5 films cultes pour 15 anecdotes croustillantes ! « Chapitre 2 »

Deuxième volet pour « 5 films cultes pour 15 anecdotes croustillantes » , la rubrique compte bien s’inscrire comme un rendez-vous incontournable pour vous les abonnés. Au programme, Secrets et Anecdotes de films et de tournages. Découvrez sans plus tarder les secrets que vous ignoriez peut-être sur des œuvres cultes du Septième Art.

Suite au succès de l’article ouverture, « 5 films cultes pour 15 anecdotes croustillantes » revient aujourd’hui avec un voyage inoubliable dans la capitale, un grand film d’horreur à l’ancienne, un tueur à gages franco-italien vivant à New-York, un thriller noir en sept étapes et une comédie romantique américaine des années 90.

La traversée de paris (1956) réalisé par Claude Autant-Lara

 Ambiance nocturne et sous-tension dans la capitale pour Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès. On retrouve ces trois grands acteurs français sous l’œil de cinéaste Claude Autant-Lara, qui dix années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ose rompre avec le courant ambiant en adaptant une nouvelle profondément cynique et désenchantée de Marcel Aymé. On est très loin d’une comédie franchouillarde, Claude Autant-Lara a intelligemment traité la forme et le fond, ce qui donne à ce film une saveur unique et inoubliable. L’âge d’or du cinéma français, tout simplement. 

ANECDOTES :

Le projet d’adaptation est né en 1949 et à cette époque, Claude Autant-Lara avait choisi Bernard Blier pour le rôle de Martin, mais celui-ci avait entre-temps grossi et ressemblait dorénavant à un bourgeois cossu, si bien qu’il choisit Bourvil.

Claude Autant-Lara aurait attendu cinq ans avant de tourner les retrouvailles finales gare de Lyon, minutées par le départ du train de Grandgil (il avait acquis les droits en 1950). Cette issue désabusée se démarque complètement de la nouvelle de Marcel Aymé dans laquelle Grandgil est tué par Martin qui incarne l’honneur du prolétariat contre le cynisme d’une bourgeoisie oisive.

Jean Gabin a accepté le rôle de Grandgil, uniquement parce qu’il était très intéressé à l’idée de travailler aux côtés de Bourvil. Une attention toute particulière qui a énormément touché Bourvil.

Lorsque Marcel Aymé a appris que Bourvil avait été choisi pour incarner Martin, l’écrivain a immédiatement écrit et envoyé une petite lettre claire et précise à Autant-Lara : « Bourvil pourra y aller de ses bonnes ficelles dans le rôle de Martin. Il n’y sera qu’insignifiant.« . Cette antipathie vient du fait que Marcel Aymé a détesté l’adaptation d’une autre de ses nouvelles, Le passe-muraille, réalisé par Jean Boyer et écrit par Michel Audiard. Et Marcel Aymé reproche avant tout l’interprétation Bourvil.

Malgré cela, Autant-Lara est resté sur ses engagements envers Bourvil, ce qui lui a coûté une diminution de 50% de son budget pour le film, d’où le fait que le film est tourné en noir et blanc.

A sa sortie en salles, en 1956, le film rencontre un énorme succès avec près de 5 millions d’entrées. Emu par l’interprétation de Bourvil, Marcel Aymé est revenu sur sa position, désignant le long métrage d’Autant-Lara comme « la meilleure adaptation jamais faite de son œuvre » et reconnaît que Bourvil s’est montré parfait dans la peau de Martin. Le comédien recevra d’ailleurs le Prix d’interprétation à la Mostra de Venise en 1956.

Psychose (1960) réalisé par Alfred Hitchcock

Il s’agit sans aucun doute d’un des plus grands succès d’Alfred Hitchcock, et l’un des piliers du cinéma d’épouvante. On se souvient bien évidemment de l’interprétation transcendante d’Anthony Perkins dans le rôle de Norman Bates. Pourtant, aucun studio ne souhaitait mettre un dollar sur cette histoire de psychopathe. Le cinéaste britannique a été jusqu’à  hypothéquer sa maison pour la tourner avec un maigre budget de 800 000 dollars et une petite équipe de télévision. Au final, Psychose rencontre un succès triomphal et devient une œuvre incontournable du genre. Sur les plus de 40 millions qu’a rapportés Psychose, 2,5 millions lui sont revenus. Les chefs d’oeuvre ont toujours une incroyable histoire derrière eux.

