Affaires privées (1990)

Affaires privées est un thriller américain de Mike Figgis.

Ce qu’il faut savoir sur ce film :

– Mike Figgis a rencontré le succès grâce à ce film, ce qui lui a permis d’avoir du crédit et de réaliser d’autres longs métrages comme Leaving Las Vegas, Mr Jones ou encore Pour une nuit.

– Le scénario est l’œuvre de Henry Bean, qui s’est fait remarqué par la suite avec le film Danny Balint avec Ryan Gosling.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Deux acteurs que j’affectionne dans un thriller nerveux, que demander de plus ? Je m’attends à un film qui a de la gueule et du rythme, ni plus, ni moins. Ce type de divertissement a bercé ma jeunesse de cinéphile, et il est toujours bon de s’y replonger.

Un petit mot sur l’histoire ?

Raymond Avilla vient d’être promu à la « Division des affaires internes », la police des polices, de Los Angeles. Bureaucrate modèle, Avilla ne vit que pour son travail, ce qui a insensiblement éloigné sa ravissante épouse, Kathleen. Sa première enquête porte sur un ancien camarade, Van Strech, accusé de brutalité dans l’exercice de ses fonctions. Avec sa nouvelle coéquipière, Amy Wallace, Avilla s’efforce vainement de gagner la confiance de Van Strech, puis celle de son épouse. Poursuivant ses investigations, il découvre que le policer est tombé sous la coupe du sergent Dennis Peck, un brillant vétéran, dont l’influence au sein de police, et même de la pègre, semble très grande. Cependant Peck, qui bénéficie de l’appui de nombreux amis et d’une réputation exemplaire, semble inattaquable…

Les premières minutes ?

Le long métrage avec une scène d’intervention policière, qui tourne mal. Le sergent Dennis Peck s’illustre en modifiant la scène de crime. C’est classique, mais on nous montre un petit degré des magouilles du personnage. Il apparait comme un sacré manipulateur égoïste, qui a une influence néfaste sur son partenaire à la limite du burnout total.

C’est à ce moment là, que le bon petit confort du sergent se voit secoué par l’arrivée de Raymond Avilla chez l’inspection des services. Il s’installe une tension électrique, et l’on sent que les face to face entre Andy Garcia et Richard Gere vont être musclés.

Les vingt premières n’ont rien d’époustouflantes, mais elles restent efficaces et les personnages sont accrocheurs.

Le casting ?

Dans la peau du flic ripoux de la pire espèce, Richard Gere se montre particulièrement inspiré. Au fil des minutes, il prend de l’épaisseur et devient le rouage central du long métrage. Son esprit pervers et manipulateur apparait comme sans limite, l’acteur démontre qu’il est capable d’incarner un vrai salopard.

Face à lui, Andy Garcia tient admirablement la route. Son interprétation contraste comme il faut avec celle de son partenaire. Il inspire plus l’impulsivité et l’ordre, tandis que pour Dennis Peck (Richard Gere), c’est tout le contraire. Et ça que la confrontation est intéressante, deux caractères à la fois opposés, mais si proches par moment, donnent lieu à une partie d’échec intense.

En seconds couteaux, on retrouve un William Baldwin assez convaincant dans l’ensemble. Nancy Travis est sublime dans sa mélancolie de femme de flic. Laurie Metcaft remplit le job, dommage que son personnage soit tiré vers le stéréotype de la flic homosexuelle.

Et au final ça donne quoi ?

Avec Affaires Privées, Mike Figgis est loin de révolutionné le polar américain, mais il ne le déshonore pas non plus. Sous ses aspects classiques, le long métrage offre tout de même des choses intéressantes.

La mise en scène alterne entre le satisfaisant et le remarquable. Le réalisateur montre une certaine aisance dans le développement des personnages pour servir son intrigue. L’ambiance est correcte, mais il y avait matière à plus la travailler et ainsi rendre une scénographie plus singulière. Mike Figgis mise principalement sur ces acteurs et actrices, pour insuffler violence, un léger érotisme et un brin de réalisme. Des caractéristiques que l’on peut retrouver à travers d’autres longs métrages du réalisateur britannique.

Pour ce qui est du script, pas de grosse surprise. Les personnages et les enjeux principaux sont les seuls éléments clairs dans l’écriture d’Henry Bean. Tout ce qui est secondaire, est esquissé à la limite du brouillon. L’aspect manipulateur véhiculé par Dennis Peck reste finalement l’aspect le plus intéressant, puisqu’il colle à la caractérisation de Raymond Avilla.

La bande originale est oubliable, rien de bien transcendant. Là aussi, on surfe sur le conventionnel et c’est bien dommage. L’ambiance générale du long métrage aurait prendre un peu plus de relief avec un score mieux travaillé et moins éparpillé.

En résumé, Affaires Privées est un bon divertissement. Seul l’opposition Garcia/Gere vaut le coup d’oeil.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s