Blade (1998)

Blade est un film de super-héros américain réalisé par Stephen Norrington.

Ce qu’il faut savoir sur le film :

– Les studios Marvel songent à développer une adaptation cinématographique du comics Blade dès 1992. New Line Cinema détient les droits d’adaptation et décide d’engager David S. Goyer comme scénariste.

– Dans un premier temps, le rappeur LL Cool J souhaitait incarner le héros à l’écran. De leur côté, les dirigeants de New Line Cinema envisage Wesley Snipes, Denzel Washington et Laurence Fishburne pour le rôle de Blade. C’est finalement David S. Goyer qui appuie la candidature de Wesley Snipes, en soulignant qu’il est l’acteur parfait pour ce personnage.

– Jet Li a refusé le rôle de Deacon Frost. L’acteur chinois s’était déjà engagé sur L’Arme Fatale 4.

Pourquoi j’ai voulu (re)voir ce film ?

Mon premier film de 2018 est un film de super-héros pas comme les autres. Malgré ses défauts, Blade reste un film important dans le développement des adaptations comics au cinéma. Sans oublier, que Wesley Snipes tient le rôle de sa carrière.

Un petit mot sur l’histoire ?

Depuis des milliers d’années, les vampires vivent parmi nous. A leur tête, Deacon Frost, prêt à tout pour conquérir le monde. Rien ni personne ne soupçonne leur funeste dessein, excepté Blade. Guerrier, mi-homme mi-immortel, capable de vivre en plein jour et de les traquer en pleine nuit, il possède toute leurs forces et aucune de leurs faiblesses…

Les premières minutes ?

Le long métrage s’ouvre avec la naissance de Blade. En l’espace de deux minutes, le décor est planté et le ton est donné. Ensuite, on enchaine avec une séquence de discothèque vampire, ayant la particularité d’être munie de douches de sang et d’être dissimulée dans un abattoir. On est bien loin des film du MCU d’aujourd’hui, car Blade n’hésite pas à être violent et sanguinolent.

Chorégraphies de combat, effets spéciaux et électro constituent les scènes d’action, ce qui est typique du genre lors des années 90 (Mortal Kombat, Double Dragon…). Blade est présenté comme un héros de l’ombre, et un véritable tueur de vampires.

Le premier quart d’heure se conclut sur la contamination d’une femme médecin, un incident malheureux impliquant directement le héros. La base de l’intrigue est en place, on découvre le monde des vampires et celui de Blade.

Le casting ?

Comme il a été souligné ci-dessus, Wesley Snipes se montre impeccable dans le costume de Blade. L’acteur dégage une assurance folle, aussi bien sur les scènes de combats, que sur les moments plus posés et dramatiques. Il se montre inspiré par le personnage et son environnement.

N’Bushe Wright est convaincante en médecin contaminée. Pourtant, sa carrière s’arrête pratiquement à ce rôle. Sanaa Lathan est aussi sublime qu’ambigüe, dommage qu’on ne la voit pas un peu plus à l’écran.

Sous les traits de Deacon Frost, Stephen Dorff livre une interprétation assez glaçante et dérangeante pour en faire un adversaire de taille face à Blade.  Kris Kristofferson impose son charisme naturel pour interpréter le mentor et ami de Blade.

Et au final ça donne quoi ?

New Line Cinéma a bien compris les erreurs du passé concernant les films de super-héros (Batman & Robin, Spawn). Blade constitue une première marche vers une nouvelle ère pour le genre. Par la suite sortira des films tels que Spider-Man et X-Men.

Stephen Norrington et David S. Goyer proposent une adaptation sombre et violente du comics. La mise en scène véhicule une atmosphère froide et urbaine, tout dressant des plans iconiques du héros. Une empreinte qui a porté ses fruits, car Blade ne va pas sans Wesley Snipes, et vise-versa. La photographie s’accorde à merveille avec la qualité des décors et des costumes. Les effets spéciaux alternent le très bon et le passable, certains CGI ont pris un sacré coup de vieux. Le rythme s’accorde efficacement à l’intrigue et à la complexité qui émane de Blade.

Le scénario reste fidèle au comics, tout en apportant de modifications judicieuses, notamment sur la personnalité de Blade. Il est présenté comme un homme torturé par sa particularité, peu sociable, à l’humour tranchant et au passé éprouvant. David S. Goyer mise sur cette particularité pour faire tourner son intrigue. Dans l’ensemble, c’est assez classique, mais ça reste subtilement composé. Le côté politique méritait un peu plus de développement, à mon sens. Il faut savoir que le scénariste a vu pas mal d’idées non retenues, car elles étaient jugées dérangeantes.

La bande originale de Mark Isham se montre efficace, notamment sur les scènes de combats. Toutefois, il faut admettre que Blade aurait mérité un thème principal pour ancrer un peu plus son empreinte.

En résumé, Blade est un divertissement qui ne prend pas trop la poussière. Wesley Snipes est au top de sa forme !

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