Comme la lune (1977)

Comme la lune est une comédie dramatique française écrite et réalisée par Joël Séria.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Après Les Galettes de PontAven, j’étais curieux de voir le tandem Séria/Marielle remettre le couvert pour une nouvelle fable. Je suis déjà presque sûr que je ne vais pas m’ennuyer.

Un petit mot sur l’histoire ?

Roger Pouplard, réparateur de réfrigérateurs en Normandie, multiplie les conquêtes féminines. Marié et père d’un enfant, il n’est pas attiré par sa femme Jeanine, la pâtissière du village. En revanche, il passe beaucoup de temps avec Nadia, la bouchère du coin. Lorsqu’il part en week-end à Deauville avec sa maîtresse, il croise un vieil ami de l’armée, Chanteau, qui semble fort s’intéresser à Nadia…

Les premières minutes ?

Dés les premiers dialogues, on est tout de suite emballé. Jean-Pierre Marielle est déjà tout un personnage, tout est adapté pour lui. Joël Seria lui a composé le rôle d’un beauf sur mesure, à la fois euphorisant et attachant.

Le premier quart d’heure est sur de bons rails, on savoure chaque moment. Jean-Pierre Marielle se montre déjà en très grande forme en homme qui a dû mal à résister à la luxure et aux femmes.

Le casting ?

On a le droit à du grand, du très grand Jean-Pierre Marielle. Il porte le film dans son ensemble, comme c’était le cas pour Les Galettes de PontAven. Est-ce un défaut ? En aucun cas. Ce qu’il y a de très fort avec Joël Séria, c’est qu’il donne l’illusion de ne miser que sur son acteur fétiche, alors qu’au niveau de l’écriture c’est parfaitement taillé pour que son acteur s’exprime pleinement.

Il ne faut pas oublier non plus sa sublime partenaire Sophie Daumier, qui lui donne comme il faut la réplique. Elle incarne la tentation sous toutes ses formes.

Marco Perrin est convaincant en vieux copain de régiment devenu homme d’affaires. Dominique Lavanant contraste parfaitement avec le personnage de Nadia joué par Sophie Daumier.

Et au final ça donne quoi ?

Joël Séria aime s’intéresser aux petits coins de l’hexagone où des personnages hors normes stagnent au milieu de la luxure et de ses mœurs. Il centre son histoire autour d’un homme esclave d’une femme belle et fricoteuse, qui va lui démontrer leur bonheur ne tient qu’à quelques billets et paillettes.

Sous son aspect de comédie, Comme la lune tient une véritable dramaturgie, que ce soit autour de Roger (Jean-Pierre Marielle) ou bien d’Yvette (Dominique Lavanant). Ils s’accrochent tous les deux à des personnes qui ne font que les exploiter, même si Roger pense le contraire au départ. Les questions que l’on se pose tout comme lui sont avant-tout sur la morale, le bonheur, l’amour et le sexe. Joël Séria entretient subtilement ses différents aspects jusqu’à la toute dernière scène.

Comme c’est souvent le cas avec lui, le réalisateur met avant-tout l’accent sur son acteur principal, ses dialogues, sa gestuelle et évidemment son regard. On sent la fascination de Joël Séria pour Jean-Pierre Marielle et le personnage de Roger. Cela saute aux yeux au niveau des dialogues bruts, qui colle totalement à ce « phénomène de la connerie et l’indélicatesse ». On savoure chaque moment, tout comme le cinéaste.

Si vous aimez les œuvres qui claquent par le verbe et des personnages allumés, Comme la lune est fait pour vous.  Jean-Pierre Marielle est impérial comme c’était le cas pour Les Galettes de PontAven. Une excellente  comédie dramatique comme on en fait plus trop malheureusement.

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