Mission Pays Basque (2017)

Mission Pays Basque est une comédie française réalisée par Ludovic Bernard.

Ce qu’il faut savoir sur le film :

– Au scénario, on retrouve Michel Delgado qui a notamment écrit L’enquête Corse et Bouquet final.

– Il s’agit du deuxième long-métrage de Ludovic Bernard, qui a auparavant été premier assistant réalisateur de Mathieu Kassovitz, Guillaume Canet ou encore Luc Besson. Son premier film « L’ascension » avait attiré 1,2 million de spectateurs dans les salles.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Ludovic Bernard apparait comme un réalisateur qui aime traiter la comédie en apportant une réflexion sur les préjugés et les stéréotypes. Après le Népal, le metteur en scène nous emmène cette fois-ci au Pays basque avec un casting intéressant. Élodie Fontan (Alibi.com, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? ), Florent Peyre et Daniel Prevost, ça promet quelques moments légers et drôles.

Un petit mot sur l’histoire ?

Sybille, jeune cadre parisienne ambitieuse, croit avoir fait l’affaire du siècle en rachetant pour une bouchée de pain la quincaillerie de Ferran Beitialarrangoïta située au Pays basque. Or, elle apprend que ce dernier est sous curatelle. Elle doit donc négocier avec Ramuntxo, son neveu, pour obtenir la boutique, censée devenir un supermarché. Mais, Ramuntxo, chanteur à ses heures et Basque jusqu’au bout des ongles, va lui mener la vie dure. Sybille, accompagné de son stagiaire, s’accroche face aux Basques prêts à tout pour garder leur magasin. Il faut qu’elle réussisse sinon elle perdra son travail.

Commence alors un jeu du chat et de la souris entre la citadine et l’amoureux de sa terre…

Les premières minutes ?

Le premier quart d’heure nous pose à Paris avec un couple ambitieux qui travaille dans la grande distribution. Sybille (Elodie Fontan) est aussi séduisante et intelligente, que poissarde. Son futur mari Raphaël (Nicolas Bridet) apparait comme le type qui veut faire des profits et qui a peur de réellement s’engager.

Un cadre posé de manière simple et efficace, ce qui permet de contraster avec le Pays basque, ses habitants et ses traditions. On reconnait là les ficelles classiques du cinéma comique français, espérons qu’on ne va pas s’y emmêler par la suite.

Le casting ?

Pour la première fois dans leur carrière au cinéma, Élodie Fontan et Florent Peyre se retrouvent à la tête d’affiche d’un long métrage. Dans l’ensemble, le duo est assez convaincant et nous offre quelques situations assez drôles. Toutefois, on regrette une conception des personnages classiques et une évolution téléphonée.

Nicolas Bridet rappelle un peu l’interprétation de Jérémie Renier dans Dikkenek. Les situations rocambolesques qu’il connait dans le film, sont certainement les plus drôles au final.

De son côté, Daniel Prevost est assez attachant dans la peau de l’oncle sénile. On aurait aimé le voir un peu lui aussi, tellement il a le bagou pour nous faire sourire.

Et au final ça donne quoi ?

Même si il arrive à nous faire sourire et à nous attendrir, Mission Pays Basque ne parvient pas  réellement à nous convaincre. Ludovic Bernard et Michel Delgado forcent un peu trop les clichés, ce qui vient à tirer sur les grosses ficelles de la comédie franchouillarde jusqu’au bout. On arrive tout de même à sourire grâce au bon jeu des acteurs, mais cela ne va pas plus loin.

La mise en scène est classique au possible, avec quelques alternances dans les prises de vue qui sont moyennement inspirées. On devine chaque plan, tout n’est que du réchauffé. C’est la preuve que le cinéma français doit bousculer ses codes, notamment au niveau des comédies. On attend l’overdose de niaiserie et du poncif, à l’image d’un scénario sans aucune originalité. Sans vouloir être réducteur, ce long métrage fait plus penser à un téléfilm du lundi soir sur TF1.

Les thématiques sont abordées sans originalité, c’est cousu de fil blanc du début à la fin. Michel Delgado ne se renouvelle pas et reste dans la surenchère de clichés, ce qui amène des moments complètement surréalistes comme le traitement de l’ETA ( Euskadi Ta Askatasuna). Autre point complètement bâclé et stéréotypé, la conception des personnages. Là encore, on est dans du téléfilm familial  et gentillet. On ne croit pas non plus à la romance, c’est barbouillé au rouleau sans jamais nous attaché.

Un budget de 4 millions d’euros pour nous servir une soupe tiède, ça fait un peu cher au final. Il est vraiment temps que le cinéma français innove dans le genre.

En résumé, Mission Pays Basque fait le strict minimum pour tenter de nous divertir. Heureusement que la distribution apporte un brin de fraicheur qui favorise le fait que l’on regarde jusqu’à la fin.

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