Après Séance : Pirates des Caraïbes – La Vengeance de Salazar

La folle année cinématographique de Disney se poursuit et c’est maintenant au tour du cinquième volet de la franchise à succès Pirates des Caraïbes à sortir en salle. Pour ce film sous-titré Dead Men Tell No Tells, les studios Disney ont engagé un duo de réalisateurs norvégiens peu connu, Joachim Ronning et Espen Sandberg, pour réaliser le métrage. Avec un scénario que ne fait que se réécrire depuis 2011 et après le quatrième opus sorti 6 ans plus tôt qui m’a déçu, je n’avais pas vraiment d’attentes n’y d’espoir pour Pirates des Caraïbes 5. Je m’attendais à un film de pirates ordinaire sans trésor caché derrière le scénario et au final … je me suis trompé !

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Même si La Fontaine De Jouvence ne m’a pas plu et m’a fait douter pour les futurs films de la franchise, j’étais très intrigué par le 5e opus des aventures du mythique Capitaine Jack Sparrow. Ayant adoré les 3 premiers films, je ne pouvais me permettre de ne pas aller à son avant-première même si j’étais ambigu et douteux à son propos. De plus, les critiques ne m’ont pas aidé à croire au potentiel de Dead Men Tell No Tales mais Disney c’est Disney alors il y avait toujours une mince lueur d’espoir dans mon esprit que le film pourrait me plaire. Or, qui suis-je pour juger un film que je n’ai pas vu ? C’est pour ce faire que je suis allé voir Pirates des Caraïbes : Les morts ne racontent pas d’histoires ou La vengeance de Salazar.

Un petit mot sur l’histoire ?

Les temps sont durs pour Jack Sparrow, non seulement il est poursuivi par la malchance mais il ne navigue plus sur les mers et son équipage perd confiance en lui. Du même moment, Henri Turner cherche un moyen pour délivrer son père William de la malédiction du Hollandais Volant et Carina Smith, jeune astronome très intelligente, cherche à trouver un moyen de déchiffrer la carte dont aucun pirate ne peut lire. La route de ces 3 personnes se croisera et ils devront faire équipe pour retrouver le Trident de Poséidon alors que le terrifiant Capitaine Salazar refait surface pour éliminer Jack et reprendre possession de l’Océan.

Les premières minutes ?

Le film ne tarde pas à se mettre en place et c’est quelque chose qui m’effrayais. J’avais peur que le tout soit étirer et qu’il y ait quelques longueurs mais finalement c’est un début réussi qui nous prépare pour la suite. Dès les premières scènes, les motivations des personnages sont connues et l’aventure peut commencer. La scène d’ouverture qui nous montre pour la première fois le capitaine Salazar et son équipage est époustouflante ! Les effets spéciaux sont incroyables et l’ambiance est sombre, tout pour faire peur aux pirates.

Le casting ?

Presque tout le casting principal du premier volet est de retour. Orlando Bloom et Keira Knightley ont leur petite apparition dans film et c’est une chose que les fans apprécieront. Comme à son habitude, Johnny Depp interprète le fameux Capitaine Jack Sparrow à merveille. Il est drôle, aimable et a toujours son petit côté « insolant ». J’avais bien hâte de voir comment Javier Bardem allait se débrouiller comme méchant du film et c’est bien réussi pour l’acteur espagnol, lui qui n’a pu voir le résultat final que lors de l’avant-première du film à Los Angeles.

Geoffrey Rush (Hector Barbossa) et Kevin McNally (Gibbs) gardent leur personnage intact et jouent exactement de la même façon que dans les précédents volets. Le film nous fait découvrir le vrai visage de deux nouveaux acteurs qui ont pour la première fois je dirais, le terrain pour se faire valoir ; Brenton Thwaites y incarne le fils de Will Turner, Henri Turner et Kaya Scodelario joue la jeune et brillante Carina Smith. Performance réussi pour Scodelario et dans le cas de Brenton Thwaites, c’est passable. Bref, un bon casting est mis en place pour le film et il nous réserve même quelques surprises.

