Trainspotting 2 (2017)

T2 Trainspotting est un film britannique réalisé par Danny Boyle.

20 ans après Trainspotting, Danny Boyle remet le couvert ! On se pose bien évidemment la question, est-ce qu’on va retrouver l’inspiration et l’intelligence qui ont fait le succès du premier film ? En tout cas, sur le papier ça donne envie d’y croire. On retrouve l’équipe complète du film original. Tous les ingrédients sont réunis pour nous offrir une suite digne de ce nom.

Un petit mot sur l’histoire ?

Vingt ans après avoir dérobé le butin de 16 000 £ à ses amis, Mark Renton quitte Amsterdam et retourne à Édimbourg. Il retrouve son ami Daniel « Spud » Murphy, toujours héroïnomane et en proie à des pulsions suicidaires. Il croise aussi à nouveau la route de Simon « Sick Boy » Williamson, qui vit de petites combines et tient désespérément le pub déserté de sa tante, le Port Sunshine, dans le quartier froid et pluvieux de Leith. De son côté, Francis Begbie purge une peine de 25 ans de prison. Lassé et furieux de voir ses demandes de libération refusées, il compte bien s’évader et prendre sa revanche sur Mark.

Les premières minutes ?

Danny Boyle ouvre cette suite sur un bon rythme, on fait un petit tour sur chaque membre de la bande. On y voit que chacun n’est pas véritablement heureux et surtout que les embrouilles et magouilles sont toujours d’actualité. Au fil des minutes, cette suite prend un ton assez mélancolique.

Ce qui est assez inattendu, c’est le côté quasi-académique de la mise en scène de Danny Boyle. On sent qu’il souhaite juste surfer sur le premier film, mais cela nous offre pas l’impact attendu pour le moment. Peut être que ça viendra un peu plus tard… En tout cas, ça nous donne un premier quart d’heure intriguant à défaut d’être jubilatoire et original.

Le casting ?

Ewan McGregor, Robert Carlyle, Ewen Bremner et Jonny Lee Miller reprennent chacun le personnage qu’ils avaient incarné en 1996. Dans l’ensemble, le quatuor tient la route mais ça manque parfois d’intensité dans le jeu et dans l’écriture.

Kelly McDonald et Shirley Henderson font toutes les deux une petite apparition, dommage.  Un petit mot sur la nouvelle venue, Anjela Nedyalkova qui se montre plutôt à l’aise et convaincante.

La distribution se veut séduisante, mais le soucis vient principalement de la plume légère dans la conception et l’évolution des personnages.

Et au final ça donne quoi ?

Déception ! Danny Boyle et son équipe n’ont pas réussi à relever le défi de nous pondre une grande et belle suite. Le premier film était une claque, sa suite devait suivre le même chemin tout en remettant en question la mise en scène et le script en prenant en considération que 20 années se sont passées depuis le premier volet. C’est sur ces deux aspects fondamentaux que la suite ne remplit pas sa mission, à savoir montrer de l’audace et de l’intelligence.

Déjà au niveau de la mise en scène, on attendait un Danny Boyle motivé et inspiré et bien c’est tout le contraire. Le réalisateur britannique reste constamment dans la nostalgie et cela devient de plus en plus gênant au fur et à mesure que le film avance. Esthétiquement et même dans le montage, c’est carrément un mauvais copier/coller du premier film. Le rythme est inégal et sans saveur, cela rend le temps long, voir très long. Dans tout ce cafouillage, on retient une seule scène, les retrouvailles entre Renton et Begbie.

Sur l’écriture, John Hodge n’insuffle pas ce qu’il faut pour réellement nous surprendre et nous emballer. On se demande comment Irvine Wells, Danny Boyle et John Hodge ont pu être aussi feignants sur cette suite. On a l’impression que rien n’a changé, qu’on est toujours à Édimbourg en 1996. D’accord pour un peu de nostalgie, mais faut savoir la doser et passer à quelque chose d’autre. Il faut savoir que Wells avait déclaré « Nous voulons faire quelque chose de frais et contemporain. » Une phrase qui ne correspond pas du tout à ce que l’on a vu avec cette suite.

 La bande originale ne fait pas réellement corps avec les images, là aussi c’est décevant. Ça manque clairement d’inspiration et d’impact, à l’image de l’ensemble du film.

En résumé, Trainspotting 2 réchauffe au micro-ondes le film original, sauf que nous sommes en 2017. Danny Boyle et son équipe ne l’ont clairement pas pris en compte. Déception totale !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s