Quentin Tarantino nostalgique et enraciné au cinéma qui l’a vu naître ?

Toujours plus haut, toujours plus fort, Quentin Tarantino est un amoureux du cinéma, de la pellicule, des salles de cinéma ou encore des vidéoclubs. Il est un fervent défenseur du Septième Art et d’une époque qui apparait comme pratiquement révolue. Est-ce un refus à l’évolution du marché et de la technologie ?

Comme nous, le cinéaste américain a grandi au milieu des VHS, du ticket de cinéma à 1$ et des vidéoclubs . Quentin Tarantino n’a jamais caché sa répulsion envers les plateformes de téléchargements, Netflix, le numérique… Aujourd’hui, le réalisateur de Pulp Fiction compare deux époques et y livre un constat pessimiste sur la démarche du spectateur.  Dans une interview pour  Yellow King Film Boy, il souhait nous mettre en garde :

« Pour moi, c’est triste. C’est même très très triste. Et je suis même surpris de voir comment c’est arrivé si rapidement. Je suis surpris que le public ait changé si vite, sans regarder en arrière et qu’il s’en fiche. Et ce n’est pas que par nostalgie. Je ne suis pas sur Netflix, je ne peux même pas vous expliquer comment cela fonctionne. Même si vous avez seulement tous les chaînes du câble, ce que j’ai, vous switchez de chaîne en chaîne, regardez un peu ceci, enregistrez cela que vous ne regardez peut-être jamais, ou alors vous suivez quelque chose dix ou vingt minutes, puis vous commencez à faire quelque chose d’autre en vous disant ‘non je n’accroche pas’. Voilà où nous en sommes. A l’époque des vidéoclubs, la démarche était différente. Vous regardiez dans les rayons, vous preniez les boitiers, lisiez les résumés à l’arrière. Vous deviez faire un choix et parfois vous parliez au vendeur qui vous conseillez. Vous êtiez plus investi dans ce que vous allez regarder… Bien sûr on prenait tous trois films pour n’en regarder que deux mais il y avait une vraie démarche. Vous alliez récupérer Top Gun et vous repartiez peut-être avec un film dont vous n’aviez jamais entendu mais que le vendeur était parvenu à vous vendre. Vous aviez loué ces films, payé ces films, donc vous vous deviez de les regarder. Et c’est ce qu’on a perdu aujourd’hui, cette notion d’engagement. »

A l’heure où l’on voit Martin Scorese, Damien Chazelle, David Fincher et tant d’autres travailler aussi bien pour Netflix, Amazon ou HBO. Quentin Tarantino reste fidèle à ses convictions, au cinéma qu’il a découvert et qu’il aime. Une prise de position louable de la part du cinéaste, mais n’est-elle pas simplement un refus du progrès ? Les salles de cinéma continuent à être remplies malgré des tarifs élevés, des arnaques commerciales (Gaumont par exemple) et des distributions de films déséquilibrées. Il faut voir aussi les causes qui ont entrainé le succès des plateformes comme Netflix. Les avantages sont aussi nombreux, un large panel de films et de séries à portée d’un clic pour un prix raisonnable.

Et vous votre avis sur le cinéma et son évolution ? Netflix est-il si dangereux qu’on le dit pour le Septième Art  ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s