Puppy Love (2013)

Puppylove est un drame romantique belge écrit et réalisé par Delphine Lehericey et Martin Coiffier.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Après Orpheline, j’étais curieux de voir la jeune et talentueuse actrice Solène Regot dans le film qui l’a réellement révélé aux yeux du grand public. Puppylove apparait comme un long métrage dans la lignée de Respire et Belle Épine.

Un petit mot sur l’histoire ?

Diane, 14 ans, adolescente solitaire, passe beaucoup de temps avec son jeune frère, Marc, dont elle s’occupe, et son père, Christian, auquel elle est très liée. L’apparition de Julia, adolescente anglaise au fort tempérament, bouleverse sa vie. Bien décidée à sortir de l’enfance quel qu’en soit le prix, la jeune fille suit Julia dans une série d’actions qui ne sont pas sans conséquences…

Les premières minutes ?

Le premier quart d’heure nous dresse le portrait de Diane, en mettant l’accent sur son l’environnement familial et sa brève histoire d’amour avec Antoine. Le cadre est posé efficacement, ce qui nous permet de comprendre l’état psychologique de l’adolescente. Elle dégage une détresse muette, une envie de passer un palier pour sa vie de femme avec la peur qui l’accompagne.

Le casting ?

Solène Regot livre une interprétation d’une remarquable solidité dans la peau de Diane. Elle réussit tout ce qu’elle entreprend dans le film, les différentes émotions sont d’une justesse confondante. Son visage d’enfant contraste avec son envie de devenir une femme, ce qui amène une magnifique et tragique confusion chez l’adolescente. Le basculement est travaillé aussi bien sur le papier que dans la direction de l’actrice.

Sa partenaire, Audrey Bastien est convaincante dans le rôle du tremplin pour Diane. Elle amène son grain de folie et d’imprévu, qui emporte son amie dans un cercle qui flirt avec le danger. Elles nous offrent une belle complicité à l’écran.

Vincent Perez dépose son charme naturel sur les deux filles, il donne à son personnage un souffle à la fois apaisant et fragile. On peut regretter le simplisme de la tentation et du passage à l’acte chez ce personnage.

Et au final ça donne quoi ?

Delphine Lehericey et Martin Coiffier nous emmènent entre deux âges avec l’adolescence. Une thématique pas mal exploitée ces derniers temps au cinéma (La Vie d’Adèle, Respire, La Tête Haute…). Puppylove se centre sur Diane, une ado pommée sur la manière de passer à l’âge adulte et qui voit l’ouverture de ce fameux passage avec Julia. Un basculement orchestré de façon frontale, qui va changer à jamais les deux ados et leur entourage.

La caméra s’immisce dans l’intime de Diane, cela nous fait parfois sourire, nous rend triste ou encore nous alerte. On ressent aussi un vécu de la part des actrices et de Delphine Lehericey. Chacune apporte leur sensibilité et leur regard, tout comme Vincent Perez. Cette tranche de vie qu’est l’adolescence affecte bien sûr les ados mais également l’entourage, et c’est subtilement travaillé à l’écran et sur le papier pour qu’on est face à quelque chose d’assez authentique. La réalisatrice laisse vraiment la place à son casting, elle l’observe sous toutes les coutures en ayant la volonté que les corps parlent d’eux mêmes. Cela nous donne de belles scènes de recherche de plaisir et d’amour, où les émotions sont fortes.

A niveau de la plume, c’est tout aussi doux et viscéral. L’étape de la femme adulte que recherche Diane ne laisse personne de côté. Une adolescente qui se cherche, qui se perd, tout comme son père qui est démuni par la période que sa fille traverse. Julia est également une adolescente qui se cherche et qui pense déjà être une femme par le fait qu’elle ait déjà fait l’amour, et qu’elle n’éprouve plus de peur mais que du plaisir. Elle agît comme un modèle à suivre pour Diane, et cette relation est maniée et interprétée avec subtilité, sans tomber dans le « déjà-vu ». Il s’agit vraiment d’un scénario qui pousse à la réflexion, sur nous, nos enfants et notre société.

En résumé, Puppylove aborde l’adolescence à la fois frontale et douce. Delphine Lehericey livre tout simplement l’un des plus beaux films sur le sujet. Solène Regot crève l’écran !

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