Stranger Things (saison 2), Back to Hawkins !

Stranger Things est une série télévisée de science-fiction horrifique américaine, créée par Matt Duffer et Ross Duffer.

en bref, Notre avis sur la première saison :

L’année dernière, on a pris un grand plaisir à découvrir et suivre cette série, qui s’est révélée l’une des meilleures de l’année. La premier saison a réveillé en nous le cinéma et la télévision de notre enfance, les frères Duffer ont pondu une œuvre renversante, délicieuse et addictive. Sur le fond, comme la forme, Stranger Thing frappe fort et juste ! C’est simple, on était impatient de découvrir la deuxième saison. Pour consulter notre critique complète de la saison 1, cliquez ici.

Un petit mot sur l’histoire ?

En 1984, à Hawkins dans l’Indiana, un an a passé depuis l’attaque du Démogorgon et la disparition d’Onze. Will Byers a des visions du Monde à l’envers et de son maître, une créature gigantesque et tentaculaire.

Le premier épisode ?

Il s’ouvre de manière assez surprenante, en découvrant une adolescente aux étranges pouvoirs. On devine qu’elle a dû être une des patientes du laboratoire d’Hawkins. Une ouverture mystérieuse qui aura certainement des réponses par la suite.

La petite ville de l’Indiana apparait comme calme et paisible, certains essayent d’oublier ce qui s’est passé il y a un an, d’autres n’y arrivent pas. Comme le laissait entendre la fin de la première saison, Will est toujours en lien avec le monde du dessous. Quelque chose rode sous Hawkins, Will apparait comme très affecté par son expérience passée et ses visions montrent que un avenir funeste pour lui et ses proches.

Les frères Duffer restent dans la continuité de ce qu’ils nous avaient montré précédemment. Une mise en scène calibrée et savoureuse, qui nous embarque totalement. L’atmosphère est toujours aussi bien orchestrée, on remarque même plus de subtilité dans les références cinématographiques et télévisuelles. Sur l’écriture, les Duffer font preuve aussi d’un développement psychologique plus consistant, ce qui est en adéquation avec ce qu’ont traversé les personnages. Ils sont toujours aussi attachants, en plus de ça, ils ont grandi. Cela est un facteur que les créateurs ont pris en compte. En plus de ça, l’intrigue est développé sur de multiples tiroirs, et d’autres vont certainement venir s’y greffer.

En résumé, ce premier épisode de la deuxième saison nous promet de nouveaux frissons, du rire et de peut-être des larmes. Les frères Duffer ne semblent pas s’être moqué de leurs fans…

Mi-saison, c’est toujours aussi bon !

On s’attendait à atteindre le même niveau que la première saison, il semblerait que les frères Duffer ont voulu faire encore mieux. Il est clair que les créateurs se sont inspirés de ce qu’avait réussi James Cameron avec AlienS, en faisant plus grand et plus spectaculaire. En plus de ça, les références sont nombreuses, et ce qui est génial, c’est que ça fonctionne parfaitement.

La direction artistique est grandiose, ce qui facilite l’impact de la mise en scène. Le visuel est important, tout comme le son. Il faut également souligner l’efficacité du montage et des transitions, qui apportent du dynamise et un suspens implacable. Bref, tout est réglé au micron.

Au niveau du scénario, l’histoire est toujours aussi passionnante. Les Duffer vont plus loin dans la psychologie des personnages, en prenant tout en compte (évènements passés, présents, futurs, âges…). Certains personnages prennent une nouvelle dimension, d’autres sont mis un peu à l’écart. Il y a également quelques nouveaux, qui arrivent à se faire une place malgré quelques grosses ficelles. Bob (Sean Astin) était dispensable à l’histoire, il ne lui apporte rien de concret. C’est tout le contraire pour Max (Sadie Sink) et son demi-frère Billy (Dacre Montgomery), qui inspirent à quelque chose de très intéressant chez les personnages avec qui ils interfèrent. Le Dr Sam Owens (Paul Reiser) sème le doute, on se demande de quel côté il est, surtout quant on pense au rôle de l’acteur dans AlienS. Les sous-intrigues restent prenantes, et tout s’imbrique avec le noyau du script. La structure narrative prend également plus d’ampleur, une extension qui prend son temps. Attendons de voir la deuxième moitié pour être sûr que l’on assiste à grande saison, voir meilleure que la première.

Mystères, frissons et émotions sont au rendez-vous pour un spectacle aussi éblouissant qu’addictif. Les frères Duffer sont toujours aussi passionnés et amoureux de ce qui les a inspiré pour créer cette série. En un mot, IRRÉSISTIBLE !

Le casting ?

Après les révélations et les renaissances de la première saison, l’heure est à la confirmation pour l’ensemble de la distribution. Noah Schnapp voit son personnage (Will) prendre plus de volume, ce qui amène à une interprétation encore plus troublante, voir glaçante. Gaten Matarazzo (Dustin), Millie Bobby Brown (Eleven) et Caleb McLaughlin (Lucas) montrent bel et bien qu’ils ont grandi, on sent moins le côté enfantin que sur la première saison. La conception des personnages est en adéquation avec cet aspect, ce qui débouche sur des interprétations plus cimentées. Finn Wolfhard (Mike) est un peu plus en retrait cette saison, mais reste globalement convaincant.

