Colossal (2017)

Colossal est une comédie dramatique fantastique hispano-américain écrit et réalisé par Nacho Vigalondo.

Ce qu’il faut savoir :

– Nacho Vigalondo, est un cinéaste espagnol qui affectionne d’épouvante-horreur. Il s’est notamment connaître avec V/H/S Viral et Open Windows avec Elijah Wood.

Colossal a été accusé de plagiat par la société de production Toho, qui a notamment les droits sur Godzilla. Les accusations portaient sur le fait que le film racontait l’histoire d’une grande créature d’Asie. Au final, Colossal a tout de même eu le droit à une sortie en salles aux États-Unis et en Suisse.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Intrigué par le concept et le fait que le film soit sorti directement en vidéo, alors que selon les dires de certains, il aurait mérité d’être distribué au cinéma. En plus de ça, on a un duo original pour ce kaiju movie Anne Hathaway et Jason Sudeikis.

Un petit mot sur l’histoire ?

Gloria est une jeune new-yorkaise sans histoire. Mais lorsqu’elle perd son travail et que son fiancé la quitte, elle est forcée de retourner dans sa ville natale où elle retrouve Oscar, un ami d’enfance. Au même moment, à Séoul, une créature gigantesque détruit la ville, Gloria découvre que ses actes sont étrangement connectés à cette créature. Tout devient hors de contrôle, et Gloria va devoir comprendre comment sa petite existence peut avoir un effet si colossal à l’autre bout du monde…

Les premières minutes ?

La scène d’ouverture capte immédiatement notre attention et se révèle assez mystérieuse. Une énigme se pose et aura très certainement une réponse vers le fin du film.

Ensuite, on bascule dans un tout autre ton. On se rapproche de la comédie sentimentale avec une Anne Hathaway aussi séduisante que pommée, qui se retrouve seule dans sa ville natale pour faire le point. Un retour qui ne semble rien avoir de particulier, jusqu’à ce que la créature réapparaisse à Séoul. Le réalisateur espagnol entretient subtilement le mélange des genres.

Le premier quart d’heure se montre plutôt original dans le traitement de son histoire, à la fois légère et sérieuse. Nul doute que l’on n’est pas au bout de nos surprises…

Le casting ?

Anne Hathaway est plus que convaincante dans le rôle de Gloria, une femme alcoolique qui voit sa vie bouleversée par un phénomène incroyable. L’actrice américaine nous prend merveilleusement à contre-pied dans un film aussi inattendu.

A ses côtés, Jason Sudeikis se montre tout aussi performant. Il donne du relief à son jeu en même temps que son personnage évolue. Dan Stevens, Austin Stowell et Tim Blake Nelson sont aussi convaincants.

Et au final ça donne quoi ?

Nacho Vigalondo nous emmène dans une fable fantastique comme on en voit peu. Colossal est avant-tout un étonnant croisé des genres. Il assez étrange que ce film n’est pas eu sa chance dans les salles obscures françaises, honnêtement il avait clairement sa place. A mes yeux, il n’y a aucun plagiat par rapport à Godzilla, Nacho Vigalondo s’en démarque clairement par son propos et aussi son budget. Comme quoi avec 15 millions d’euros, on peut réaliser des choses très intéressantes.

La mise en scène joue la carte de l’efficacité, tout en étant classique. Le réalisateur hispanique se montre ingénieux lors des scènes parallèles entre la créature et Anne Hathaway, et ce encore plus dans le dernier acte. Toutefois, on ressent les limites du budget, sans pour autant apparaître comme une grosse faiblesse au long métrage. Une forme satisfaisante et adaptée.

L’une des grandes forces de ce film, est sans aucun doute son scénario. Nacho Vigalondo nous emmène dans une histoire qui se démarque totalement des autres kaiju movie. Pour Colossal, on est plus dans l’intime où le relationnel entre les personnages est particulièrement important. Les enjeux et les thématiques tournent principalement autour de l’humain, sa bêtise, sa perversité et son égoïsme. Le parallèle avec la créature est agence de la plus belle des manières. Un équilibre savoureux entre la réalité et le fantastique.

Autre grande qualité du film, la bande originale de Bear McCreary dont le score colle parfaitement à la vision de Nacho Vigalondo. On est dans l’intime avec cette guitare Gibson solo, puis dans l’épique avec l’orchestre qui vient l’accompagner à l’image du sublime thème final.

Il est évident que Nacho Vigalonso et Bear McCreary se sont fait un peu plus remarquer avec ce long métrage. Ils se verront certainement en charge de plus gros projets par la suite.

En résumé, Colossal est une fable originale  qui contraste parfaitement avec les gros blockbusters hollywoodiens. Nacho Vigalondo figure parmi les cinéastes qui ont une marge de progression, à suivre donc…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s