Star Wars, épisode II : L’Attaque des clones (2002)

Star Wars, Episode II : L’Attaque des clones est un film américain de science-fiction écrit et réalisé par George Lucas.

Sorti trois années après l’épisode I (La Menace Fantôme) jugé par la critique comme étant une déception historique, ce deuxième volet de la seconde trilogie Star Wars, sobrement intitulé « L’attaque des clones », est pourtant, selon moi, nettement plus chaotique que le précédent volet.

Le principal mérite de l’épisode précèdent était de réussir à rendre divertissant et agréable à voir les (très) nombreux morceaux de bravoure et ce, malgré le déluge infernal d’effets spéciaux. Le gros problème de « L’attaque des clones » est qu’il accentue justement ces même problèmes, au point même d’en détruire presque toute forme de narration. En atteste la fin du film, particulièrement raté, dans laquelle les clones du titre surgissent, tel le déluge, et dézinguent à tout va pendant près d’une grosse demi-heure, le tout sur fond d’images numériques et de synthèse d’une relative laideur quand on repense aux vraies maquettes et autres marionnettes qui servaient à rendre réalistes les soldats et autres créatures étranges qui faisaient tant le charme de la première trilogie.

Ajoutons cela des dialogues gnan-gnan au possible (les sempiternelles et ridicules paroles d’amour entre Padmé et Anakin, sorties tout droit du pire épisode des « Feux de l’amour ») et surtout un jeu d’acteur parfois à la limite du ridicule, dominé par le fade Hayden Christensen, fort peu charismatique dans le rôle du jeune Jedi tourmenté Anakin Skywalker, à tel point qu’on a du mal à s’imaginer que c’est bien ce pauvre garçon qui deviendra le terrible (et très charismatique, justement) Dark Vador. Au moment où le jeune Anakin exprime toute sa colère et son chagrin vis-à-vis de sa relation avec son maître Obi-Wan Kennobi et de la mort de sa mère, on a l’impression d’avoir affaire à un ado de 15 ans en pleine crise, à qui on vient de piquer sa collation de 10 heures. Quant à Padmé, qu’on nous avait présenté dans l’épisode I comme étant une femme d’action au fort tempérament, elle paraît ici bien insipide, comme une banale et naïve adolescente amoureuse.

Le niveau de l’interprétation est néanmoins sauvé (en partie) du naufrage total par le charisme du grand Christopher Lee, interprète du malveillant conte Dooku, grand méchant de cet épisode 2, ainsi que par le convainquant Ewan McGrégor, toujours aussi à l’aise dans le rôle sage et intègre d’Obi-Wan.

Ajoutons à cela une mauvaise utilisation de « fan-service » (les plans de la future étoile de la mort, l’apparition de Bobba Fett alors qu’il n’est encore qu’un petit garçon) et vous obtenez véritablement une bien belle déception historique.

Dès lors, que reste-t-il à sauver, me direz-vous ? Eh bien… Christopher Lee (encore et toujours lui) et un certain sens du rythme. George Lucas aurait-il dû passer la caméra à quelqu’un d’autre ? La réponse est oui, car il s’est toujours montré très efficace à côté comme le prouve les épisodes V et VI. Que ce soit sur celui-ci ou La Menace Fantôme, George Lucas semble manquer de recul par rapport à son écrit et sa réalisation. Je vous laisse poser vos suggestions de « yes man » en commentaires.

En résumé, Star Wars, Episode II : L’Attaque des clones déçoit terriblement ! On s’accroche à ce que l’on peu pour ne pas se satisfaire un minimum.

François B.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Lopez dit :

    Je trouve une partie de cette critique peu justifiée, surtout celle concernant le jeu d’acteur d’Hayden Christensen.

    Vous citez sa façon d’interpréter le personnage qui deviendra le célèbre Vador de piètre ou limitée, voir infantile, mais je pensais justement qu’il était intéressant – quand on sait que Anakin n’a que 19ans dans l’attaque des clones – de voir ce savant mélange entre son immaturité, la pression de devenir le meilleur jedi et son amour pour Padmé, conduire à un personnage torturé entre son enfance et l’âge adulte.

    La vitesse à laquelle Anakin semble devoir grandir et, paradoxalement, son attitude enfantine sont – à mon avis – très bien reflété dans ce jeune et tourmenté garcon interprété par le jeu d’Hayden Christensen.

    Mon avis 😉

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    1. Hayden Christensen est un acteur qui a besoin d’être dirigé, il n’apparait pas comme quelqu’un qui sait composer un rôle. Voila ce qui manque : Une direction et un acteur qui a le métier dans les veines.

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