Un bon jeu, un bon film ? Telle est la question (part. 1)

S’il y a bien un média qui fait autant rêvé que le cinéma c’est le jeu vidéo, les réalisations au petit oignions des développeurs tels que Rockstar Games et la série des Grands Thefts auto qui nous plongent dans l’univers du grand banditisme à coup de vol de voiture, braquage et autre activité de proxénétisme , Ubisoft et la série des Assassin’s Creed qui nous fait explorer des contrés magnifique tel que l’Amérique colonial ou encore la superbe Venise de la renaissance Italienne. Le succès sans cesse grandissant des licences du média vidéoludique ont forcément attiré l’attention des producteurs de cinéma qui y ont vu une mine d’or à la fois artistique et économique, tout l’univers et crée il n’y a qu’à voir l’adapter au cinéma pour le plus grand bonheur des joueurs qui vont voir leurs licences préférées sur grand écran et pour les cinéphiles toujours a l’affut de nouveaux films aux histoires incroyables, aux effets spéciaux impressionnant et bien sûr avec des acteurs ultra populaire dans les rôles principaux.Pourtant il n’en est rien, les adaptions de jeux vidéo en film se soldent la plupart du temps ( pour ne pas dire tout le temps) par un échec total au niveau de l’adaption de l’univers mais aussi par un échec commercial. Faisons ensemble un tour du coté de ses licences vidéoludiques qui on mal vécu leur passage au cinéma.

La première licence à avoir dû subir ce malencontreux accident de parcours n’est autre que le célébrissime plombier de Nintendo, Mario. En 1993 la société Cinergi Pictures s’interesse à la licence Super Mario Bros et sort en partenariat avec Nintendo le film SUPER MARIO BROS réalisé par Rocky Morton, Annabel Jankel & Roland Joffé avec dans le rôle-titre Bob Hoskins et John Leguizamo dans le rôle de Luigi le scénario alors qu’il est déjà tout prêt dans les jeux vidéo et réécrit pour les besoins du film et voilà ou le drame commence.

Voilà le résumé du scénario en question : « ‘Mario et Luigi sont deux frères plombiers italo-américains à Brooklyn, qui se retrouvent transportés dans une autre dimension où ils doivent affronter Koopa, dictateur d’un peuple constitué de dinosaures ayant évolué en forme humaine. Koopa a kidnappé la princesse Daisy, jeune et belle archéologue, qui détient une pierre possédant un pouvoir mystérieux… Les connaisseurs de la licence se rendent de suite compte des gros soucis au niveau du scénario, sur le principe tout y est mais dans la forme on est très éloigné de matériaux de base, des effets spéciaux à la ramassent alors qu’à titre d’exemple, Jurassic Park sortait la même année.

Le film est caricatural au possible et l’univers Punk du film nous donnes un mélange étonnant mais surtout malsain d’un univers normalement gai et coloré. On retrouve pas la sève artistique qui faisait la réussite du jeu, la qualité du film en pâtit.

Ensuite faisons un bond de 9 ans et nous voilà en 2002 avec la sortie du film RESIDENT EVIL adapter de la série de jeux du même nom. Le jeu nous plonge dans un univers effrayant, sombre et oppressant, l’action se déroulant dans un manoir, a huis clos, avec tout ce qu’il faut de zombies, de chien génétiquement modifier et d’autre créatures en tous genres tout aussi effrayants. Là ou le jeu se taillait une place de choix au panthéon des jeux ayant laissé une trace indélébile dans l’esprit des joueurs ayant eu l’audace d’arpenter ses sombres couloirs, au niveau du film il n’en est rien. Sorti en 2002 le film Résident Evil, réaliser par Paul W. S. Anderson et dans lequel nous retrouvons Milla Jovovich ainsi que Michelle Rodriguez , décident de nous placer dès le début du film dans des conditions similaires à celles du jeu, le manoir, la tension, tout y est, cependant voila ou s’arrête la ressemblance avec le jeu la tension n’est faites que de jumpscare à répétition, et la présence d’un personnage principal totalement inconnu des connaisseurs de la licence peut au premier abord être intéressant dans la mesure où la narration peut prendre une direction différente de l’histoire de base; mais le souci c’est que la ou le film aurait dû être un film d’horreur, nous nous retrouvons avec un film d’action avec plus de munitions utiliser que pendant les scènes de gunfight d’Expendables.

