Orpheline (2017)

Orpheline est un film dramatique français co-écrit et réalisé par Arnaud des Pallières.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Après Michael Kohlhaas, Arnaud des Pallières revient au cinéma intime et dramatique avec Orpheline. Le pitch et la distribution apparaissent comme très alléchant. Voyons ce que ça donne à l’écran.

Un petit mot sur l’histoire ?

Portrait d’une femme à quatre âges de sa vie. Petite fille de la campagne, prise dans une tragique partie de cache-cache. Adolescente ballottée de fugue en fugue, d’homme en homme, puisque tout vaut mieux que le triste foyer familial. Jeune provinciale qui monte à Paris et frôle la catastrophe. Femme accomplie enfin, qui se croyait à l’abri de son passé. Quatre actrices différentes incarnent une seule et même héroïne.

Les premières minutes ?

Le long métrage démarre avec les retrouvailles entre deux femmes, qui semblent avoir un lourd passé entre elles. Arnaud des Pallières actionne alors les flashbacks pour nous dévoiler ce qui s’est vraiment passé dans la vie de Renée ou devrais-je dire Karine…

Arnaud des Pallières affectionne le croisement de chemins scénaristiques, et les vingt premières minutes nous le prouvent.

Le casting ?

Il s’agit tout simplement de la distribution la plus prestigieuse de l’année côté cinéma français. En tête, nous avons Adèle Haenel (Les Combattants) et Adèle Exarchopoulos (La Vie d’Adèle), Solène Rigot (Les Révoltés) et Vega Cuzytek qui partagent toutes les quatre le destin d’une femme.  Chacune représente le personnage de Karine à différentes périodes clés de sa vie. Les actrices se montrent particulièrement inspirées et donne à leur personnage de multiples facettes complémentaires. Une véritable performance collective.

Ensuite, nous avons la troublante Gemma Arteton qui se révèle assez convaincante dans l’ensemble. Nicolas Duvauchelle est impeccable dans la peau du père de Karine. Jalil Lespert et Sergi Lopez complètent comme il faut ce casting étoilé.

Et au final ça donne quoi ?

Arnaud des Pallières nous offre une œuvre « puzzle » quelque peu incomplète, mais qui reste tout de même passionnante et déstabilisante. Le long métrage s’entend sur quatre périodes clés pour Karine, qui nous montre ses multiples facettes et son besoin constant d’être aimée. La structure narrative est intéressante, mais manque globalement de résonance. Heureusement que le final vient relevé le tout.

La mise en scène est segmentée en quatre partie, qui a pour effet de compte à rebours. Malheureusement, la bombe se désamorce peu à peu, et ne parvient qu’à faire un petit boom à la fin. La maitrise du procédé est plus que discutable, surtout quand on l’a déjà vu parfaitement maitrisé comme chez Fincher, Noé ou encore Boyle. Bien sûr que les intentions ne sont peut être pas les mêmes, mais encore faut-il savoir équilibrer l’intrigue et son rythme. Heureusement que le film est porté par une distribution performante.

Sur l’écriture, la structure inspire à un peu plus de mystères à résoudre et des rebondissements cohérents. Au lieu de ça, ça reste assez abstrait sur pas mal d’aspects. Le côté elliptique pourquoi pas, mais il ne faut pas en abuser. A mes yeux, il y avait la place pour nous offrir un véritable thriller psychologique, mais on ne fait qu’effleurer l’idée.

En résumé, Orpheline reste une œuvre approximative dont on ne retient que la performance collective du casting.

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