ANECDOTES :

A l’origine, Psychose est une adaptation d’un roman de Robert Bloch. Alfred Hitchcock a acquis les droits de façon anonyme pour la modique somme de 9 000 dollars. Après quoi, il s’est chargé d’acheter le plus d’exemplaires possible du livre afin d’éviter que trop de spectateurs ne connaissent les surprises de l’intrigue. Lors des premières projections, le maître du suspens a même été plus loin pour conserver les secrets de son long métrage, puisque personne ne pouvait entrer ou sortir lors des séances.

Alfred Hitchock a choisi lui même chaque costume et accessoire pour le tournage. Il a même été jusqu’à sélectionner les sous-vêtements portés par Janet Leigh dans la scène d’ouverture du film. C’est la première fois qu’une femme apparaît en soutien-gorge dans un film américain. « Il faut que les sous-vêtements soient identifiables pour un grand nombre de femmes dans le pays », tels étaient les maîtres-mots du réalisateur.

Aussitôt après avoir acquis les droits d’adaptation, Hitchock visualise d’entrée comment sera son film. Il veut le réaliser en noir et blanc. La couleur rendrait son film trop sanglant, moins accessible et plus cher. Il utilisera du coulis de chocolat pour symboliser le sang lors de la fameuse scène de la douche. D’ailleurs cette scène ne dure que 45 secondes, pourtant, elle a demandé pas moins de sept jours de tournage et 70 prises. A elle seule, elle a exigé un budget de 62 000 dollars afin d’obtenir la séquence parfaite.

Léon (1994) réalisé par Luc Besson

Près de 25 ans après sa sortie, Léon s’est inscrit dans les incontournables du cinéma français, et ce dans le monde entier. Jean Reno y trouve son plus beau rôle, Natalie Portman ouvre de la plus belle des manières sa carrière et Gary Oldman livre une interprétation flamboyante. Grâce à ce succès international, Luc Besson a pu relancer son projet de film de science-fiction et ainsi hisser un peu plus d’ambition.

ANECDOTES :

Luc Besson a profité d’un retard dans la production du « Cinquième Élément » en raison de l’indisponibilité de Bruce Willis. Pour ne pas perdre les équipes de tournage déjà constituées et jouissant d’une créativité exceptionnelle, le réalisateur en a profité pour écrire Léon en 30 jours et le tourner dans la foulée, en 90 jours. « Le Cinquième Élément » ne verra finalement le jour qu’en 1997. L’actrice-réalisatrice Maïwenn, alors épouse de Besson, qu’elle a rencontré étant mineure, affirme que le film s’inspire de leur histoire.

Dés l’écriture, Luc Besson a toujours eu Jean Reno en tête pour le rôle de Léon, ce dernier étant son acteur fétiche, qu’il connaît bien depuis Le Grand Bleu, Subway et Nikita. Mel Gilbson et Keanu Reeves ont pourtant fait part de leur intérêt pour interpréter le tueur à gages, en vain.

Dans le rôle du grand méchant, Gary Oldman s’est montré particulièrement inspiré. L’acteur britannique a accepté le rôle de Stanfield sans lire le scénario. Luc Besson lui a donné carte blanche, ce qui a donné des scènes improvisées comme celle où son personnage semble perdre les pédales et fait sursauter le spectateur en hurlant Everyone ! Le réalisateur a déclaré suite à ce film que Gary Oldman était l’un des 5 meilleurs acteurs au monde.

Il y a toujours eu ce fantasme de suite centrée sur Matilda. Il faut savoir que Luc Besson avait écrit cette fameuse suite dans laquelle Natalie Portman devait reprendre le rôle de Matilda une fois devenue un peu plus âgée. Entretemps, Besson a quitté la Gaumont pour monter sa propre structure de production, EuropaCorp. Gaumont, vexé de ce départ, mais ayant gardé les droits juridiques sur Léon, a bloqué toute tentative de monter la suite que Luc Besson voulait confier à son camarade, le réalisateur Olivier Megaton.