Et au final ça donne quoi ?

Contrairement à tout ce qui s’est dit à son sujet, le film est vraiment génial ! Les réalisateurs ont réussi leur mission et Pirates Des Caraïbes : Dead Men Tell No Tales est une énorme surprise. J’ai savouré chaque scènes en me disant que c’était peut-être bien la dernière fois que je verrais le Capitain Sparrow sur grand écran ! Il n’y a presque pas de temps mort et Pirates des Caraïbes 5 est extrêmement amusant, magnifique visuellement, rempli d’action et d’humour.

Après un quatrième volet qui laisse à désirer et qui s’était éloigné des choses qui ont rendu la saga un phénomène mondial, nous retrouvons enfin un bon vieux Pirates des Caraïbes comme on aime, un film qui se rapproche des 3 premiers. Il y a beaucoup de surprises dans le film, l’enchainement des péripéties et de l’histoire se fait assez bien, les réalisateurs gèrent bien le film et le scénario de Jeff Nathanson’s met en évidence une histoire qui est amusante et plein d’aventures. Encore une fois, la musique du film nous donne des frissons et la qualité sonore est magnifique.

Oui le film à ses défauts mais il surpasse amplement mes attentes. Je n’ai pas été déçu et que dire sur la fin du film ! Sans vous spoiler, cette saga se termine parfaitement (enfin si c’est le dernier film). Certains auront été perplexe et d’autres émus par les dernières minutes de Pirates des Caraïbes. Pour ma part, surpris sera le terme approprier. J’ai beaucoup apprécié l’ensemble de cette franchise et après avoir vu comment se termine le film, je crois qu’il serait maintenant temps de lâcher prise et de passer à autres choses pour Disney, question de terminer en beauté.

Bref, même si la presse et les critiques mitigent leurs avis sur le film (ce qu’ils ont fais pour toute la saga), pour moi, Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar est divertissant, cocasse, facétieux et aimable. Si vous avez aimé les premiers films et bien celui-là vous plaira assurément. Allez-y pour vous divertir et pour passer un bon moment et oubliez l’avis des critiques à son sujet. Faites-vous votre propre idée !

William T.


Paul contre-attaque !

Après six d’attente, le nouvel volet de Pirates des Caraïbes accoste enfin sur nos côtes occidentales. Vaut-il la peine de s’embarquer à bord ? C’est ce que nous allons essayer de savoir en l’observant de plus près à travers notre longue-vue critique !

Il est compréhensible qu’à l’annonce des réalisateurs et du scénariste, certains ont pu immédiatement songer à sauter par-dessus bord. Les réalisateurs Joachim Ronning et Espen Sandberg n’ont pas su convaincre beaucoup de spectateurs et de critiques avec leurs précédents films. Le scénariste, Jeff Nathanson n’a pas non plus écrit de films unanimement appréciés par la critique : Men in Black 3, le dernier Indiana Jones …
Toutefois, la promotion autour du dernier volet laissait présager un retour aux sources. Le quatrième avait laissé de côté Will Turner et le Hollandais Volant. Barbe Noire, l’antagoniste principal, n’avait pas non plus convaincu et faisait pâle figure à côté d’un Davy Jones. L’annonce d’un antagoniste comme Salazar joué par Javier Bardem pouvait faire espérer.

Le titre Dead Men Tell No Tales en version originale fait référence à un dialogue du premier volet. Le choix de le traduire par La Vengeance de Salazar nous est paru curieux : pourquoi ne pas garder « Les morts ne racontent pas d’histoires » ? Première (petite) déception.

Un retour aux sources : tout miser sur la nostalgie des spectateurs

Le choix de l’équipe du film a été de mettre le cap sur l’île du confort et de la nostalgie. Une décision qui a plutôt réussi si on lit différentes critiques sur le net ou même dans certains journaux.

