Atomic Blonde (2017)

Atomic Blonde est un film d’espionnage américain réalisé par David Leitch.

En 2015, Focus Features acquis les droits de distribution américaine pour une adaptation cinématographique du roman graphique The Coldest City écrit par Antony Johnston et illustré par Sam Hart. Charlize Theron est annoncée d’entrée pour le rôle principal et comme productrice du film.

David Leitch et Chad Stahelski, coréalisateurs de John Wick sont tout d’abord engagés, avant que le duo ne se sépare. Chad Stahelski préfère s’occuper de John Wick 2 et laisse les commandes à son partenaire pour Atomic Blonde.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

La bande annonce m’a fait saliver, d’un côté on a de l’action emballé dans une bande originale rock rétro et de l’autre on a une Charlize Theron en grande forme avec pour partenaire un acteur dont j’apprécie énormément le travail, en la personne de James McAvoy. J’espère toutefois que la bande annonce ne nous dévoile pas tout le film, et qu’il y a encore un florilège de bonnes surprises.

Un petit mot sur l’histoire ?

L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Les premières minutes ?

Dés les premières images, David Leitch et son chef opérateur imposent une atmosphère grisonnante et froide. Classique, mais efficace, on enchaine ensuite avec une mise en scène vidéoclipesque qui sonne tout de même le déjà vu. J’avoue avoir un peu peur que cela tombe dans la surenchère et d’être en face d’un produit à la Suicide Squad.

Le premier quart d’heure est satisfaisant, mais j’espère le réalisateur ne va pas miser que sur la photographie et la bande originale. En tout cas, la première scène d’action est de bonne facture. David Leitch avait déjà montré cette qualité de réalisation dans John Wick. Son savoir-faire dans la chorégraphie des scènes d’action seront sans aucun doute l’un des points forts du long métrage.

Le casting ?

Après nous avoir ébloui dans Mad Max : Fury Road, Charlize Theron continue a explorer le cinéma d’action. Dans la peau de Lorraine Broughton, l’actrice sud-africaine est à la fois sensuelle, charismatique et badass à souhait. Elle colle aisément au genre, et il est évident qu’on la retrouvera dans une suite.

A ses côtés, James McAvoy est grandiose ! Totalement frappé, l’acteur nous rappelle sa composition dans l’excellent Ordure ! Pour moi, il s’agit d’une des grandes forces de cette distribution.

John Goodman, Til Schweiger et Tobey Jones font le job, sans pour autant être inoubliables. On s’arrête plus sur Sofia Boutella et Eddie Marsan, qui est un acteur très intéressant.

Globalement, on peut dire que la distribution répond aux attentes, malgré quelques légèretés dans la composition des personnages.

Et au final ça donne quoi ?

Il est clair que David Leitch a voulu réaliser une hybridation culturelle de deux époques autour d’un film d’espionnage et d’action. Est-ce réussi ? Je dirais qu’à moitié. Atomic Blonde est tout juste fun et divertissant, il ne suffit pas d’avoir des classique rock des années 70 et 80 pour porter un film vers le haut. La bande annonce nous laissait entrevoir un long métrage du calibre de John Wick, un mélange équilibré de deux cinémas d’action, de deux époques. Malheureusement, ce n’est pas le cas avec Atomic Blonde.

Au niveau de la mise en scène, on retient principalement la qualité des scènes d’action. Pour ce qui est du reste, ça reste à la fois classique, maladroit et haché. Le rythme est loin d’être équilibré, notamment à cause du montage et de la structure narrative. Sur l’esthétique, c’est mi-figue mi-raisin. On est sur du réchauffé par rapport à John Wick, ce qui nous donne un style parfois surfait. Je craignais la surenchère, et il est évident que David Leitch s’est embourbé dans une esthétique et sa propre ambition.

L’écriture est gorgée de facilités et de quelques incohérences. Dés les premiers instants du film, on nous affiche un réel parti pris avec la trame narrative. Un choix dont on attend quelque chose de plus, un vrai rebondissement, quelque chose qui scotchera le spectateur à la fin. Malheureusement, ce n’a pas été le cas. Le scénariste, Kurt Johnstad, joue beaucoup trop sur le classique, ce qui rend son adaptation lisse et prévisible. Les personnages manquent également d’approfondissement, heureusement que les acteurs et actrices sont convaincants et donnent un relief suffisant pour nous accrocher.

La bande originale est balancée pour tenter de justifier l’esthétique et l’époque. On assiste à du clip en barre, et cela devient très vite pompeux. C’est dommage de (re)voir du David Bowie, Nena ou encore The Clash  utilisé de manière aussi téléphonée.

En résumé, Atomic Blonde arrive à nous accrocher par ses scènes d’action et son casting. On n’est pas contre une suite, mais il va falloir haussé réellement le niveau.

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. deuxgodillots dit :

    Du coup, je ne sais pas si j’ai envie de le voir ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Après, il faut se faire son propre avis =)

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      1. deuxgodillots dit :

        Il n’y a pas plus vrai ! Mais j’ai déjà une très grosse liste de choses à lire, voir, écouter. 😀

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