Alors oui j’exagère, mais c’est pour montrer à quel point faire passer un jeu d’horreur à un film d’action peut-être une mauvaise idée dans la mesure où l’univers développé dans le jeu se base complètement sur l’horreur et non sur l’action qui s’avère très limite tout au long du jeu, celui-ci ce voulant davantage cérébrale et pas du tout tourné vers l’action et les bains de sang. L’univers clos et ancien du manoir Spencer que l’on trouve dans le jeu, et modifier ici pour que les personnages se retrouvent dans un complexe pharmaceutique futuriste à base de rayon laser et d’ascenseur aussi meurtrier que le zombie présent dans le film.

Enfin pour le troisième film prenons un exemple beaucoup plus récent a savoir le film ASSASSIN’S CREED sortit en 2016
La licence Assassin’s Creed a débuté en 2007 avec la sortie du premier jeu, la série nous place dans la peau de Desmond, jeune homme retenu par une société pharmaceutique qui désire le mettre dans une machine lui permettant de revivre les évènements vécus par son ancêtre Altair, membre de la confrérie des assassins et oppose au templier l’univers du jeu s’étoffer au film des années et ainsi nous avons parcouru nombre d’époque.

Venons en au film, le réalisateur Justin Kurzel nous livre ici une adaptation à la fois fidèle et en même temps qui cherche à rendre spectaculaire dès point du jeu qui n’a pas vocation à être impressionnante et d’autre moments qui devraient être les moments les plus épiques du film, sont au final bien fade par rapport a ce qu’il est possible de faire dans le jeu

Malgré un casting de choix avec Michael Fassbender, Marion Cotillard et Jeremy Irons, qui nous livrent ici une prestation tout à fait honorable, l’utilisation d’un nouveau personnage, d’une nouvelle époque tout en gardant pratiquement à la lettre la quête d’un premier héros de la licence, nous fait nous demander si nous n’aurions finalement pas préféré une adaption d’A a Z du premier jeu la volonté d’innover tout en gardant ce qui existe déjà ne nous amène cependant pas là où cela devrait nous mener et lors de la scène finale du film nous nous sommes dit : »et ensuite ? pourquoi le film n’a-t-il pas débuté ici et nous montrer la suite des événements ? »

Le film prend pleinement son essor lors de cette fameuse scène, alors que le reste du film nous est tellement familier qu’il n’y a pas d’enjeu étant donné que nous connaissons déjà ce qui va se passer. Ensuite c’est certain que le film ASSASSIN’S CREED est de loin une des meilleures adaptations de jeux vidéo en film, mais la meilleure lorsque nous parlons de mauvaise adaptation ce n’est cependant pas très glorieux

Avec ses trois exemples, il est facile de se rendre compte quel sont les soucis qui incombent au réalisateur qui adapte nos licences de jeux vidéo préférés au cinéma. Bien qu’une licence comme MARIO soit très populaire auprès des joueurs, les personnes qui ne jouent pas doivent pouvoir se repérer et comprendre pourquoi MARIO mange des champignons, pourquoi il se bat contre un dinosaure, et il semblerait que les réalisateurs ne parviennent pas à prendre le temps d’expliquer tout ça sur un format allant d’une heure trente, a deux heures ce qui nous amène au second problème. Là ou le jeu vidéo peut prendre jusqu’à vingt heures (et bien plus) pour poser les bases d’un univers et nous faire comprendre tout ce qu’il est utilise à savoir, un film qui ne dure pas plus d’une heure trente n’a pas de temps à perdre avec les explications sur les mécaniques de gameplay présente dans le jeu, le film fait donc l’impasse sur ce qui est important dans un jeu pour se concentrer uniquement sur le scénario.

Bien sur maintenant avec des films comme ASSASSIN’S CREED, SILENT HILL et WARCRAFT qui sont somme toutes des adaptations plutôt fidèles du produit de base, nous sommes en droit de nous demander si dans quelques années nous ne pourrions pas avoir de très bonne adaptation, à la fois fidèle sur le fond et sûr la forme, mais une chose est sur pour le moment, les bonnes adaptations de jeu en film ne peuvent être que meilleur étant donner la qualité des adaptations depuis la sortie de SUPER MARIO BROS.

La prochaine fois nous fera l’analyse dans le sens inverse et nous nous intéresserons aux adaptations de films en jeux vidéo.

Jimmy P.

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