Winona Ryder tient toujours aussi bien le rôle de Joyce, mais frôle parfois le surjeu qui est notamment dû à son personnage très stéréotypé. David Harbour voit son personnage prendre de l’ampleur avec une trajectoire pleine d’émotions. L’acteur prouve qu’il tient le rôle de sa carrière.

Natalia Dyer (Nancy) nuance son jeu avec efficacité, ce qui l’a rend plus attachante que sur la première saison. Charlie Heaton (Jonathan) fait le job, malgré la faible trajectoire de son personnage. Joe Keery (Steve) est impeccable et se révèle même très touchant au final, de par sa situation.

Du côté des nouveaux arrivants, on retient surtout Dacre Montgomery aussi magnétisant que flippant sous les traits de Billy Hargrove. A ses côtés, Sadie Sink (Maxine « Max ») est convaincante, mais son personnage n’atteint pas l’étoffe attendue. Ces deux personnages pourraient prendre plus de relief par la suite. Paul Reiser joue sur l’ambiguïté que laisse entendre son personnage et celui qu’il avait incarné dans AlienS. Linnea Berthelsen (Kali) ne reste pas dans les mémoires, à cause du manque de subtilité aussi bien dans son jeu que dans l’écriture de son personnage.

Au final, ça donne quoi cette deuxième saison ?

C’est simple, on en veut encore ! Ce qui est un très bon signe, non ? Les frères Duffer et leur équipe ont réalisé une grande saison, qui égale aisément la première. Tout a été réuni pour qu’on est du grand spectacle, tout en conservant la sève artistique de départ. Cette deuxième saison vient parfaitement compléter celle qui l’a précédé, et amène évidemment d’autres pistes pour la troisième. On sent enfin les partis pris des frères Duffer aussi bien sur la forme que le fond, et la troisième saison inspire a encore plus d’envol. Bien sûr, les références restent omniprésentes comme sur AlienS, Stand by me ou encore Gremlins et Poltergeist. Tout est composé pour rendre hommage en même temps que de se forger sa propre mythologie.

La mise en scène est calibré de A à Z, peu importe le changement de réalisateur ou de scénariste. La fibre artistique reste la même. Cependant, l’épisode 7 se démarque du reste. Les créateurs de la série montrent une volonté de montrer qu’il n’y a pas que à Hawkins que ça va mal, et qu’il n’y a pas que « Jane Ives / Onze / Elfe » a avoir des pouvoirs. Cet épisode symbolise la vision artistique de cette deuxième saison, à savoir voir plus grand, plus large et plus spectaculaire. Sur le montage, les transitions et la direction artistique, les frères Duffer et leur équipe ont passé un cap. On sent plus d’aisance et de maturité sur chaque grande séquence. Sur les effets spéciaux, on reste un peu sur notre faim. Certains CGI (Computer-Generated Imagery – effets spéciaux numériques) sont grossiers, alors que le budget était deux fois celui de la première saison. En plus d’orchestrer avec intelligence les codes cinématographiques du fantastique des 80’s, les frères Duffer ajoute ce qu’il faut des teen-movies de l’époque pour amener des moments tendres et humoristiques. On frissonne, on rit et on se surprend même à avoir la larme à l’œil.

En ce qui concerne l’écriture, on a plus d’approfondissement chez les personnages. Onze part en pleine quête identitaire, Jim retrouve sa fibre paternelle, Nancy veut rétablir la vérité autour de Barbara… A la différence de la première saison, ici le groupe est éclaté pour mieux se retrouver. Ils sont encore plus attachants, c’est simple, on ne veut plus les lâcher. On vibre avec tout le monde, tellement l’intrigue et ses articulations sont passionnantes et claires. Les rebondissements sont dosés avec intelligence, sans tomber dans la surenchère. L’acte final est magnifique, on assiste à l’une des plus belles séquences de la saison. L’émotion est à son comble, avec ce groupe qui est de nouveau soudé malgré qu’ils soient chacun de leur côté. C’est là qu’on voit que cette petite bande a grandi et que la troisième saison promet des enjeux encore plus fort.

La bande originale est excellente, tout colle à merveille avec les images, l’époque et le propos. On a du Cindy Lauper, The Police, Scorpions, Metallica ou encore Roy Orbinson, et que c’est bon ! Kyle Dixon et Michael Stein nous offrent des compositions électro entrainantes, le son des synthétiseurs est absolument génial ! Cette série ne laisse rien de côté, claque visuelle et sonore.

En résumé, Stranger Things (saison 2) est une grande et belle réussite ! Les frères Doffer maitrise totalement leur sujet, et confirme que leur série peut s’inscrire comme une vraie référence. On attend avec impatience maintenant, la troisième saison.

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