The Thing, la survie aux multiples visages selon John Carpenter

The Thing est un film de science-fiction horrifique, réalisé par John Carpenter.

Ce qu’il faut savoir sur cet incontournable de l’horreur :

– Au départ, The Thing devait être réalisé par Tobe Hooper, qui avait écrit un script en quatre semaines pour le film. Finalement, Les dirigeants d’Universal n’ont pas été convaincus, et ont proposé à John Carpenter de prendre le relai.

– En s’inspirant fortement de l’œuvre de John W. Campbell (Who Goes There?), Bill Lancaster (fils de Burt) a pris un an pour composer le scénario.

– John Carpenter considère The Thing comme son plus grand film.

– Avant d’avoir choisi Kurt Russell pour le rôle de MacReady, John Carpenter avait proposé le personnage à Nick Nolte et Jeff Bridges. Le cinéaste avait même songé à Clint Eastwood.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Avec Alien, le huitième passager, The Thing symbolise le cinéma qui m’a fait flipper quand j’étais gosse. Tellement j’avais la frousse, que je ne l’ai jamais vu en entier. Il était donc temps pour moi de le redécouvrir et surtout de le regarder jusqu’au bout. Que la séance commence !

Un petit mot sur l’histoire ?

Hiver 1982 au cœur de l’Antarctique. Une équipe de chercheurs composée de 12 hommes, découvre un corps enfoui sous la neige depuis plus de 100 000 ans. Décongelée, la créature retourne à la vie en prenant la forme de celui qu’elle veut ; dès lors, le soupçon s’installe entre les hommes de l’équipe. Où se cache la créature ? Qui habite-t-elle ? Un véritable combat s’engage.

Les premières minutes  ?

John Carpenter ouvre son long métrage de la meilleure des manières. Il instaure une communion entre le spectateur et les américains, qui assistent un curieux évènement. Un norvégien prend pour cible un  husky, et blesse un des américains. L’étranger n’a pas le temps de s’expliquer, qu’il est aussitôt abattu. Une scène qui nous plonge dans la même incompréhension que les protagonistes. Et évidemment, on veut avoir des réponses.

MacReady le pilote (Kurt Russell) et Cooper, le médecin du camp (Richard Dysart) se rendent sur la base norvégienne, qui baigne un carnage et le mystère. L’immersion est totale, puisque l’on ressent les mêmes choses que les protagonistes. A la fois de la peur, mais aussi de la curiosité. L’atmosphère qu’insuffle le réalisateur et son équipe, est absolument grandiose. La maitrise du maître est là ! Chaque détail a son importance et son message pour la suite des évènements.

Le casting ?

Dans la peau de MacReady, Kurt Russell est absolument excellent ! Il porte merveilleusement le film vers le haut, et son alchimie avec John Carpenter ne fait aucun doute. Chacun sait ce qu’il a faire et surtout chacun sait que veut l’autre, ce qui nous donne une scintillante réussite à l’écran.

A ses côtés, on retient Keith David (Cloud Atlas, Platoon), Richard A. Dysart (Pale Rider) et Donald Moffat (L’étoffe des héros), de par leur charisme et l’évolution de leurs personnages. Le reste de la distribution est tout aussi solide et convaincante.

Et au final ça donne quoi ?

The Thing est le parfait petit frère d’Alien ! Loin de moi de les comparer, car ce sont tous les deux des chefs d’oeuvre incontournable de la SF horrifique au cinéma. John Carpenter et son équipe nous offrent un huis clos d’une puissance rare, qui va marquer le genre, tout comme l’a fait Alien avant lui.

Comme il a été souligné ci-dessus, le maître de l’horreur laisse avant-tout parler les décors et les accessoires. Cela apporte du relief à l’intrigue et aux personnages. En un plan, il vous présente une situation ou un trait de caractère, d’où la fluidité du long métrage. Le spectateur est pris au piège, autant que MacReady et ses collègues. La suspicion nous envahit, la parano aussi. Le suspens est implacable, jusqu’à la dernière seconde du long métrage. Coup de chapeau à l’équipe technique, qui a fait un boulot de dingue. Visuellement, c’est aussi riche qu’original. Chaque engrenage est ancré, et en adéquation avec la vision de Carpenter. On assiste à des effets spéciaux époustouflants, et le réalisateur prend un malin plaisir à nous montrer l’horreur se développer. En tant que spectateur, on peut dire que l’effet est d’une redoutable efficacité.

Au niveau du scénario, la plume de Bill Lancaster respecte les grandes lignes de la nouvelle de John W. Campbell. Il adapte l’histoire à son temps avec une palette de personnages bien caractérisés. On sent bien l’après Vietnam chez les anciens, qui se sont reculés en Antarctique pour oublier… Ils sont sur la corde raide, ce qui donne encore plus d’épaisseur à la défaillance psychologique des protagonistes, et donc encore plus de suspens. La scène finale est absolument magnifique, une conclusion qui laisse le spectateur dans sa suspicion…

Lors de sa sortie en salles, il a été reproché au film d’avoir une mauvaise bande originale. Pourtant, Ennio Morricone propose un score totalement renversant. En plus, il est formidablement épaulé par John Carpenter et Alan Howarth. Cela nous donne un mélange qui souffle une angoisse permanente.

En résumé, The Thing est œuvre imperméable au temps qui passe. Bref, John Carpenter est au sommet de son art !

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Certainement mon film préféré de Carpenter ! Oppressant, stressant, c’est un vrai film d’ambiance qui suit en effet un schéma similaire à celui d’Alien. Et le fait que les effets spéciaux et les créatures soient faits de manière artisanales (où aujourd’hui elles seraient en CGI) leur confèrent un aspect encore plus repoussant et dégoûtant, et ça prend parfaitement.

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