Après Séance : Cars 3

Le 2 aout 2017, Pixar présentera en France un de ses derniers bébé; Cars 3 réalisé par Brian Fee. J’ai eu la chance de pouvoir découvrir le film ce week-end lors d’une avant première qui a fait salle comble.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Malgré un Cars 2, en 2011, qui m’a laissé une impression assez mitigée, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir Cars 3 dès que l’opportunité s’est présentée. C’est la tradition, on ne dit jamais non à un nouveau Pixar! De plus, les quelques images aperçues dans le teaser et les bandes annonces font très envie. On y voit des images dignes d’un film de Fincher, et une certaine voiture rouge qui semble avoir un tragique accident… Il n’en faut pas plus pour attirer l’attention de toute personne qui s’intéresse au célèbre Flash McQueen.

Un petit mot sur l’histoire ?

Après avoir enchainé les victoires sur les terrains de course, et après avoir été consacré comme un des ces champions indétronables, Flash McQueen se voit confronté au problème de tout grand athlète: est-il devenu trop vieux pour concourir? En effet, l’arrivée d’une nouvelle génération de voitures de course bien plus rapides que lui le fait basculer du coté des légendes obsolètes qu’on préfère voir hors du terrain de course. Cette remise en cause de ses qualités de coureur le déterminent plus que jamais à montrer qu’il reste le meilleur, quoi qu’il lui en coute.

Les premières minutes ?

Le film s’ouvre sur Flash qui se récite son mantra avant de commencer une énième course. « Je suis rapide ». Cette situation ne rappelle rien? En effet Cars 3 commence de façon similaire au premier film. Cet apparent retour aux sources nous remet directement dans l’ambiance et dans l’esprit de ce qu’on peut désormais appeler une trilogie.

Le début du film nous montre ainsi Flash enchainer les courses et les victoires, aux cotés de ses amis et rivaux de toujours avec qui ils se disputent les premières places. Tout semble rouler pour lui, jusqu’à ce que… Jusqu’à ce qu’une nouvelle voiture inconnue, Jackson Storm arrive sur la piste et deviennent le nouveau pilote de tête, chouchou des médias, éclipsant les voitures les plus anciennes. Dès l’introduction du film, Pixar nous met en haleine et montre avec un bel équilibre comment l’ascension des voiture de la nouvelle génération provoque la chute des autres.

Un chapitre final convaincant ?

Avant d’aborder le film dans son ensemble, il faut d’abord évoquer l’aspect visuel de celui-ci. Après le très beau Arlo, Pixar démontre une nouvelle fois une maitrise impeccable des techniques de graphismes. Les couleurs et les détails sont époustouflants et donnent à ce dessin animé (on a parfois tendance à l’oublier) une véritable allure de film. Cette précision se remarque dans la perfection de la nature, les feuilles des arbres, les grains de sable ou les reflets sur l’eau, mais surtout sur les voitures. Grâce à ce travail, les animateurs des studios Pixar arrivent à réellement mettre en valeur le sujet de leur film: les voitures. Les reflets de lumière sur la carrosserie, les différences entre les nouvelles voitures et celles de la vieilles génération sont plus que réalistes et permettent de montrer en une image comment McQueen peut sembler obsolète. Ce qui m’amène au cœur du film.

Submergé par les critiques et les remises en causes de ses capacités, Flash et ses problèmes sont un allégorie du temps qui passe et de la vieillesse, deux états encore plus cruels dans le monde du sport. Est-ce le champion qui décide de son départ ou son entourage qui le pousse cruellement vers la sortie? A travers ce conflit, Cars 3 présente aussi son lot de nouveaux personnages. Il est inutile de citer Jackson Storm, jeune prodige arrogant des circuits de course (ne rappelle-t-il pas quelqu’un?). La vrai nouveauté du film, c’est Cruz Ramirez, nouvelle coach de Flash, chargée de l’aider pour son retour en triomphe sur les circuits de course. Si elle semble très caricaturale dans ses premières minutes, on apprend vite à mieux la connaitre et à trouver de la profondeur à son personnage.

En résumé, Cars 3 est globalement un beau film, mais j’ai trouvé qu’il manquait malheureusement un ingrédient pour qu’il détonne et arrive à surpasser le film que l’on découvrait en 2006. Peut être est-ce la faute à une fin trop prévisible, ou au message du film parfois un peu trop explicite? Toujours est il que j’ai passé un très bon moment devant ce troisième et dernier opus , qui nous fait toujours autant vibrer au son des circuits de course.

Angèle P.

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