Passengers (2016)

PASSENGERS, À 30 ANNÉES LUMIÈRES DE LA TERRE, IL SERAIT PRÉFÉRABLE DE NE PAS SE RÉVEILLER.

Avec une histoire qui sort de la Blacklist d’Hollywood (recueil des meilleurs scénarios par encore produits), Jennifer Lawrence, Chris Pratt et le réalisateur de Imitation Game, Passengers devrait probablement être un succès. Du moins c’est ce que le monde cinématographique pensait avant que les critiques viennent rapidement remettre les pendules à l’heure avec des avis très mitigés et pour la plupart, négatives au sujet du 5e métrage de Morten Tyldum. Avec des attentes plutôt élevées sur le territoire Nord américain, les dires de la presse ont fait très mal au Box-Office de Passengers et le film connaitra son succès au niveau international récoltant plus de 300 000 000$ USD pour un budget estimé à 110 000 000. En raison de plusieurs facteurs et de manque de temps vers la fin de décembre, c’est 6 mois plus tard jour pour jour que j’écoute enfin Passengers et laissez moi vous dire que les critiques se sont trompées sur toute la ligne! Nous allons nous dire les vraies affaires, Passengers est un bon film. Cependant, ce qui me contrarie c’est que si les scénaristes avaient plongé dans la faiblesse de leur situation et qu’ils l’avaient extraite pour nous donner quelque chose qui vaut plus que le craquement de 2 personnes dans l’espace, le film aurait pu être plus qu’une curiosité élégante et bien conçue.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Le projet m’intéressait depuis le début et j’étais persuadé que c’était une réalisation infaillible qui se mériterait un succès garanti. J’étais à Los Angeles lors de sa sortie et les géantes affiches du film à Hollywood me donnaient envie. Cependant, du à ses avis négatifs et avec la sortie de La La Land et Rogue One dans le même temps, je devais faire un choix car à LA, il y plus qu’aller au cinéma. Le film est tombé dans l’oubli pour moi mais il y a quelques jours, je l’ai acheté et 6 mois plus tard, je l’écoute.

Un petit mot sur l’histoire ?

5000 personnes sont en hibernation pour 120 ans à bord du vaisseau spatial Starship Avalon, qui est parti de la terre il y a 30 ans en direction d’une nouvelle planète colonisée à 120 années lumières. Cependant, l’une des capsules d’hibernation connaît un défaut et son occupant, Jim Paterson (Chris Pratt), est réveillé 90 ans trop tôt. Il se rend rapidement compte qu’il est le seul éveillé sur ce géant palace volant. Après un ans d’ennui et de solitude, Aurora Lane (Jennifer Lawrence), vient le rejoindre et ils découvrent que le vaisseau est en danger et que la vie des 4998 autres passagers est entre leurs mains.

Les premières minutes ?

Le premier acte du film nous montre le réveil de Jim. Ce dernier réalise ce qu’il se passe et malgré de multiples tentatives pour retourner en hibernation, il reste seul pendant plus d’un an. Dès la première scène du film, tout ce qui est nécessaire à savoir nous est bien présenté et expliqué. Nous connaissons la destination du Starship Avalon et le but du voyage vers un nouveau monde. Pratt a quasiment 45 minutes pour se faire valoir et pour nous séduire. Cependant, la solitude et l’ennui vont vite le rattraper et le pousser à faire des choses inhabituelles et immorales.

Le casting ?

Passengers aura eu besoin d’un mince casting de seulement 4 acteurs, mais pas n’importe lesquels ! On y retrouve dans le rôle masculin principal, le talentueux Chris Pratt. L’acteur américain apporte une intensité et une émotion au long métrage par son charisme et son talent. Pour la passagère, c’est la formidable et ravissante Jennifer Lawrence. Encore une fois, elle m’a enlevé les mots de la bouche, quelle actrice incroyable. Son talent est indéniable et la récipiendaire d’un Oscar m’a fait vibré pour la énième fois dans Passengers. Il y a une scène ou la solitude et la peur l’emportent, elle panique et le tout est si impec que j’en tremblait de tout mon corps. Michael Sheen et Laurence Fishburne ont également un rôle dans le film et il y a même le prestigieux Andy García qui a droit à son petit caméo à la fin.

Et au final ça donne quoi ?

Quel regret de ne pas avoir été le voir au cinéma, les critiques ont parlé et j’ai mordu. Passengers est un projet établi et réussi ! Le film est, visuellement parlant, magnifique et incroyable. Les teintes du film, son montage et ses effets spéciaux sont extrêmement bien gérés, ses décors sont somptueux et sa photographie, époustouflante. Sa nomination aux oscars au titre de meilleurs décors n’est pas déméritée. J’ai écouté ce que les critiques ont dis à son sujet et je me suis abstenu de le voir pendant 6 mois mais après visionnage j’ai été totalement surpris par le métrage. Je ne sais pas à quoi le monde s’attendait mais pour un film de 116 minutes avec 4 acteurs et un seul endroit, ce n’est pas mal du tout. Il y a quelques incohérences dans le scénario mais au final, c’est une histoire d’amour sur un palace filant à toute allure dans l’espace qui devient rapidement un cauchemar. Le film prend une tournure dramatique horrible qui nous met en halène après sa première moitié, l’autre est délicieuse. Il se divise en 3 actes principaux : le réveil d’un passager, une histoire d’amour et un vaisseau qui menace d’exploser. Ces 3 actes sont clairs et reconnaissables, les étapes du scénario sont très bien posées et le climax est, quoique prévisible, incroyablement bien montré. Je dois avouer que le film m’a oppressé et je le qualifierais même de thriller.