Pretty woman (1990) réalisé par Garry Marshall

On reste dans les années 90 avec la comédie romantique américaine par excellence. Un cendrillon des temps moderne qui fait tout simplement référence au rêve américain, celui où tout est possible. Le couple Gere/Roberts est magnifique et fonctionne à merveille. L’actrice se révèle au sein de ce film, ce qui a propulsé sa carrière à Hollywood.

ANECDOTES :

Si le film est aujourd’hui indissociable des figures de Julia Roberts et Richard Gere, les rôles principaux ont été proposés à de nombreux acteurs à l’origine. Al Pacino, Nick Nolte et Sylverster Stallone ont refusé de camper le personnage d’Edward Lewis, quand Michelle Pfeiffer, Kim Basinger, et Sandra Bullock ont elles décliné ce rôle de prostituée.

Julia Roberts a eu énormément de stress lors du tournage, au point de parfois de ne pas s’alimenter. Lors de la scène nocturne entre elle et Richard Gere, l’actrice a eu un malaise. Elle n’avait avalé qu’un avocat en 48 heures. Garry Marshall et Richard Gere ont été aux petits soins avec la jeune actrice, elle a notamment bénéficié de massage de la part de son partenaire.

Le fameux collier offert par Edward à Vivian avait une valeur de 250 000 dollars, une somme conséquente qui poussera la bijouterie à envoyer un “garde du corps” sur le plateau pour accompagner le précieux. L’authenticité a un prix.

Se7en (1995) réalisé par david fincher

Dans les années 90, il y a deux thrillers qui ont porté un nouveau souffle au genre : Le Silence des Agneaux et Se7en. Heureusement que David Fincher n’a pas arrêté sa carrière après le tournage cauchemardesque d’Alien 3 sinon on aurait pas eu le droit à ce bijou obscure qu’est Se7en. Vous vous doutez qu’un tel film a quelques secrets croustillants à nous livrer…

ANECDOTES :

Durant une partie du film, on peut remarquer que Brad Pitt porte un gros pansement au bras consécutif à une blessure qu’il s’est occasionné durant une course-poursuite avec le serial-killer. Cette blessure est bien réelle, l’acteur s’étant véritablement cassé le bras durant le tournage de la scène. Après concertation entre l’acteur et David Fincher, il fut décidé d’inclure cette particularité dans le script.

La fin de Se7en est culte, pourtant Studio New Line avait envisagé un moment de ne pas la garder pour le montage définitif. C’était sans compter sur la volonté de fer de David Fincher et Brad Pitt qui ont alors menacé de quitter le projet sur le champ si la fin devait être modifiée. Heureusement les deux hommes ont eu le dernier mot.

Au départ, David Fincher voulait voir R. Lee Ermey (le sergent Hartman dans « Full Metal Jacket) incarné le serial-killer John Doe. L’acteur interprète finalement le Capitaine de police dans le film. Kevin Spacey a rejoint le casting deux jours avant le tournage pour le rôle du tueur.

Afin de conserver le rôle de Kevin Spacey dans le film, il fut décidé de ne pas l’inclure dans les crédits lors du générique de début, afin de conserver le mystère autour de son personnage. En revanche, il est crédité en premier lors du générique de fin. Lors de la promotion du film, l’acteur n’a jamais été mentionné par l’équipe.

Voila c’est fini pour aujourd’hui! Nous espérons que vous avez apprécié ce deuxième volet de « 5 films cultes pour 15 anecdotes croustillantes » N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez en commentaire. A dimanche prochain pour de nouveaux petits secrets croustillants sur vos films préférés.

Source : Wikipédia et TéléLoisirs

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. roijoyeux dit :

    pour l’interdiction d’entrer dans les salles de « Psychose » après le début, c’est car la star du film (Janet Leigh) est tuée dans le premier tiers… alors les gens entrés en retard se seraient demandé pourquoi diable ils n’ont pas vu Janet Leigh !!

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