Poltergeist (1982)

Poltergeist est un film fantastique américain réalisé par Tobe Hooper, coécrit et produit par Steven Spielberg.

Le long métrage est considéré comme l’un des films les plus effrayants des années 1980. Il a obtenu un joli succès au box-office avec plus de 76 millions de dollars engrangés pour un budget de 10,7 millions de dollars.

A l’origine, Steven Spielberg voulait réalisé ce film horrifique lui-même, mais une close de son contrat avec Universal Studios (et donc le syndicat des réalisateurs) indiquait que le cinéaste ne devait réaliser qu’un seul film par an. En effet, Steven Spielberg préparait en même temps E.T. l’Extra-Terrestre. Pourtant, certains techniciens présents sur le tournage de Poltergeist affirment que Steven Spielberg a réalisé pratiquement les trois quart du long métrage, suite aux déboires de Tobe Hooper. Des dires qui ont été démentis par Tobe Hopper, Steven Spielberg et Universal Studios.  

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Un classique du cinéma fantastique et horrifique, ça ne se boude pas. Poltergeist a été programmé à la nuit de l’étrange et du fantastique à la médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières. J’ai donc sauté sur l’occasion.

Un petit mot sur l’histoire ?

L’heureuse famille Freeling mène une vie tranquille et prospère dans la petite ville de Cuesta Verde. Cependant, leur maison devient le théâtre d’étranges phénomènes quand des objets commencent à se déplacer et que le sol se met à trembler. Une nuit, la petite Carol Anne disparaît et se met à communiquer avec ses parents à travers la télévision. Les Freeling font alors appel à un para-psychologue.

Les premières minutes ?

Dés la première scène, le spectateur est plongé dans une atmosphère étrange et quelque peu intense. Le cadre est immédiatement posé, nous fasse bien devant un film qui va secouer. On ressent avant tout, la sève cinématographique de Steven Spielberg, que ce soit sur les décors, l’utilisation de la musique ou encore les effets sonores et visuels. Ce qui est troublant, c’est que techniquement, on a réellement l’impression que le papa de Duel est derrière la caméra.

On est installé au milieu de cette ville de Cuesta Verde, qui rappelle la même que celle d’E.T., notamment dans son urbanisation. La petite Carol Ann est aussi attachante que flippante.

Les vingt premières minutes se concluent sur une scène qui nous plonge totalement dans le fantastique, et qui prédit un basculement dans l’horreur par la suite.

Le casting ?

On va commencer par la révélation de la tristement regrettée  Heather O’Rourke. Elle est tout simplement impeccable dans le rôle de la petite Carol Anne. Ses expression, son regard et sa voix donnent aussi bien le sourire que des frissons.

Dans le rôle du père, Craig T. Nelson est assez convaincant dans l’ensemble. A ses côtés, JoBeth Williams apporte bien plus en terme d’émotions, notamment dans l’instinct et l’amour maternel.

Toute en excentricité, Zelda Rubinstein se montre excellente en médium spécialiste d’évènements paranormaux. Sa présence donne encore plus de cachet à l’atmosphère fantastique et étrange du long métrage.

Il est logique en observant la performance collective de la distribution, que celle-ci ait été reconduite par la suite.

Et au final ça donne quoi ?

Trente cinq années après sa sortie en salles, Poltergeist reste un film fantastique et horrifique assez efficace dans son ensemble.  De là à parler de grand film d’horreur, je dirais qu’on n’y est pas tout à fait. Il est évident que Steven Spielberg et Tobe Hooper se sont partagés la caméra, et le relai n’apparait pas très subtile l’écran.

Clairement, il se dégage une certaine opposition au sein de la mise en scène. Deux styles se confrontent, voir deux visions s’entrechoquent. Cela saute aux yeux sur l’enchainement des scènes, on n’a jamais une parfaite continuité. Le montage est haché par moments, et on n’a aucune finesse dans la transition.  En dehors de ça, on a des scènes angoissantes à souhait et qui n’ont pas trop pris la poussière. L’humour satirique est intelligemment conçu, tout comme les moments plus intimes. Les effets spéciaux restent tout à fait convenables.

Là où le film tire sa plus grande force, c’est au niveau du script. Steven Spielberg a posé une base scénaristique très intéressante. On retrouve évidemment ses thématiques de prédilection, comme la famille, la peur et l’enfance. L’équilibre entre l’aspect dramatique et fantastique est parfaitement respecté, et cela se ressent à l’écran.

La musique de Jerry Goldsmith est sensationnelle ! Elle nous fait aussi vibrer, frissonner que de nous apaiser. Une particularité que l’on retrouve souvent chez le compositeur, notamment sur Alien et les Gremlins.

En résumé, Poltergeist est une hybridation de deux visions artistiques qui voit naître un redoutable film horrifique. Heather O’Rourke est inoubliable !

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