Buffalo’66 (1998)

Buffalo66 est une comédie dramatique américano-canadienne co-écrite et réalisée par Vincent Gallo.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

J’avais vu le film Tetro de Coppola dans lequel jouait l’acteur Vincent Gallo. L’ayant trouvé très bon, je ne pouvais pas passer à côté de son premier long-métrage. Hâte que cet acteur m’en mette encore plein la vue puisqu’ici il tient le rôle principal.

Un petit mot sur l’histoire ?

Billy Brown, ex-taulard névrosé et hyper sensible, se retrouve à kidnapper Layla de son cours de claquettes pour coller au mensonge raconté à ses parents cinq années auparavant. Vous allez assister à une histoire d’amour qui débute de la manière la plus improbable possible, et à une complicité naissante entre ces deux personnages aussi paumés l’un que l’autre. Mais, c’est avant tout une histoire de vengeance.

Les premières minutes ?

Billy est relaxé de prison mais personne ne l’attend à sa sortie. Grâce à un surcadrage, on peut retracer les moments de solitude de sa vie en détention. Le film démarre sur une envie pressante du personnage qui dure tout le temps de son trajet vers le centre ville. Il se retrouve dans les toilettes d’une école de danse où on découvre un personnage très agressif, notamment envers Layla, une élève. Après un coup de téléphone à ses parents, Billy kidnappe Layla et lui demande de faire semblant d’être sa femme le temps d’un déjeuner.

Le Casting ?

Du très lourd pour ce long métrage dans lequel Vincent Gallo est à la fois l’acteur principal, le réalisateur et à la musique. Avec Cristina Ricci, ils forment l’un des duos les plus touchants de l’histoire du cinéma. Pour ce qui est des parents, ils sont brillamment interprétés par Ben Gazzala, ex-chanteur impulsif, et Anjelica Huston, mère dérangée qui préfère le base-ball à son fils.

Une distribution prestigieuse qui réalise une véritable performance collective. Il ne faut pas oublier que le budget du film n’était que de 1,5 millions de dollars.

Et au final ça donne quoi ?

Un coup de maître de Vincent Gallo pour son premier film ! Le personnage de Billy nous dévoile peu à peu son manque d’assurance, de confiance envers les femmes, sa rage de vengeance et sa fragilité. Yes et Stan Getz nous offrent du rock progressif qui colle parfaitement avec l’action, notamment la dernière scène dans le club de strip-tease. Tout le génie du film peut se résumer à la relation compliquée et, en même temps, si simple qui naît entre Billy et Layla et s’impose comme une évidence. Au-delà des dialogues jouissifs, le film aborde de manière très intelligente un thème très sérieux : la victoire de l’amour sur la vengeance. Véritable coup de cœur qui est rentré dans mon top 10 !

Anne S.

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