A Family Man (2016)

A Family Man est un film dramatique américain réalisé par Mark Williams II.

Ce qu’il faut savoir sur le film :

– Mark Williams II passe pour la première fois derrière la caméra. Il est surtout connu pour avoir produit quelques films dont Mr Wolff et Le casse du siècle et pour avoir crée la série Ozark diffusée sur Netflix.

– Le néo-réalisateur retrouve le scénariste Billy Dubuque, avec qui il a collaboré sur Ozark et Mr Wolff.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

C’est par pur hasard que je suis tombé sur ce film à la télévision. J’ai tout d’abord été intrigué de voir Gérard Butler et Willem Dafoe en chasseurs de têtes prêt à tout pour réussir. Voyons ce que propose ce long métrage passé inaperçu en France.

Un petit mot sur l’histoire ?

Un chasseur de têtes dont la carrière est à son apogée s’apprête à prendre la tête de son entreprise quand son fils de 10 ans tombe gravement malade.

Les premières minutes ?

D’entrée, on pense à des films comme Wall Street ou Marging Call. On retrouve l’ambition et la soif d’argent qui occupe l’esprit des chasseurs de têtes, aussi bien les hommes que les femmes. On découvre Dane Jensen (Gérard Butler) qui n’a que pour objectif de devenir le grand manitou de la boite dans laquelle il travaille depuis des années. A côté de ça, sa famille apparait comme orpheline de sa présence. Dane veut palier au moindre besoin financier de sa famille et pour cela il doit travailler près de 70 heures par semaine.

Mark Williams II et Billy Buduque montrent clairement leurs intentions dans ce premier quart d’heure, ils mettent en avant la parentalité, l’amour, le sexe, le travail, l’argent et la difficulté de faire les bons choix dans tout ça quand on a la tête dans le guidon.

Le casting ?

Gérard Butler quitte le cinéma d’action le temps d’un film, et on peut dire que cela lui fait le plus grand bien. Même A Family Man est passé inaperçu, il est intéressant de voir l’acteur écossais dans un registre qu’on lui connait moins, et qui pourtant lui va comme un gant. Dans la peau de irrassasiable chasseur de têtes Dane Jansen, il se montre particulièrement convaincant. Il entretient une posture et une facette de jeu qui donnent du cachet à son personnage. Son meilleur rôle depuis pas mal d’années.

A ses côtés, Gretchen Mol livre une interprétation tout aussi solide que son partenaire. Bien qu’elle n’apparait que peu au final, Alison Brie (Mad Men) endosse comme il faut le rôle de la rivale de service.

Willem Dafeo et Alfred Molina font parler leur savoir-faire, leurs personnages sont diamétralement opposés et cela fonctionne plutôt bien pour les deux acteurs.

Un petit mot sur les enfants Max Jenkins et Julia Butters qui apportent la présence et l’émotion essentiels pour rendre ce drame plus impactant.

Et au final ça donne quoi ?

A Family Man m’a agréablement surpris par son intelligence et sa simplicité. Le sujet n’est pas révolutionnaire, mais il est traité de manière assez réaliste et émouvante. Il s’agit d’un long métrage qui parlera sans aucun doute aux parents, qui ont une multitude de choses à faire pour le bien familial. Cela passe par des choix et des satisfactions d’instants, cela amènent forcément des situations qui peuvent être aussi bien satisfaisantes que douloureuses à long terme. L’envie de réussir pour le bien de sa famille, est une action louable, mais qui peut s’avérer aussi fragilisante. Ajoutez à ça la maladie d’un enfant, impose forcément des critiques et des remises en question. Soit on en sort plus fort, soit détruit. C’est autour de tout ça que Mark Williams II articule son long métrage, notamment à travers le personnage de Dane.

Du point de vue de la réalisation, Mark Williams l’a joue académique sans pour autant être lisse. Des travellings justifiés, un cadrage inspiré, et une utilisation de la lumière et de l’urbanisme assez intéressante. Il capte efficacement l’intimité de ses protagonistes, on se rapproche facilement d’eux et de leurs situations et émotions.

Au niveau de l’écrit, Billy Buduque livre un portrait sensé de ce que la soif de réussite peut entrainer dans une vie de famille, et encore plus quand elle est fragilisée par la maladie d’un enfant. Le scénariste s’en tire plutôt bien dans son équilibre de l’homme bouffé par son travail et de sa famille en manque de sa présence. On éprouve de l’empathie pour ce personnage, son attitude et ses actes nous remettent nous même en question.

En résumé, A Family Man est un beau film dramatique avec une réelle profondeur, cela se ressent dans l’écriture et la performance collective de la distribution.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. J’ai beaucoup hésité, je pense que je vais me lancer après ton article

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