Nous retrouvons l’ensemble des protagonistes et la plupart des personnages secondaires des trois premiers épisodes : Jack Sparrow, Barbossa, Will Turner, Elizabeth Swann (à la toute fin), Jack (ou « le macaque »), Gibbs, les deux soldats Mullroy et Murtogg, le nain … (Nous ne retrouvons malheureusement pas les deux pirates Pintel et Ragetti !) Pour les fans de la première heure et pour ceux qui ont visionné les précédents films, c’est un véritable plaisir de retrouver tous ces forbans que nous avons appris à connaître au fil des différents volets.

Nous retrouvons également la même ambiance que dans les premiers volets : je pense notamment aux discussions entre Gibbs et Sparrow sur le bateau et entre Sparrow et son équipage dans la première partie du film par exemple.

L’humour excessif et/ou salvateur ?

Dans ce cinquième opus, l’humour est omniprésent. Étant plutôt bon public, j’ai été sensible à l’humour du film : le comique des personnages et des situations m’a permis de ne pas m’ennuyer et de ne pas sortir de la salle fâché. Cependant, on pourrait prétexter qu’il est peut-être justement trop omniprésent, ce qui nuit à l’intrigue : les trois premiers volets semblaient mieux doser l’humour et alterner entre des scènes comiques et des scènes plus sérieuses, voire même tragiques (Davy Jones). Il est compréhensible que certaines blagues ne sont pas parvenues à susciter le rire. Alors blagues lourdes et humour excessif ? Tout dépend du spectateur.

Un scénario peu original. Doit-on aller jusqu’à le qualifier de mal écrit ?

Il est indéniable que le film ne brille pas par son scénario. L’intrigue principale, la quête du trident de Poséidon, pouvait s’avérer être intéressant mais finalement se retrouve être sans réelle saveur. L’objet en lui-même paraît bien trop miraculeux : il peut en effet annuler toutes les malédictions. C’est pour cette raison qu’Henry Turner cherche à l’obtenir afin de délivrer son géniteur du commandement du Hollandais Volant. Sauver le père : c’est un thème qui a déjà été exploité dans le second opus à travers la promesse de Will faite à Bill Turner. Cet air de déjà-vu dessert immédiatement le film tout comme la quête de Jack : retrouver également le trident pour sauver sa peau (à mettre en parallèle avec la quête du cœur pour payer sa dette à Davy Jones et aussi parvenir à s’en débarrasser).

Le scénariste et les réalisateurs n’ont pas voulu prendre de risques : le scénario n’est donc pas original car il veut tenter de retrouver l’esprit des premiers volets pour plaire au spectateur. Y parvient-il ? Pas complètement osons-nous répondre.

Les incohérences à foison qui font sortir du film ?

La série des Pirates des Caraïbes n’est pas exempt d’incohérences. Toutefois, dans les précédents films, l’on pouvait les connaître sans que notre expérience cinématographique n’en soit trop bouleversée. Malheureusement La Vengeance de Salazar présente beaucoup trop d’erreurs scénaristiques. (Nous pourrions parler notamment du bâtiment traîné par magie par plusieurs chevaux au début du film).

Les coïncidences excessives se succèdent dans cet opus : la rencontre du fils Turner avec Salazar puis la libération de ce dernier par la vente de la boussole, les requins qui manquent de croquer Jack et Turner à plusieurs reprises …
Nous pourrions aussi souligner l’incohérence de l’histoire de la boussole : Sparrow s’en sépare dans les précédents films et pourtant ses différentes trahisons n’ont pas libéré Salazar. Les nombreuses faiblesses du scénario entraînent le navire trop près des récifs.

des personnages décevant ! (attention spoilers)

Jack Sparrow est à nouveau le protagoniste du film. Néanmoins dans cet opus, nous avons du mal à retrouver le Jack à la fois drôle, fourbe, calculateur (dans une certaine mesure) mais qui a bon fond que l’on a appris à connaître. Le film préfère insister sur le manque de chance du capitaine et sur la perte de sa superbe d’antan. Pourquoi ne pas partir dans cette direction pourrait-on penser dans un premier temps. Cependant, son rôle se cantonne à celui du bouffon et du comique de service. Il ne propose finalement pas un approfondissement sur les pistes esquissées au début du film. Dommage.

