Les charognards (1971)

Les Charognards est un western américain de Don Medford.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

C’est par le plus grand des hasards que je suis tombé sur ce western diffusé sur TCM Cinéma. Tout d’abord, j’étais intrigué du fait qu’il était interdit au moins de 16 ans et que Gene Hackman et Oliver Reed se partageaient l’affiche. Je me suis alors laissé tenter par ce long métrage dont je n’avais jamais entendu parlé…

Un petit mot sur l’histoire ?

Au Texas, le bandit Calder enlève la femme de Ruger, un notable de la région. Celui-ci lui donne la chasse, sa rage est d’autant plus forte que son épouse est tombée amoureuse de son ravisseur.

Les premières minutes ?

Dans un premier temps, on nous présente Brandt Ruger (Gene Hackman). Il apparait comme un homme qui n’aime qu’assouvir sa soif de pouvoir et de plaisir. La délicatesse, il ne connait pas, et ça le réalisateur nous le fait clairement comprendre lors d’une scène au lit avec sa femme. Cette dernière ne semble pas avoir une existence des plus faciles.

De l’autre côté, nous avons Franck Calder  (Oliver Reed) réputé comme le plus grands bandits de la région. Don Medford met en place un miroir intéressant, sans prendre de gant. L’intrigue est assez limpide, tout comme les intentions du réalisateur. Une atmosphère crépusculaire, qui s’additionne à la sauvagerie des hommes de l’ouest.

Le casting ?

Avant-tout, l’année 1971 symbolise pour Gene Hackman, l’année où il a reçu le premier Oscar de sa carrière pour le rôle de Jimmy ‘Popeye’ Doyle dans French Connection de William Friedkin. Pour ce western, il campe un personnage dont les traits de caractère sont communs à pas mal d’autres rôles de l’acteur. Gene Hackman est donc Brandt Ruger, un salopard en puissance qui peut se révélé être un véritable chien enragé. Son interprétation est solide, mais on est loin de ses plus grandes performances.

Face à lui, Oliver Reed s’impose efficacement en chef de meute. Son personnage et sa prestation contrastent plutôt bien avec ce que véhicule son partenaire. L’effet miroir du réalisateur est réussi.

Au milieu des deux hommes, Candice Bergen s’en sort convenablement, alors qu’elle tient un rôle qui est loin d’être facile à interpréter.

Et au final ça donne quoi ?

Les Charognards affichaient des éléments alléchants et un réel potentiel. Malheureusement, Don Medford tente de se rapprocher des grands classiques du genre, sans réussir à les atteindre. Sa mise en scène se veut aussi sauvage que son propos, mais reste assez académique dans sa globalité. En revanche, le bouillonnement et la complexité des sentiments sont bien retranscrits. On se dit que Sam Peckinpah ou Sergio Leone auraient été parfaits pour donner un peu plus de coffre à l’intrigue et aux personnages, à travers des plans épiques. Clairement, c’est ça qui manque à cette chasse à l’homme, car il faut bien l’avouer, le scénario est léger.

Une poursuite entre deux grosses brutes de l’ouest, au milieu d’eux une femme qui cherche sa place. Les péripéties sonnent le « déjà-vu ». Les thématiques qui sont abordées sont communes à bien d’autres westerns. On s’accroche à la relation particulière entre Calder et Candice.

La bande originale n’a rien à offrir de grandiose à nos oreilles. Il s’agit d’un autre gros manque au long métrage, le compositeur italien Riz Ortolani pond un score plat et oubliable.

En résumé, Les Charognards détient quelques qualités, mais ça reste assez classique dans l’ensemble. A voir une fois.

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