Le Septième fils (2014)

Le Septième Fils (Seventh Son) est un film de fantasy britanno-américano-canadien réalisé par Sergueï Bodrov.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Je suis une grande fan de la saga littéraire L’Epouvanteur, de Joseph Delaney. Cet univers a pour ainsi dire bercé mon enfance puisque c’est une série de 13 livres publiés entre 2004 et 2013 (en anglais puisque le tome 13 n’est toujours pas sorti en France à ce jour).

En 2014, une adaptation cinématographique a vu le jour, et malgré un casting de haut vol, après quelques photos promotionnelles j’étais très sceptique sur cette nouvelle création. Finalement, après une bande annonce et des critiques très sévère je ne suis pas allée voir le film au cinéma. Néanmoins, c’est avec un certains plaisir que j’ai vu que le film passait cette semaine à la télévision et j’ai décidé de le regarder pour me faire ma propre opinion.

Un mot sur l’histoire ?

Pour résumer très rapidement le principe; Maitre Gregory est un épouvanteur. Etant le 7ème fils d’un 7ème fils, il possède des dons spéciaux qui lui permettent de se battre contre les forces de l’obscur telles que les gobelins ou les sorcières… Ayant perdu son dernier apprenti, il va recruter le jeune Thomas Ward qu’il doit former très rapidement car une de ses pires ennemies, Mère Malkin s’est échappée de là où il l’avait enfermée.

Les premières minutes ?

Le film s’ouvre sur un paysage sombre, un univers qui fait froid dans le dos. On devine brièvement un homme qui enferme un créature à la voix de femme dans une fosse fermée d’une grille en fer. Le temps passe et la cage vieillit, semble s’affaiblir. La chose enfermée dedans finit par s’échapper sous la forme d’une créature volante, promettant une terrible vengeance à son ancien ennemi.

Un début de films assez classique, qui ne révolutionne pas le genre, mais l’univers est sombre et malgré des effets spéciaux moyens, je me dis que peut être le film n’est pas si mauvais et que les retours que j’ai eu ont été un peu trop sévères. Et pourtant…

Le casting ?

Inutile de creuser bien loin pour voir que le film s’offre le luxe d’un casting très très alléchant. Jeff Bridges dans le rôle du vieil épouvanteur aigri, Julianne Moore qui joue la très maléfique Mère Maklin et Alicia Vikander (notre nouvelle Lara Croft) dans le personnage de Alice, une jeune sorcière qui hésite entre le bien et le mal. Au début du film, j’ai même eu l’agréable surprise de voir Kit Harrington, et on retrouve également Ben Barnes, alias le Prince Caspian de Narnia dans le rôle principal, celui de Tom Ward.

Avec un casting plus que prometteur, et une base aussi riche et solide que celle des livres, tous les éléments sont réunis pour créer une nouvelle saga de films de haute volées, mais, et j’ai un gros MAIS…

Et au final, ça donne quoi ?

Afin de ne pas juger seulement ce film par rapport au livre, je vais tenter de scinder ma critique en deux parties, tout d’abord, en tant qu’adaptation littéraire, et ensuite comme une œuvre cinématographique. Sans entrer dans les détails, la première chose que je peux pointer, c’est que les scénaristes n’ont pas du lire les mêmes livres que moi, ou alors seulement des résumés. On retrouve sur les 1h30 du film, un condensé mal ordonné des premiers tomes. Mis à part l’introduction qui est sombre, on perd complètement l’esprit angoissant du livre. En effet, les livres de Joseph Delaney se rattachent à un univers de fantasy horreur, et non seulement de fantasy médiévale. Les personnages ne correspondent pas du tout à ce qu’ils sont réellement. Maitre Grégory passe pour un vieux grincheux alcoolique, Tom est censé n’avoir que 12 ans et est interprété par un acteur d’une trentaine d’années, alors que les sorcières sont censées être laides et terrifiantes, dans le film elles se rapprochent plus de l’image de femmes fatales. Un des personnages qui est censé être à la solde des sorcières devient une sorte de valet des épouvanteurs. Et pour couronner le tout, le personnage d’Alice et sa relation avec Tom sont une catastrophe. Alice est tout au long des livres un personnages avec beaucoup de profondeur, qui est partagé entre son bon fond et son héritage de sorcière, tout cela est gommé dans le film au profit d’un flirt et d’une romance bancale et artificielle avec Thomas.

Ensuite, si on regarde Le Septième fils comme un film, seulement un film et non une adaptation littéraire on est, à mon goût très proche d’un nanar. L’histoire est simple et prévisible. Comme par hasard, Tom est un épouvanteur à part car il a des visions et sa mère est en fait une sorcière du côté du bien, bingo, on l’avait pas du tout vu venir. Bref, le scénario s’inspire vaguement des livres, et se contente d’intégrer tous les éléments habituels du monomythe. La mise en scène est moyenne et les combats ne sont pas crédibles. Au vu du casting, on pourrait penser qu’il y a une chose de positive dans ce film, mais non, même Jeff Bridges et Julianne Moore sont médiocres, voir mauvais dans leur interprétation. Une grosse déception de la part de ces deux grands acteurs que j’estime beaucoup.

Pour terminer, j’aurai essayé. Mais avec une très bonne idée de base, nous avons un résultat décevant et mauvais, qui ne manque pas de faire grincer des dents les lecteurs de la saga de l’Epouvanteur.

Angèle  P.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Monsieur R. dit :

    Rien à voir avec la saga en livres donc …

    J'aime

  2. Sev dit :

    Du coup ça me donne envie de découvrir les livres 🙂

    Aimé par 1 personne

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