresser et nous emporter dans une comédie sociale qui sort un peu de l’ordinaire.

Le casting ?

On va commencer par les deux petites révélations du film, à savoir Héloïse Dugas et Fanie Zanini. Ces deux jeunes actrices se montrent attachantes, solides et nous fait entrevoir un véritable potentiel pour la suite de leurs carrières.

Gustave Kervern est plutôt à l’aise dans la peau du papa mélancolique et légèrement marginal. L’acteur se sent bien et ça se voit, la complicité qu’il a avec l’ensemble de la distribution le prouve.

De son côté Camille Cottin colle bien à son personnage et rappelle un peu Alexandra Lamy par moments. Elle exprime joliment les choses, notamment dans la dernière partie du film.

Et au final ça donne quoi ?

Avec ce premier long métrage, Sophie Reine souffle une légère brise sincère et émouvante sur le cinéma hexagonal. La réalisatrice surfe habilement sur les rires et les larmes à travers une histoire semi-autobiographique où la poésie s’allie à l’humour et la tendresse.

La mise en scène n’a aucune prétention en dehors de nous emporter dans l’histoire, nous attacher aux personnages et de se rendre ludique à certains moments. On voit que la réalisatrice a murement réfléchi son cadre et son rythme quand on voit les couleurs, les accessoires, les décors et le dynamisme apporté par le montage.

C’est à travers des thématiques fortes et sérieuses, que Sophie Reine nous raconte la vie de la famille Patard et de Séverine (Camille Cottin) qui n’est pas insensible à tout l’amour, la maladresse et la tendresse que véhicule le papa et ses deux petites filles. La dramaturgie des évènements est toujours accompagnée et traitée avec légèreté, sans tomber d’un côté comme de l’autre. Un équilibre que la réalisatrice entretient à merveille sur le papier et encore plus à l’écran.

Pour ce qui est de la musique, Sébastien Sauchois épouse la vague du désordre et de la légèreté. L’accent est principalement mis sur le rythme des cordes, ce qui apporte un peu plus d’énergie au long métrage.

En résumé, Cigarettes et chocolat chaud est un premier film délicieux qui en appelle d’autres.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. worldcinecat dit :

    Beaucoup aimé ce film vu au moment de Noël

    J'aime

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