Daybreakers (2009)

Daybreakers est un film de science-fiction horrifique écrit et réalisé par Michael et Peter Spierig.

Après un premier film d’horreur moyen intitulé Undead, les frères Spierig ont travaillé sur le scénario de Daybreakers pendant deux ans. A sa sortie en salles, le film est comparé au roman A l’assaut de l’invisible d’Alfred Elton Van Vogt, où le héros évolue en partie dans une ville où la très grande majorité de la population est constituée de vampires assoiffés, souffrant du manque de sang.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

A l’époque de sa sortie en DVD, j’étais assez intrigué par le pitch et son casting. C’est après avoir vu Prédestination que je me suis rappelé de Daybreakers, et que je me le suis procuré. Les frères Spierig proposent aiment pondre des hybridations de genres, ce qui donnent à leurs films une certaine originalité.

Un petit mot sur l’histoire ?

En 2019, les vampires ont pris le contrôle de notre planète. Les humains ne sont plus qu’une petite minorité, entretenue uniquement pour nourrir la population dominante. Edward Dalton est un vampire qui travaille dans la recherche. Il refuse de se nourrir de sang humain et œuvre sans relâche à la mise au point d’un substitut qui pourrait à la fois nourrir ses semblables et sauver les derniers spécimens d’hommes. Je ne vous en dis pas plus pour vous garder un part de mystère.

Les premières minutes ?

Les Spierig installent une atmosphère post-apocalyptique (de jour), ce qui constitue un cadre efficace à l’esthétisme intéressante. On saisit très vite le contexte et les enjeux se mettent tranquillement en place. Dans son interprétation, Ethan Hawke fait quelque peu penser à Brad Pitt (Entretien avec un vampire).

Il se dégage une ambiance particulière, aussi bien sur le plan visuel que sonore. La musique de Christopher Gordon (Master & Commander) s’impose d’entrée. On a donc un premier quart d’heure prenant avec cette vision du futur gouvernée par les vampires.

Le casting ?

Comme d’habitude, Ethan Hawke fait ce qu’il faut pour incarner son personnage de scientifique avec conviction. L’acteur montre une certaine aisance dans la science-fiction horrifique.

Dans la peau du vampire en charge d’une société pharmaceutique prêt à tout pour sauvegarder son espèce, on retrouve un Sam Neill convaincant dans l’ensemble. Isabel Lucas fait le job, mais sa prestation reste anecdotique.

Willem Dafoe ne bénéficie pas d’un vrai rôle où il peut exprimer tout son talent. On sent une distribution qui veut bien faire, mais il faut admettre que l’écriture reste assez faiblarde. On est dans une série B qui a la prétention d’être un peu plus que ça.

Et au final ça donne quoi ?

A mes yeux, Daybreakers regorge d’idées intéressantes qui ne sont pas exploitées jusqu’au bout. On est face à un film de série B qui donne l’impression qu’elle aurait pu être bien plus que ça. La première partie du film nous le montre clairement avec son contexte original ainsi que son visuel. Une base artistique à fort potentiel qui tombe dans la facilité à mesure que les évènements s’enchainent.

Les frères Spierig proposent une vision du mythe vampirique dans un monde au bord d’un nouveau fléau. La mise en scène alterne entre profondeur et surenchère. Pour le coup, les réalisateurs ont confondu vitesse et précipitation, ce qui emmène le film vers une simple série B avec tout de même un budget de 20 millions de dollars. Il en ressort une originalité inexploitée.

Le scénario a des facettes très intéressantes, mais ça manque cruellement de finesse dans le développement. On n’a pas réellement l’impression qu’il y a eu deux années d’écriture. Rien que sur la conception des personnages, ça reste très moyen et heureusement que des acteurs confirmés sont présents pour relever le niveau. Les clés sont visibles pour donner lieu à un grand film de vampires, mais encore fallait-il les tourner dans le bon sens.

La bande originale apporte ce qu’il faut pour une atmosphère sombre et horrifique, sans pour autant être inoubliable.

En résumé, Daybreakers est une hybridation des genres maladroite, qui inspirait à tellement plus de maitrise.

Publicités

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. skygarulfo dit :

    Assez d’accord avec vous. J’avoue que j’aime particulièrement Ethan Hawke mais le film est un peu décevant.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s