5 films cultes pour 15 anecdotes croustillantes !

A partir d’aujourd’hui, le Cinéma avec un grand A vous donne rendez-vous tous les dimanches avec cette nouvelle rubrique intitulée « 5 films cultes pour 15 anecdotes croustillantes« . Au fur et à mesure que les années passent, certains films continuent de dévoiler quelques secrets et autres anecdotes de tournage. Elles font sourire autant qu’elles peuvent surprendre, et surtout elles fascinent. Découvrez sans plus tarder les secrets que vous ignoriez peut-être sur vos films préférés.

Cette nouvelle rubrique ouvre ses portes avec un chef d’oeuvre qui a connu un tournage cauchemardesque, une trilogie époustouflante, un biopic français digne des grandes productions hollywoodiennes, un thriller palpitant des années 90 et un biopic totalement déroutant  made in England. Bonne lecture à tous et à toutes ! 

Bronson (2008) réalisé par Nicolas Winding Refn

Septième long métrage de la part de Nicolas Winding Refn et premier grand rôle pour Tom Hardy. Ce dernier livre une performance transcendante dans la peau du criminel britannique Charles Bronson (de son vrai nom Michael Peterson), ce qui lui permettra d’accéder à la reconnaissance internationale et ainsi lui permettre d’obtenir des rôles plus importants comme pour chez Christopher Nolan (Inception, The Dark Knight Rises) ou encore chez George Miller pour son Mad Max : Fury Road.

Nicolas Winding Refn confirme lui aussi son talent de cinéaste, une identité cinématographique proche de Stanley Kubrick. Les images et le son sont combinés de manière tout particulière, ce qui donne à ce biopic une force unique et implacable.

ANECDOTES :

Charles Bronson, connu comme le prisonnier le plus violent du Royaume-Uni, a lors de ses différentes détentions effectué une dizaine de prises d’otages. En plus de retenir des hommes, il demanda notamment comme rançon un hélicoptère, une tasse de thé et une poupée gonflable ! Il avait été emprisonné à l’âge de 19 ans pour un « petit » braquage mais cela fait 35 ans qu’il est en prison dont 30 ans en cellule d’isolement.

Lors de la pré-production, Nicolas Winding Refn souhaita rencontrer Michael Peterson, alias « Charles Bronson ». Mais n’étant pas de nationalité britannique, le ministère de l’Intérieur britannique ne lui donna pas l’autorisation. Toutefois, le détenu le plus célèbre de Grande-Bretagne envoya une lettre au cinéaste, lui proposant un entretien téléphonique de 20 minutes. Nicolas Winding Refn lui demanda alors s’il accepterait d’écrire un morceau de dialogue qu’il pourrait intégrer dans le scénario et utiliser en voix-off. Seul Tom Hardy a rencontré Charles Bronson en prison pour les besoins du film.

En Grande-Bretagne, le film a fait scandale et ce dés sa première projection en salle. La bande audio du message enregistré par le vrai Michael Petersen, a été diffusée juste avant le film. Étant sous le coup d’un régime carcéral très spécifique, beaucoup de personnes présentes se sont demandées comment un tel enregistrement avait pu sortir de prison sans l’accord du Ministère de l’Intérieur. Il faut savoir que ce dernier n’avait pas été mis au parfum de l’existence de cette bande audio. Un petit tour de passe-passe à la Nicolas Winding Refn.

Mesrine l’instinct de la mortEnnemi Public N°1 (2008) réalisé par Jean-François Richet

On reste dans l’univers des grands bandits avec l’un des meilleurs biopics français des années 2000. Passé par les États-Unis pour tourner le remake de « Assaut sur le central 13« , Jean-François Richet revient en France pour réaliser un biopic en deux partie sur Jacques Mesrine, l’un des grands gangsters français de années 70.

Le réalisateur est au sommet de son art en jumelant deux cinéma qu’il affectionne particulière, à savoir le polar français avec le spectacle américain. Un mélange qui fonctionne à merveille à l’écran et qui est salué par la critique et le public. Vincent Cassel décroche une composition totalement magnétisante et habitée. La saga Mesrine rencontre un succès international et est couronnée de prix (3 Césars dont meilleur acteur et réalisateur).