Les deux nouveaux personnages, Henry Turner et Carina Smyth restent inintéressants tout au long du film. Il est vrai que les personnages d’Elizabeth et Will Turner ne pouvaient déjà prétendre être bien étoffés et passionnants mais le nouveau couple l’est encore moins. Henry et Carina sont ainsi deux copies moins bien écrites de Will et d’Elizabeth ? Pas tout à fait. Carina est une femme lettrée. L’équipe du film a voulu faire de ce personnage une héroïne féministe mais son traitement est catastrophique : le message féministe est bien trop appuyé, parfois mal venu et mal écrit.

Barbossa est de retour. Son vœu du premier volet est exaucé : il dirige désormais plusieurs vaisseaux pirates. Son souhait de rester mener une vie hédoniste et de garder ses trésors le conduisent à trahir Jack. Dans un premier temps, il est l’un des seuls personnages qui parvient à écoper pour éviter au navire de sombrer. Malheureusement, la venue de Carina va faire tanguer le pauvre capitaine avant de le faire couler. Mais quelle drôle d’idée de faire de cette héroïne plate la fille de Barbossa ! Le scénario étant prévisible, nous avons pu facilement l’envisager mais nous avons également pu prédire son sacrifice. Le thème du sacrifice et de l’échec de la rencontre entre le père et le fils/la fille sont devenus des lieux communs. Mais ces lieux communs peuvent être utilisés intelligemment : ce n’est pas le cas ici. Je n’ai rien éprouvé à la mort du pirate alors qu’il demeurait un de mes personnages préférés.

Salazar ou la promesse d’un grand méchant. A l’annonce de l’arrivée de Bardem dans le projet, l’espoir était permis d’obtenir un antagoniste de l’étoffe d’un Davy Jones. Mais quelle déception lorsqu’on constate son utilisation. Il pouvait pourtant être un antagoniste aux problématiques alléchantes ! Au cours du film, Barbossa évoque la question de l’honneur de Salazar : cette idée aurait pu être approfondie et aurait pu avoir un impact sur le scénario (Salazar en tant qu’homme d’honneur). Salazar est une sorte de shérif des mers à la justice expéditive : en effet, il chasse les pirates mais les extermine au lieu de les juger. Il est antagoniste pour les pirates mais finalement … Est-il réellement un méchant au sens manichéen du terme ? Le scénariste aurait pu exploiter ces questions dans le film. Mais le personnage est mal utilisé et on le met finalement peu en avant. Sa mort est aussi anecdotique.

Les autres faiblesses qui font sombrer le navire !

La musique du film est oubliable. Nous avons un nouveau compositeur : Geoff Zanneli. Les pistes qu’il a réalisées ne m’ont pas laissé un grand souvenir. Je me rappelle juste de « He’s a pirate » au générique de fin.

La feignantise de l’écriture est renforcée par le rythme du film : les scènes s’enchaînent beaucoup trop rapidement. On ne prend pas le temps de souffler une seule seconde. Les personnages n’ont donc pas le temps d’être développés et le rythme empêche à l’intrigue de se justifier.

En résumé, Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar est un film brouillon et raté ! Les différents pistes et enjeux que l’on peut soulever dans cet opus sont encore au stade d’esquisses. Quel dommage de ne pas avoir plus miser sur le scénario que sur la nostalgie ! Nous aurions pu obtenir un antagoniste intéressant mais nous n’obtenons qu’un film pop-corn oubliable et plat.

Paul V.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. movievaures dit :

    J’irais le voir dès que possible alors ! 🙂

    Aimé par 1 personne

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