Passengers aborde des thèmes spéciaux et des questions existentielles, très existentielles. Il a su capté mon attention dès le début et à la fin ma réaction a été nette et sans bavure : « Pardon ? C’est ça Passengers? Ai-je bien mis le bon Blu-ray ? Comment des critiques ont pu le détester ? Wow ! », Passengers est une révélation. Il est au même titre que, Gravity par exemple, un excellent film de science fiction qui se déroule dans l’espace. Le jeu d’actrice de Jennifer Lawrence frappe encore une fois et il y a certains moments où sa performance était si concrète que j’en ai littéralement tremblé sur mon sofa. Je ne vous en dis pas plus car le scénario du film nous surprend à plusieurs endroits et je veux vous garder la surprise. Le métrage nous met en contexte régulièrement et il y a certaines décisions prises par les (le) personnages qui nous mettent en doute sur leur vraie identité.

La fin nous rend indécis et nous laisse sur nos propres théories mais j’aime que le film se termine de cette façon. La bande originale du film est étonnante et fabuleuse ce qui l’a conduite à une nomination aux oscars, elle est d’une grande utilité pour rendre le tout encore plus impressionnant.

Bref, malgré ce que les critiques racontent à son sujet, pour moi, Passengers est une réussite. Une production concrète pour un scénario qui était sur la Blacklist hollywoodienne. Chris Pratt et Jennifer Lawrence sont, comme à leur habitude, dévoués et exceptionnels. Je vous le recommande fortement et Passengers est, toujours selon moi, du cinéma avec un grand A.

William T.


Passengers, des artifices au service d’un gouffre !

Morten Tyldum s’est fait remarqué à l’international avec Imitation Game. Le réalisateur norvégien s’attaque cette fois-ci à la science-fiction et plus précisément à une adaptation « très » libre d’un roman de Philip K. Dick, Le Voyage gelé. Quand tu lis ça, soit ça passe, soit ça casse.

Et quel dommage !  Le film démarre avec sur des bases intéressantes, mais malheureusement  dés le réveil d’Aurora (Jennifer Lawrence), que j’adore, coïncide immédiatement à la fin du film. On nous avait vendu un long métrage de SF intriguant et pas à une histoire d’amour aussi affligeante de banalité entre les principaux protagonistes. On touche le fond avec un faux drame qui arrive au vaisseau, comment peut on être aussi incohérent ? C’est du grand n’importe quoi ! Il aurait été plus judicieux d’explorer la piste du couple et de voir comment il évolue à travers l’étrangeté de la situation qu’il traverse. Au lieu de ça, on ne nous colle pas un truc pour faire bouger le film. On surfe et on sombre dans le hors sujet au fil des minutes. On s’ennuie et l’intérêt baisse au fur et à mesure.

En plus de ça, le destin final du couple est prévisible et on le devine au bout d’une heure du film. Le personnage d’Aurora ne nous étonne en rien, on a déjà vu Jennifer Lawrence dans ce type de love story.

Pourtant, les décors sont sublimes et les effets spéciaux sont magnifiques. La mise en scène est techniquement intéressante et se permet même quelques jolis travellings. Morten Tyldum arrivera à rebondir, en revanche, le scénariste Jon Spaihts (Prometheus, La Momie) commence par devenir énervant à force de rompre les promesses qu’on nous fait miroiter dans les bandes annonces…

En résumé, Passengers est un beau gâchis. Hollywood va devoir commencer à miser sur des scénaristes plus inspirés, y en a marre des arnaques !

Stéphane B.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. thierry1001 dit :

    J’ai bien aimé le film aussi, magnifique et singulier. Quelqu’un sur amazon, et aussi ailleurs sans doute, rappelait que ce film est aussi comme une sorte de remake de « Titanic » par bien des aspects, mais sans passagers alentour. Un couple en formation, elle est riche et lui est un ouvrier. Le vaisseau/bateau heurte un astéroïde/iceberg….

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  2. Victor Lavene dit :

    Personnellement, j’espérais voir un « Seul au monde » dans l’espace et ai été un peu déçu par l’histoire d’amour. Mais bon! Il faut savoir prendre ce qu’on nous donne.
    Je n’ai pas vraiment ressenti la tension et l’angoisse de l’étouffement. Aussi, l’intervention du commandant, puis sa mort, n’ont pas de réel intérêt selon moi. Cela n’apporte rien de plus au récit, car l’espoir est infime et inexploité.
    J’ai toutefois apprécié la prestation des deux acteurs, un tandem qui a fonctionné à merveille tout au long du film et qui permet à Passengers de s’en sortir malgré tout.

    Aimé par 2 people

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