ANECDOTES :

Le 2 novembre 1979, Philippe Bouvard reçut un appel du Commissaire Devos qui l’informa que Mesrine venait d’être tué. Dans sa veste furent retrouvés les plans de la maison de l’animateur, ses plaques d’immatriculations, et son trajet habituel, laissant supposer un futur enlèvement, et peut-être même pire, l’animateur ayant tenu des chroniques très virulentes contre le criminel. Une anecdote qui est ressortie lors de la sortie en salles du film.

Suite à sa performance très remarquée dans Sur mes lèvres de Jacques Audiard, Vincent Cassel est contacté par le producteur Thomas Langmann pour lui soumettre l’idée d’un film sur Mesrine et d’incarner le célèbre bandit. L’acteur accepte dans un premier temps le rôle, mais change d’avis suite à la lecture du premier scénario. Vincent Cassel trouvait que son personnage ne bénéficiait pas d’un réel traitement d’anti-héros. Thomas Langmann a alors engagé Abdel Raouf Dafri (Un Prophète), ce qui a totalement convaincu l’acteur de revenir dans le projet. Lorsque Vincent Cassel s’est retiré du projet, Benoît Magimel et Vincent Elbaz ont successivement montré leur intérêt pour interpréter Jacques Mesrine à l’écran. La réalisation était alors confiée à un certain Barbet Schroeder (Barfly, Le Mystère von Bülow, L’enjeu).

Samuel Le Bihan et Vincent Cassel ont tous les deux pris quelques kilos pour les besoins de leurs rôles. Ils ont affiché sur la balance une prise de poids de 20 kilos chacun. Deux transformations physiques pour deux interprétations remarquables.

Apocalypse Now réalisé par Francis Ford Coppola

« Apocalypse Now n’est pas un film sur le Vietnam, c’est le Vietnam. Et la façon dont nous avons réalisé Apocalypse Now ressemble à ce qu’étaient les Américains au Vietnam. Nous étions dans la jungle, nous étions trop nombreux, nous avions trop d’argent, trop de matériel et petit à petit, nous sommes devenus fous »

Francis Ford Coppola.

Si il y a bien un film qui fait tient un florilège de secrets et d’anecdotes, c’est bien Apocalypse Now. Encore aujourd’hui, on parle du chef d’oeuvre mais aussi de son tournage apocalyptique, de la post production, des polémiques engendrées… Francis Ford Coppola a voué en tout pas loin de cinq années sur ce film. D’ailleurs, le réalisateur a perdu pas moins de cinquante kilos lors du tournage. Une douleur,  une volonté et une force qui se font hautement ressentir lorsque l’on regarde le film.  Un projet éprouvant qui a fait naître l’un des plus grands films de guerre jamais réalisé. Nous avons sélectionné trois anecdotes complètement dingues autour de ce film, que dis-je, de ce monument cinématographique.

ANECDOTES :

A l’origine, le rôle du Capitaine Willard devait être tenu par Steve McQueen mais ce dernier a décliné la proposition à cause de son état de santé. Suite à ce refus, c’est Harvey Keitel (Taxi Driver, Mean Streets) qui est choisi. Après deux semaines de tournage, Francis Ford Coppola n’est pas convaincu par l’acteur et décide de le remplacer au pied levé par Martin Sheen.

Autre refus de taille, Lino Ventura n’a pas accepté le rôle d’Hubert de Marais pour la séquence de la plantation française. L’acteur franco-italien estimait que ce rôle n’était pas fait pour lui. Pourtant ça aurait eu de la gueule d’avoir aux côtés de Martin Sheen et Marlon Brando.

Comme l’a dit Francis Ford Coppola, lors du tournage ils ont peu à peu sombré dans la folie. Il faut savoir que lors du tournage d’une scène dans le camp du Colonel Kurtz ( formidablement interprété par Marlon Brando), on peut y voir des cadavres pendus. Au moment où cette scène allait être tournée, la police a débarqué et a immédiatement interrompu le tournage et  a même été jusqu’à confisquer les passeports de toute l’équipe film. Les cadavres pendus étaient en fait de véritables corps ! Ils avaient été vendus au chef décorateur par un revendeur local qui les volait dans les cimetières. Une péripétie qui fait froid dans le dos, le voleur a été finalement arrêté et le tournage a pu reprendre.

Laurence Fishburne incarne son premier grand rôle au cinéma sous les traits du jeune Tyrone. Pour obtenir ce rôle, l’acteur a menti sur son âge. Il s’est déclaré majeur alors qu’il n’avait que 14 ans et c’est grâce à ce petit mensonge que sa carrière a réellement démarré.

