The Thing (2011)

The Thing est un film de science-fiction horrifique canado-américain réalisé par Matthijs van Heijningen Jr.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– Il s’agit du prequel du long métrage éponyme de John Carpenter de 1982, où l’histoire se déroule quelques jours avant celle du précédent film.

– Matthijs van Heijningen Jr. fait ses premiers pas au cinéma entant que réalisateur avec ce film. Il vient du monde de la pub, où il était chargé de mettre en scène des spots pour la télévision.

– Le producteur Eric Newman voulait offrir un prologue au chef d’oeuvre de John Carpenter, estimant qu’un remake était inutile compte-tenu de l’intemporalité du film de 1982. Le scénario a été composé par Eric Heisserer (Premier Contact, Dans le noir).

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Après la séance de The Thing de John Carpenter, j’ai éprouvé la curiosité de découvrir son préquel. Je n’attends pas grand chose, je souhaite juste voir un long métrage qui respecte son ainé et qu’il ose un minimum de choses.

Un petit mot sur l’histoire ?

La paléontologue Kate Lloyd part en Antarctique rejoindre une équipe de scientifiques norvégiens qui a localisé un vaisseau extraterrestre emprisonné dans la glace. Elle y découvre un organisme qui semble s’être éteint au moment du crash, de multiples années auparavant. Mais une manipulation élémentaire libère accidentellement la créature de sa prison glacée. Capable de reproduire à la perfection tout organisme vivant, elle s’abat sur les membres de l’expédition, les décimant un à un. Kate s’allie au pilote américain Carter pour tenter de mettre fin au carnage. Aux confins d’un continent aussi fascinant qu’hostile, le prédateur protéiforme venu d’un autre monde tente de survivre et de prospérer aux dépens d’humains terrorisés qu’il infecte et pousse à s’entre-tuer.

Les premières minutes ?

Matthijs van Heijningen Jr et son équipe se sont fortement inspirés du premier film. Le contenu du cahier des charges est limpide, offrir un prologue en phase totale avec l’œuvre de John Carpenter. La scénographie se veut efficace, tout en concevant un brin artistique du premier film.

Les vingt premières minutes sont plaisantes, on est dans une continuité intéressante. Pourtant, j’ai peur que le scénario ne fonce trop tête baissé vers la facilité, menant au spectaculaire.

Le casting ?

Comme son prédécesseur, la distribution a de la gueule. Elle a également du charme avec en tête Mary Elizabeth Winstead (Fargo). L’actrice américaine se montre assez convaincante pour qu’on s’y accroche, même si la  structure de son personnage reste transparente.

A ses côtés, Joel Edgerton (Warrior) fait le minimum syndicale. Il est sous-utilisé, notamment à cause d’une écriture faite à la truelle. Il n’est pas le seul dans ce cas là. On est loin du côté viscérale émise par Bill Lancaster et John Carpenter sur le premier film.

Le reste de la distribution fonctionne sur son apparence physique, rien de plus. La conception des protagonistes reste faiblarde et le regard que porte Matthijs van Heijningen Jr sur eux, est assez quelconque.

Et au final ça donne quoi ?

Le producteur ne souhaitait pas faire un remake, pourtant, on a l’impression que c’est le cas quand on regarde ce film. Matthijs van Heijningen Jr et son équipe réchauffent au micro-ondes le travail de Carpenter. Il en ressort un film d’horreur efficace, mais un prologue assez décevant.

Sur la forme, le réalisateur néerlandais livre une pâle copie du premier film. Il n’impose pas sa propre identité, car on lui a demandé de faire le « yes man » dans toute sa splendeur. Il n’atteint jamais le niveau artistique de son modèle, notamment sur le développement de l’atmosphère du huis-clos, de sa suspicion et sa paranoïa. Comme je le craignais au démarrage, la mise en scène véhicule l’instantané et le spectaculaire. Pas de place pour le détail, ni pour un rythme abyssal et haletant. La psychologie des personnages et le suspens en pâtissent évidemment. Les effets spéciaux alternent le bon et le désastreux.

Pour ce qui est de la forme, c’est d’une fainéantise aberrante. Eric Heisserer ne propose rien de neuf, il pompe les grosses ficelles du genre. Il compose des personnages sans âme, de la chair à canon bête et disciplinée. L’intrigue n’a aucune originalité, c’est là que l’aspect remake nauséeux ressort. Il aurait été tellement plus pertinent de se centrer sur le vaisseau, et y développer plus de choses et ainsi enrichir le mythe.

Marco Beltrami signe un score équilibré, respectueux de la bande originale d’Ennio Morricone puisqu’il propose un véritable prolongement de son œuvre.

En résumé, The Thing est un mauvais remake maquillé en préquel. Trop peu d’originalité, trop peu de finesse, qui conduit à un manque cruel d’audace et d’identité cinématographique.

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