Dear Roger,

Cher Roger,

J’écris ces lignes sans trop y croire, aux sons des génériques des James Bond de mon enfance. L’annonce de ta mort ,mots que je ne croyais jamais avoir à écrire un jour, ici ou ailleurs, ne sera pas l’occasion pour moi d’écrire ta nécrologie ni pour évoquer l’acteur, ni même de l’homme d’autres médias le feront aussi bien, voir mieux que moi.

Moore , Sir Roger Moore, tu étais pour moi plus que le héros de série dominicale, tu représentais le flegme britannique, ambassadeur de tout une nation pour les yeux du jeune enfant que j’étais. De Simon Templar à Brett Sinclair en passant par Ivanhoé mon enfance (pas si lointaine que ça) était remplit de tes exploits de dandy qui mettait tout le monde d’accord . Je rêvais de tes aventures. Quelque que soit le rôle , il faut dire que mon jeune cerveau confondait beaucoup de choses, mais tu étais toujours là, figure télévisuel quotidienne et toujours présente.

Et il y a eu cette fameuse aprem sur TF1, où pour la première fois les célèbres notes du gunbarrel si caractéristiques résonnaient de ma télé, puis ton visage si familier qui apparaissait. Ce film c’était Vivre et Laisser Mourir et le coup de foudre avait démarré, pour la licence mais surtout pour toi. Toi , mon premier James Bond. Je guettais les programmes télé en attente du prochains épisodes diffusés, comme enfant j’attendais Noël et l’énième rediffusion des Asterix.

Alors oui, je savais que tu n’étais pas le seul Bond, j’avais vaguement entendu parlé d’un certain Remmington Steele et j’avais un lointain souvenir d’une séance ciné devant Goldeneye. Mais toi , on te voyait tout le temps, surtout pour l’enfant que j’étais qui ne fréquentais pas vraiment les cinémas pour contempler les exploits de ton successeur, ton humour et ton style étaient appréciés de tous et faisaient merveille pour moi.

Puis, j’ai grandi, j’ai appris. J’ai vu l’ensemble de la saga , les vieux que je ne voulais pas voir et les «récents» qui me faisaient tant rêver. Et tu n’étais plus mon préféré, tu étais trop… différent, décalé et has-been par rapport à tes homologues.

J’ai découvert tes autres films, mais aussi que ta voix, n’était pas vraiment ta voix . Tu ne parlais pas vraiment français, c’était un autre comédien, Claude Bertrand qui te donnait la parole et il était indissociable de ton visage et de tes mimiques. Moore sans Bertrand, Bertrand sans Moore c’était impossible. Grâce à lui et à son talent , tu parlais ma langue et votre talent faisait merveille.

Puis tu as disparu, remplacé à la télé et dans mon cœur par tes successeurs, j’en revenais toujours à dire que tu avais été le pire mais en fait, ce n’est pas vrai tu étais toi, tu étais James Bond , Simon Templar, Ivanhoé ou Brett Sinclair.

Roger, je te dis adieu, on ne se connait pas ,on ne se connaîtra jamais, mais merci . Merci de m’avoir permis de m’évader, de m’avoir fait rêver, de m’avoir fait aimer ton pays, mais surtout Merci d’avoir été ce que tu es.

Yann R.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. belette2911 dit :

    Oui, un James Bond nous a quitté…. Je préfère Sean Connery, mais je l’adorais en Brett Sinclair ! Moore avait un rôle de Bond différent de celui de Sean.

    J'aime

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