Bien sûr, qu’il existe encore une bonne dizaine d’anecdotes autour de ce chef d’oeuvre, mais ça sera pour une autre fois…

Le Seigneur des anneaux réalisé par Peter Jackson

Cette trilogie est considérée à juste titre comme l’une des meilleures dans l’histoire du cinéma. Peter Jackson a réalisé une grande, belle et fidèle adaptation de l’œuvre de J. R. R. Tolkien. Il évident qu’une telle saga regorge de petits secrets savoureux.

ANECDOTES :

Bien avant que Peter Jackson ne prenne la tête de l’adaption du Seigneur des Anneaux, quatre garçons dans le vent ont bien failli réaliser le film. Eh oui, les Beatles ont obtenu les les droits d’adaptation de l’œuvre de Tolkien en 1969. Le groupe a même approché Stanley Kubrick pour la mise ne scène. Imaginez un peu, John Lennon aurait incarné Gollum, Paul Mc Cartney Frodon, Ringo Starr Sam et George Harrison Gandalf. Le projet a été avorté car il était impossible de condenser toute l’histoire en un seul film et à l’époque personne ne voulait s’embarquer dans un projet sur plusieurs films. Le temps c’est de l’argent.

Au niveau du casting, New Line Cinema et Peter Jackson ont essuyé quelques refus. Tout d’abord Sean Connery n’a pas accepté le rôle de Gandalf car il ne comprenait pas le scénario et qu’il n’avait jamais lu les livres. Nicolas Cage et Russell Crowe ont tous les deux refusé le rôle d’Aragorn. Pour le rôle de Galadriel, la chanteuse Australienne Kylie Minogue avait postulé pour obtenir le rôle. Malheureusement sa petite taille a amené un refus de la part de Peter Jackson.

Tous les membres de la Communauté de l’Anneau dispose du chiffre 9 en elfique tatoué sur leur corps. Le seul à avoir refusé de sauter le pas est John Rhys Davies (Gimli) qui a préféré envoyer sa doublure à sa place car il ne souhaitait pas être tatoué.

Le Fugitif réalisé par Andrew Davis

En 1993, Andrew Davis (Piège en haute mer) réunit devant sa caméra un face à face de taille avec Harrison Ford et Tommy Lee Jones pour une chasse à l’homme devenu culte. Encore aujourd’hui, ce thriller sans prétention (à part divertir) est considéré comme l’un des meilleurs des années 90 et sans aucun doute le meilleur film d’Andrew Davis.

ANECDOTES :

En tournant la scène de l’évasion à travers la forêt, Harrison Ford s’est déchiré un ligament du genou. Cette blessure entraina le boitement de l’acteur, ce qui rend la chose plus réaliste à l’écran. L’acteur a refusé de se faire opérer avant la fin du tournage pour conserver un maximum d’authenticité.

Contre toute-attente, Le Fugitif obtient 6 nominations aux Oscars en 1994 et ce qui est marrant dans l’histoire c’est que juste après le tournage, Tommy Lee Jones aurait confié à son partenaire Joe Pantoliano : “c’est pas avec ça qu’on va gagner des Oscars !”. Paradoxalement, Tommy Lee Jones remporte l’Oscar du meilleur acteur un second rôle, le seul Oscar de sa carrière.

La scène du déraillement du train a été réalisée en une seule prise grâce à treize caméras opérant simultanément. Cette unique scène a couté un million de dollars sur un budget de 40 millions. Trois caméras ont été complètement détruites. Le lieu du tournage de cette scène a été gardée intacte et transformée en attraction touristique en Caroline du Nord.

Voila c’est terminé ! Nous espérons que vous avez apprécié ce premier article de cette nouvelle rubrique. N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez en commentaire. A dimanche prochain pour de nouveaux petits secrets croustillants sur vos films préférés.

Source : Wikipédia et Allociné.

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. belette2911 dit :

    Je me coucherai moins bête ce soir ! Merci pour les anecdotes 😉

    Aimé par 1 personne

  2. LydiaB dit :

    Très chouette cet article !

    Aimé par 1 personne

  3. Mesrine est un navet fini, il eut mieux valu que cela soit Barbet Schroeder pour la réalisation et la prise de poids était inutile!

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